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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 14:17

FRITTATA D'AMUSETTES

1.
Qui sème le vent… tous les jours ça… qu'il y en a même qui font valser les sabliers… des fois ça tempête, ça, l'humain, ce machin entre les coups.

2.
Si elle est comme un rêve, gaffe quand même que la mâchoire du réel ne te croque-mâche trop vite.

3.
L'éclair de ses lèvres, et du coup la foudre de son sourire…

4.
Attaquer le dur… se coltiner le tangible... la fée morveuse de la réalité…

5.
« bilanguisme » : j'aime pas. Pourquoi ne pas garder « bilinguisme » ? jargon scolaire, pédagocrate, cuistrerie.

6.
Quand on a un premier ministre qui situe l'île de La Réunion dans le Pacifique, on ne s'étonne plus que son gouvernement veuille réformer le collège, histoire d'être au niveau, je suppose…

7.
Des fois dans ma caboche, j'aligne tant de points d'interrogation qu'on dirait qu'un conclave y conciliabule.

8.
« Un point d'interrogation aussi gros qu'une crosse épiscopale occupe mon caberluche. »
(Frédéric Dard/San-Antonio, « Ne soldez pas grand-mère, elle brosse encore », Fleuve Noir n°170, 1997, p.62)

9.
Lors Ubu, très éducatif, proclama : Délatinisons ! Deshellénisons ! Dégermanisons ! et surtout crétinisons ! Crétinisons, infantilisons !

10.
« L'ho beccata in discoteca con lo sguardo da serpente » chante Pino D'Angio in « Ma Quale Idea », m'amuse, ce regard de serpent de discothèque.

11.
Le narrateur dragueur de « Ma Quale Idea » chanté par Pino D'Angio, c'est un relou, pas assuré de parler comme il faut :

« per i fianchi l'ho bloccata
e ne ho fatto marmellata!!!
Oh yeah
si dice così no?
E poi ? E poi ? »

« Par les flancs je l’ai bloquée
Et j’en ai fait de la confiture !!!
Oh yeah
On dit comme cela non ?
Et puis ? Et puis ? »

12.
Entre « Ma Quale Idea » de Pino D'Angio et « Chacun fait c'qu'il lui plaît » de Chagrin d'Amour, comme une parenté dans les chœurs, dans le côté looser relou du narrateur, pis la musique de danse aussi.

13.
Marmelade : ce qu'on donna au marmot à l'âme malade.

14.
« macabres dames du macadam »
(Michel Leiris, « Langage Tangage »)

Macabres dames du macadam, polypéripéties et spectrales expectatives, oh l'aventure, Arthur !

15.
Cerveau : pensées broutantes.

16.
L’œil fermé en parcourt, des chemins sous la paupière, des visages, des fenêtres et du lierre, puis il s'endort dans un tableau de Delvaux.

17.
« Le chemin derrière la fenêtre
où la main saisit
puis lâche une pierre

l’œil fermé
le parcourt »
(Dominique Labarrière, « Station avant l'oubli, V »)

18.
Le réel vous avale, vous régurgite, vous ravale et re et re ; le réel, c't'un ruminant.

19.
Allez ! encore une louche du relou dragueur du « Ma Quale Idea » de Pino D'Angio :

« L'ho acchiappata
l'ho frullata e ne ho fatto una frittata!!!
Oh yeah
si dice così no?
E poi ? E poi ? »

« Je l’ai attrapée
Je l’ai remuée et j’en ai fait une omelette !!!
Oh yeah
On dit comme cela non ?
Et puis ? Et puis ? »

20.
CHANSON DU GARS QUI MANGERAIT BIEN DU BOUDIN AVEC SES FRITES

Sous le soleil lascif
Ou sous la pluie grise,
J'raffole des frites,
Des frites, des frites…

Ainsi chantait l'homme-sandwich
Américain qu'il était
Et pourtant en français
Qu'il chantait l'homme-sandwich

Comme si moi je chantais
Que dans le vert des prés
Ou la froidure dans l'air
J'raffolais des hamburgers

Ce qui ne se peut point
Vu qu'américain je ne suis point
Et qu'des hamburgers
Je n'en mange guère

Vous mettrez sur cette bête chanson
Du basson du violon de l'accordéon
Du vin rouge et des flonflons
Et surtout du cornichon

Qu'ça va si bien avec le jambon
Ou les rondelles de saucisson
Et pis les frites
Les frites, les frites...

Mais avec les frites ma pomme
Ce dont elle raffole c'est du boudin
Avec de la compote de pommes
Tagada tsoin tsoin.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 22 juin 2015

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