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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 10:36

MAISON DES FOUDRES
En lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677.

1.
La pensée, un rappel, que nous sommes encore parmi les êtres et les choses.

2.
Et si murmurer, c'était s'adresser au petit dieu de son épaule ?

3.
p.86. Mise en abyme : dans un « livre d'images, une gravure représentant le démon peignant des masques. » Du livre au masque, et derrière le masque, le démon au pinceau.

4.
« d'étranges choses qui s'adressaient à un chat. »
(Jean Ray, « Malpertuis », p.87)

Les chats, ces interlocuteurs privilégiés des contes fantastiques.

5.
« Malpertuis », p.100. Des fois que les « figurines » peintes se détachent des plats pour, « les bras levés en une rage folle » se mettre à « courir sur la nappe ».

6.
A-t-on déjà adapté « Malpertuis » en bande dessinée » ? J'en ai vu jadis une adaptation cinématographique, un drôle de film.

7.
« Malpertuis », p.105. Des fois que les corps se mettraient à se briser comme statues de pierre, que ça en ferait des éclats de roche partout.

8.
« Malpertuis », la maison des foudres.

9.
Arrive-t-il que les cieux laissent tomber leurs dieux ?
Ne chutent-ils pas alors dans quelque demeure ?
Mais non, on s'en saisit pour soigneusement les ranger dans des livres.

10.
La colère l'ayant quitté, il cessa d'être un dieu pour devenir un homme.

11.
Les dieux sont moins libres que nous ; ils ne peuvent cesser d'être.

12.
Que l'on considère l'inconscience que les dieux mettent dans leurs caprices, et l'on verra que l'humain est capable d'infinie sagesse.

13.
Les dieux sont bien trop turbulents pour rester toute la sainte journée dans nos jambes ; aussi les envoie-t-on jouer ailleurs.

14.
Un jour, le Diable tomba malade. Il se mit à cracher des dieux.

15.
Il est curieux que l'on ait prêté à la Pythie le privilège qu'un dieu parlât par sa bouche, alors que Socrate, en fin de compte, ne fut jamais qu'un humain que l'on a fini par ne plus tolérer.

16.
Sans doute n'est-il pas de dieu dans la raison, sans doute n'y a-t-il que de l'humain.

17.
De l'histoire de ces abbés érudits qui déclarèrent un jour avoir décelé quelque incroyable vérité, et qui le lendemain étaient devenus fous.

18.
Se pourrait-il que des dieux nichent dans certaines phrases ? Se pourrait-il que nos lectures les réveillent ?

19.
Se pourrait-il que les livres saints soient ces demeures où dorment les dieux, et que nos lectures réveillent leur toute puissance ?

20.
« Je sens que la raison est en dehors de moi. »
(Jean Ray, « Malpertuis », p.70)

Elle court, elle court, et furète.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 23 mars 2015.

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Published by PATRICE HOUZEAU - dans DEMEURES DE JEAN RAY
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