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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 16:31

EN LISANT JE SUIS DEBOUT
(amusettes sur des fragments de "Je suis debout", de Lucien Suel, La Table Ronde, février 2014)

1.
"nord" et puis "ciel d'acier". Quelque part ailleurs - pour moi une autre page - du "bleu adorable" : quel drôle de corps !

2.
"cercueil volant", ô coucou vampire !

3.
"B, bibelot aboli boum boum du big-bang"
(Lucien Suel, "Qu'on sonne")

Comme quoi, la consonne "b", elle joue bien d'la batterie !

4.
"Les cauchemars de la vache" ? - P'têt' bin les trains qui déraillent ? Ou une grève illimitée des cheminots ?

5.
"la farine des morts", celle qui file au moulin des vivants ?

6.
"La planète Terre est un trou perdu dans l'Univers."
(Lucien Suel, "Maximes du trou")

7.
"Trou perdu, la Terre dans l'Univers" - lequel est percé de trous divers (trous de vers, trous noirs, trous normands, trous du poinçonneur d'autres là,...).

8.
Entre le Grand Tout et le Grand Trou, il n'y a qu'un air de différence.

9.
C'est bien connu, la vérité sort du puits, ou de la bouche de Cassandre, d'un trou, quoi !

10.
Dans l'album "Le Lac de l'Homme-Mort", de Tillieux, j'apprends qu'un collectionneur de trous peut être un grand donneur de coups sur la tête des fâcheux.

11.
"L'ombre est toujours"; "Le regard est froid"; y a-t-il un "nouvel ailleurs" ? Bah ! L'ailleurs, c'est du nulle part qu'on rêve, et c'est pas plus "nouvel" qu'un journal d'hier.

12.
"Dans la maison hantée, chaque porte franchie"
(Lucien Suel, "La Maison hantée")

13.
A mon avis, dans une "maison hantée, chaque porte franchie", on s'enfonce dans la mirance de soi squelette, de soi outre, de soi là-bas, qui s'agite à son rythme d'outre-cadence.

14.
Le poème de Lucien Suel "La Maison
Hantée" est si beau que moi mort (est-ce possible ?),
Ses pages tourneront entre mes doigts sans chair,
Ses syllabes seront détachées par mes lèvres
Sans bouche, et vous, vous ferez une de ces têtes !
J'en ris déjà Ah de toutes mes dents sans dent

15.
"Les romans noirs sont pleins de trous."
(Lucien Suel, "Maximes du trou")

16.
"Les romans noirs sont pleins de trous."
Or, l'Univers est plein de trous.
Donc, l'Univers est un roman noir.

17.
L'amnésique vit-il au bord d'un grand trou, qui, se collant à ses pas, le suit comme s'il était son ombre ?

18.
Trou noir et trou de ver, ce serait-y pas d'la périphrase pour signifier les narines de Dieu ?

19.
Dans chaque maison hantée, y a un soi qui s'prémonitionne, qui se prévoit.

20.
"Le Nord existe depuis le commencement" écrivez-vous, cher Lucien Suel. Je ne suis pas d'accord: le Nord existe depuis qu'on l'a trouvé.

21.
Du reste, ce que l'on trouve peut se perdre, et tomber dans le grand trou noir des choses qui n'ont plus de nom et qui ne sont plus que des choses et qui ne sont plus et qui ne sont et qui ne et qui (ce qui, pour du néant, fait quand même beaucoup d'activité).

22.
"C'est le jardin qui me regarde" - Qui c'est qui a laissé Fantômas dehors ? Fantômas, c'est mon chien, un grand chien d'ombre, qui garde ma maison quand je ne suis pas là pour la hanter.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 6 juillet 2014

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Published by PATRICE HOUZEAU - dans NOTES SUR LUCIEN SUEL
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