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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 16:17

DENOUER L'EMBRASSE

 

1.

Dans la fraîcheur de l'oreiller

Je pose ma tête

La nuit et moi ne dormons pas.

 

2.

Le cafard, on peut lui passer des chansons des Beatles, lui lire « Le Scarabée d'or », on a beau vouloir le promouvoir, noir i reste, cafard.

 

3.

Le réel est plein de passantes perdues. Des fois vaut mieux pas les revoir. Ce sont éclairs qui portent au loin.

 

4.

Ce sont toujours d'autres filles qui te séduisent. Tu ne sais pas où sont tes yeux.

 

5.

Des fois L'Etoile du Nord ne me cause ni chtimi ni rouchi, mais reste muette en jetant sur moi de grands coups d’œil rouge.

 

6.

Un cerveau flottant dans la rue ; des gens courent après, avec de grands filets à conscience et des trous dans le réel où des fois, bin, i tombent.

 

7.

Parfois, on n'en croit pas ses oreilles, lesquelles ne vous disent pas tout.

 

8.

Un cerveau, on peut pas y fourrer tout le réel ; ça finit toujours par se répandre, par s'affoler, par se casser et tomber sur le parquet.

 

9.

Parfois on est si distant comme si on préférait rester dans son lointain, sphinx aux énigmes usées.

 

10.

En français on peut chercher la lumière, son chien, la solution, son parapluie, son nom, chercher ce qui de toute façon sera perdu.

 

11.

Il portait son visage comme un complément circonstanciel. Pas vraiment indispensable, mais très utile.

 

12.

« Rentrons au château. » Ah comme j'aurais aimé dire cela un jour, avec ma demoiselle dans sa limousine.

 

13.

Doutant soudainement de son existence, « Je sais parfaitement que tu mens » me dit Zut dans le miroir.

 

14.

Je n'aime pas les « schémas narratifs » ; on dirait des plans de carrière.

 

15.

Quand on n'est pas seul avec les mots, ça ne manque jamais, on se met à bavarder, et même, tiens, à se rendre utile.

 

16.

En somme, nous ne sommes que Mais ni avant ni après nous y sommes ponctuellement, et même que ça ne fait pas un pli.

 

17.

Parfois, j'aimerais que tu sois là, mais tu es là, et il faut bien que je fasse avec.

 

18.

Ma petite Zut est dans la lune et son ombre s'allonge s'allonge s'allonge jusque dans ma tête dit-il lunatique.

 

19.

Je dénouai l'embrasse

Moi mon cœur

Je dénouai l'embrasse

Moi je pars.

 

20.

Je n'ai pas de meilleur ami que moi-même. Et il me le fait bien sentir, le salaud.

 

21.

Je posai ma tête sur l'oreiller et je sortis.

 

Patrice Houzeau

Hondeghem, le 26 septembre 2015.

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