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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:45

DES FOIS QUAND MÊME

1.
"Le ciel était plein de poissons" est un vers de Nathalie Quintane qui fait écho au vers "A Dunkerque pour le rigodon" qui est un vers de Nathalie Quintane tiré de "Mon Pouchkine n°X".

2.
"Et / Plus vivant aussi; c'est dire, hors boulot !"
(Olivier Domerg, "Une Campagne")

Quelle illusion !

3.
"demain j'irai dans le pré au Pendu et j'y tuerai un veau. Comme ça, plus personne n'aura faim, à commencer par le veau..."
(Mathusalem Niéju, "Sans titre").

4.
"Quel temps à mon exil, quel lieu prescrivez-vous ?"
(Racine, "Phèdre", IV,2, v.1140 [Hippolyte])

"Quel temps à mon exil" ferait bien, n'est-ce pas, dans un poème moderne.

5.
"C'est donc là qu'il faut mettre un temps entre la vie et la mort"
(Saint-Evremond)

Zont l'air de bavarder gentiment, nos moralistes français, et puis, tout d'un coup zou ! l'éclair ! la foudre, celle qui gouverne tout.

6.
Stendhal a-t-il jamais songé que son miroir le long d'un chemin, s'il n'est déformant, il est généralement assez brisé ?

7.
"Et jamais, quelque appui qu'on puisse avoir ailleurs,
On ne doit se brouiller avec ces grands brailleurs."
(Molière, "Le Misanthrope", II,3, v.547-48 [Célimène])

8.
Le monde est plein de ces grands brailleurs qui revendiquent sans cesse leur droit naturel à exister. Pouah !

9.
"Le Misanthrope", II,3: Alceste veut s'en aller. Célimène veut le retenir. Alceste persiste. Alors Célimène trépigne un "Je le veux, je le veux" que l'on suppose charmant, puéril, minaudant, agaçant. Ou feint. Ou ferme.

10.
"Cela se peut, madame; on ne voit pas les coeurs"
(Molière, "Le Misanthrope", III,5, v.1114 [Alceste])

Les verrait-on qu'on s'enfuirait en courant.

11.
"Under a juniper-tree the bones sang, scattered and shining
We are glad to be scattered, we did little good to each other"
(T.S. Eliot, "Ash-Wednesday", II)

12.
"Sous un génévrier les os chantaient, épars, brillants
Nous sommes contents d'être épars, nous ne nous faisions guère de bien
Les uns aux autres."
(T.S. Eliot traduit par Pierre Leyris)

13.
Le monde est plein d'osses, et de crocs, pour les ronger.

14.
Chaque jour visages ravagés... flammes Ô grand Phénix, ô multinational zoziau, ô très armé façon Apocalypse...

15.
J'ai tant de livres que je ne sais plus où j'ai mis mes yeux.

16.
Je note que c'est le libéralisme, et non le socialisme, qui a inventé Twitter et nous a permis d'expérimenter un nouveau cadre pour une littérature à contrainte.

17.
"Devant et derrière ça s'éclipse aussitôt, ça ne peut pas attendre un instant."
(Henri Michaux, "Mes Propriétés")

18.
Des fois, nous nous adressons à des visages, et ce sont leurs ombres qui nous répondent.

19.
Y en a pour qui les souvenirs, voyez, c'est rien qu'des poissons voraces.

20.
"A mon avis, il y a trop de falsifications dans l'air."
(Agatha Christie, "La Fête du potiron")

21.
"A mon avis, il y a trop de falsifications dans l'air" de sorte que les visages semblent des masques aux corps interchangeables.

22.
La nature bouillonne, avec nos os dedans.

23.
Y en a pour qui, voyez, ça labyrinthe dans leur âme, ça dédale, avec du monstre dedans.

24.
Jamais je ne jamais jamais je ne des fois quand même.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 juin 2014.

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