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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 21:41

QUAND TON VISAGE

 

Quand ton visage dans ma mémoire apparaît

Il me semble que je suis hanté

Tu te promènes dans ma caboche

Comme dans ta chambre

Tu vas viens remues tu chuchotes

Et tu te cambres.

 

Quand ton visage dans ma mémoire apparaît

Il me semble que je suis hanté

Tu te dissipes et tu palpites

Comme dans ton lit

Tu vas viens tu te déshabilles

Et tu souris.

 

Quand ton visage dans ma mémoire apparaît

Il me semble que je suis hanté

Soudain un train d'enfer t'emporte

Comme sans crier gare

T'es plus là j'entends une por-

tière qui claque un moteur qui démarre.

 

Patrice Houzeau

Hondeghem, le 25 octobre 2015.

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Moi 27/10/2015 00:09

00 – La femme.

Je vais vous conter une drôle d'histoire.
Drôle et triste à la fois.
Histoire dont la conséquence et les incidences ne dépendront pas de vous. Du moins indirectement...
Et encore moins de moi...
La fin est déjà écrite, tracée et pendue. Passez les pages et prenez la dernière, lisez là, vous verrez, elle sera morte. Pendue. Une corde et du papier comme le sirote une chanson des Hurlements de Léo. La musique, un lien important dans cette histoire vous verrez. Important.

En cela, je ne suis rien. Je n'ai pas de musique en moi. Pas de sol, ni de la, encore moins de mi ou de fa. On m'a fait la clé de ré un soir d'été et depuis je vis en automne.
Les truites de Schubert en paraphe à ma vie...
Pas même l'ombre d'un message en moi. Rien je vous dis. Rien.
Et du rien au tous, il n'y a qu'un pas. Au leste un entrechat.
Rien. Rien et rien.
Cessez de me lire, cela est insupportable pour mes yeux.
Oubliez moi car je n'en suis plus ; je n'en puis plus.
Voyez mon corps, il n'est pas. Il n'est qu'abstraction sans attraction.
Et mes larmes qui claquent sur le papier n'existent pas non plus.
Vous n'entendez rien. Elles ne sont qu'une forme de vent.
Au mieux une lueur, celle de l'écran de votre ordinateur. Et encore ce dernier ne peut pas vous en renvoyer les senteurs. La salinité. C'est comme pour essayer d'absorber une tache de vin que j'écris en corolle ces mots pour ancrer dans votre mémoire son histoire.
Celle d'une Vierge moderne, une femme qui a voulu vivre au bout du bout sa vie sans la mentir.

Une table en bois est là, devant moi. Je peux la toucher, elle existe. Tendez les bras, vous ne sentez rien. Quelques chaises ; aussi en bois, avec pour les soutenir des pieds en ferraille ; des petits coussins très fins roses et violets sont là aussi. Mes fesses sont posées sur l'un d'eux. Et les votre, sur quoi sont-ils étalés ? Vous voyez, vous n'êtes pas là, avec moi dans cette histoire qui pourtant est plus que réelle.

Je suis assis dehors et par la porte ouverte de la véranda je vois.
Je la vois.
Elle est là.
Rayonnante.
Elle vaque.
Je me concentre et elle rigole avec sa petite fille qui lui tire le bas du pantalon.
- « Louise, arrête. »
Je tire une volute sur mon clope. La bière coule en moi et la Marie-Jeanne fait son effet.
Elle fumait beaucoup. Je lui ai pris ce trait. Depuis elle je fume et je m'en revendique. Par la fumée je lui permet de ne pas rester simples cendres.
J'étire les bras pour la toucher en vain.
Elle a en main un plateau et elle le pose sur la table, à quelques mètres de moi.
Elle ne me voit pas.
Elle porte sa main sur ses cheveux et elle les caresse doucement.
Belle.
Elle est belle.

Il commence à pleuvoir et je m'absorbe dans la pluie.
En un sens le ciel se joint à moi.
Ces larmes noient les miennes.
Un oiseau vient de passer à côté de moi. C'est elle, j'en suis sure..
Vive et preste.

Et mon regard se replonge sur les fleurs qui trônent à mes pieds. Quatre compositions ; toutes blanches en majorité avec quelques roses de la même couleur que leur nom.

Jamioulx n'est pas triste. Il s'est arrêté.

Pour le coup, si ma douleur est là, elle ne croit pas.
Je m'apaise.
Je tourne le dos comme un tournesol au lieu ou elle s'est pendue. La garce.
Oui je vous l'avais dit, l'histoire est déjà écrite. Elle sera morte avant la fin du livre. Là n'est pas l'intérêt de lire mes mots. Puis bon, je casse tous, j'vous le dis, pas de voyeurisme malsain non plus. Non de non, rien de cela. On va juste aller dans l'insociable, l'indicible, les zones ou l'être et l'homme peut se reconnaître. Des trucs ou l'on souffre pour l'autre, ou l'on à mal à l'autre simplement.
Et elle, elle a eu mal pour nous. Sans mentir. Rien que cela. C'est un voyage à faire le mal à l'autre, vous ne pensez pas ? Voyons.

Et je l'a vois devant moi, vivante, dans son pyjama bleuté, son gilet gris sur le dos, sa petite Louise lui courant dans les jambes.
- « Maman ».

Elle n'a jamais entendu quelqu'un lui dire ce mot.

Maman.

Et sur le fond de la pièce une plante rampante se maintiens comme elle le peut sur le rebord de la fenêtre. Encore des fleurs blanches.
Ah oui, je ne vous l'ai pas dis. Son père n'est plus lui aussi.
Il est mort à 1200 kms d'elle d'un cancer à 5 ou 6 ans de cela. La mémoire en moi se perd.
Et elle, elle est morte à 800 kilomètre de moi, comme cela. En un claquement de doigts.

Mais commençons par le commencement.
Il faut structurer le récit monsieur Brulant, vous ne pouvez vous jouer du lecteur ainsi.
Commençons.

Cinq protagonistes principaux.
Moi, Elle, Michael, Nathalie et Thibaut.
Quelques autres secondaires mais toujours importants.
David, Angélique, Blondie, la liste est longue.
Je vous préviens que ce qui sera écris ici n'est pas une fiction.
Et oui il vous faut aussi un dé.
Un dé à six faces.
Pour le jeter par moment et lire ou non certains éléments du récit. Y'a un jeu entre vous en moi.
Si je m'ouvre les veines comme cela, si mon sang est noir sur du papier blanc, tu tu tu tu tu tu, vous en serez, à coup de dés.
Le jeu en vaut l'enjeu. Non ?

Alors, vous êtes partis avec moi pour une belle histoire triste et drôle à la fois ?
On signe un pacte.
Un pack de bière lecteur ?
Et e pense à Kasha que je n'ai jamais vu, je vous parlerai aussi d'elle.
Alors de votre main et de votre œil ; un seul ; estimez ce à quoi vous vous exposez.
Vous le savez ; elle mourra pendu.
Triste fin.
Pas de suspens.
La question est, pourrez vous empêcher cela ?

Vous le savez ; vous en voulez donc voraces comme vous êtes.

Bien ; je vous emboîte le pas et vous guide.
La pluie a cessé ; le soleil brille et un oiseau chante.
Il chante pour moi..
Cela va commencer doucement ; on se rencontre.
Non, revenons plus en arrière ; on s'écrit.
Fermez les yeux, vous y êtes.

PATRICE HOUZEAU 27/10/2015 09:46

Ah j'aime beaucoup ! Je vais afficher !

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