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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 22:07

EN LISANT DES TEXTES D'ALAIN SOUCHON

 

« Abderhamane, Martin, David

Et si le ciel était vide »

(Alain Souchon, « Et si en plus y'a personne »)

 

1.

Parfois, dans ma chambre près d'la mer, j'rêve un baiser sur la plage, ça fait toujours plaisir, salé sablé marin, marrant, poil aux dents.

 

2.

Puisque tout n'est que fumée, autant l'fumer, ce calumet de la paix.

 

3.

Et puis dans une autre vie, tomber par terre, cause une fille, l'alcool, un coup de poker, un coup de revolver, un saxophone, Charlie Parker.

 

4.

J'aime bien l'expression « ultramoderne solitude », titre d'une chanson d'Alain Souchon, a nous remet les yeux dans la face des grands alignements aux vitres verticales.

 

5.

Des fois, ça m'pique dans mon œil, c'est Zut, encore Zut qui joue avec ses épingles, ses poupées.

 

6.

L'allitération « b » dans « Bébé boit d'la la bière en boîte » (vers d'Alain Souchon) tandis que bourré, pépé punk pisse sur une pierre tombale (ah le !)

 

7.

J'aime bien aussi les amoureuses blondes, brunes, rousses, qui arpentent le monde et nos songes sur leurs jambes longues comme des mensonges.

 

8.

Dans une chanson de Souchon, « des grandes filles bleu marine », mais sans leurs tatouages, espère !

 

9.

De Souchon j'aime bien l'expression « sans opinion chanteur » cause j'préfère ça aux outrecuidances des asseneurs de pensées précuites.

 

10.

De Souchon aussi, cette croix du « Dites Go à Santiago / A Santiago je go » - pas moi en tout cas, bande de veaux.

 

11.

De Souchon ce vers :

« Je regarde ses jambes avec mes yeux »

Bah ! Du moment qu'il ne la touche pas avec ses mains, ses doigts et, comkidil'autre la « tribu entière de ses aïeux ».

 

12.

Dans un vers de Souchon, crieries, cracheries, couineries, gueuleries quand même qu'on s'ennuie.

 

13.

De 1933, « Moi… je m'ennuie », très belle mélancolie à trompette grinçante interprétée par la si belle Marlene Dietrich.

 

14.

Dans une chanson de Souchon, ce « Docteur des songes » : cézigue, du moment que vous avez une porte, il vous trouvera bien une clé.

 

15.

De Souchon, ce vers aux « p'tits revolvers en dentelle » pour demoiselles en mousseline de jadis avec de longues mains qui sortent de l'ombre.

 

16.

J'ai d'la sympathie pour les « regretteurs d'hier » de Souchon, ceux qui, pleins de souvenirs, hantent les théâtres vides.

 

17.

Un soir, faut bien dire adieu au jazz et à la nuit, et laisser leur trompette aux morts et la nuit aux amants.

 

18.

Dans les chansons d'Alain Souchon, je ne trouve pas ma paresse, et pas de quoi « faire rire la mère de Jim Morrison ».

 

19.

Des fois, du vin blanc, pour mon cœur tout rouge, qui court dans la rue grise.

 

20.

Une chanson de Souchon, et puis le temps qui passe, une « ficelle se casse », du temps à nouer, dénouer, renouer.

 

21.

Vivre, de nos pantins renouer les ficelles qui s'cassent tout l'temps, éviter qu'elles se défilent, nos ombres.

 

22.

D'Alain Souchon ce joli vers : « L'infirmière est un ange et ses yeux sont verts » : c'est-y pas que des fois les anges travailleraient chez nous autres.

 

Patrice Houzeau

Hondeghem, le 19 octobre 2015.

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Published by PATRICE HOUZEAU - dans LA GRANDE CHANSON
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