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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 16:11

EN ME PASSANT PAR LA TÊTE

1.
Dans la nuit du Louvre, La Joconde pousse de longs soupirs. Personne ne l'entend. Tout dort, sauf Belphégor.

2.
Y a des fois on a du mal à l'avaler, sa couleuvre du jour. Faut bien pourtant; c'est la couleuvre qui fait le bifteck.

3.
Et puis il vit son univers basculer, cheval et cavalier agrippés par des mains invisibles.

4.
Je l'ai cousu dans mon chat. Depuis, il ne me parle plus. Il s'empoussière dans le longtemps.

5.
Il se mettait à rire comme on se met à table, avec appétit et bonne volonté.

6.
Des fois, on part en trombe, mais on revient quand même à pattes.

7.
On croit souvent qu'on sait à quoi s'en tenir, mais ça s'échappe, ça file, ça vous laisse que rien.

8.
Ce n'est pas avec des mirages que l'on prépare ses bottes.

9.
Je vis passer une lueur dans son regard; elle était ailée et pleine d'écailles.

10.
Se rappelle-t-on s'il y avait déjà quelque chose ? On le pressent et on le sait. Oui, il y avait déjà quelque chose. Quelque chose, mais quoi ?

11.
Parfois, rattrapé par ses moulins à vent, on sombre dans la manche des songes.

12.
"il crut entendre les syllabes de son nom courant sous les frondaisons du parc."
(Exbrayat, "Amour et sparadrap")

13.
Est-ce avec du pain de chimère que nous nourrissons nos illusions ?

14.
L'ironie, c'est que c'est l'illusion qui nous chasse du réel.

15.
Il posa un marteau à côté d'une assiette et attendit. Rien ne se passa. Marteau ne bougea et assiette ne se brisa. Il décida qu'il pouvait manger tranquille.

16.
Qui lâche melon et parapluie finit mouillé et puis pour dessert, ce sera fromage.

17.
"où les filles se trouvèrent entraînées ainsi que les meubles d'ailleurs."
(Exbrayat, "amour et sparadrap")

18.
"Souvent, pour s'amuser," ils ne s'amusaient pas, les contrariants.

19.
Des fois, quand vient son tour, il est désagréable, le réel, comme quelqu'un qui vous reproche d'être là.

20.
Sans doute que pour le réel, nous sommes des occupants, des envahisseurs, d'où sa résistance opiniâtre à ne pas se laisser commander.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 30 novembre 2014.

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