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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 22:49

DONG DONGUELONG DIT-ELLE

1.
« Pendant la guerre, un homme se résigne à manger son chien, regarde les os qu'il laisse, et dit :
— Pauvre Médor ! Comme il se serait régalé ! »
(Jules Renard, « Journal 1887-1910 », 1908, 12 février)

2.
Dong donguelong dong cling
Lors d'une guerre Un pauv'
hère
Dong donguelong dong,
cl
ang Tenaillé par la faim
De manger son chien il fut
contraint
Dong donguelong,
dong, cling
Il n'en laissa
que les osses tant sa faim
fut féroce Dong donguelong
dong, cl
ang Songeur il dit
alors :Pauv' Médor ! Comme
il se serait régalé !
Dong
donguelong dong cling
Pour
Vous faire rire Ce bref et

drolatique cauchemar Je le
tire du Journal d
'qui donc
donquelong donc clong j'le
tire du Journal du Journal
du Journal de
Jules Renard
Dong donguelong dong cling
Dong donguelong
& puis zut

3.
A mon avis, le présent n'a
aucun avenir ; le présent, vous savez quoi, c'est déjà du passé.

4.
& qui qu'c'était cette jeune fille
qui l'agite son illusion comme une
ombre de caverne un
fantoche hante
-la-caboche une perdue d'vue à vie

5.
Zut pensive, au bout d'un moment : « Les poètes, c'est
rien qu'des pervers, des amoureux d'leur langue, des fétichistes, quoi... »

6.
La musique pure n'est pas porteuse de sens ; c'est du temps plutôt, du temps, oui, du temps, qu'elle porte, la musique.

7.
« 
Ah ! l'enfance, l'herbe, la pluie, le lac sur les pierres, le clair de lune quand le clocher sonnait douze… le diable est au clocher, à cette heure. »
(Rimbaud, « Nuit de l'enfer »)

Deux temporalités pour la musique : le temps exact et mesuré de
l’exécution - le temps t
angible -, et l'autre temps, revenant, survenant,
surprenant comme
diable au clocher.

8.
Le mystère se tient à la frontière entre l'
existant et l'être. C'est ce qui peut faire son charme, ou nous flanquer l'malaise.

9.
Rêve : elle, devant une célèbre toile de Magritte : « Évidemment que ceci n'est pas une pipe, c'est une peintoire, on dit ça non ? »

10.
« Que les moutons suivent leur route,
De Carcassonne à Tombouctou…
- Moi, ma route me suit. Sans doute
Elle me suivra n'importe où. »
(Tristan Corbière, « Paria »)

« Moi, ma route me suit. Sans doute
Elle me suivra n'importe où
et même
qu'il y en a sur leur route qui les
suit il y a comme une ombre oui une
ombre
qui les suitsur la route.

11.
"Oublié dans l'espace et perdu dans le nombre"
(Victor Hugo, «
 Les Feuilles d'automne »)

"Oublié dans l'espace et perdu dans le nombre"
C
e vers de Victor Hugo il pourrait commencer une fantaisie genre destin d'un paumé du cosmos non?

Paumé au cosmos et zigzaguant entre
les scintillantes
notre héros genre
solitaire ses aventures sidérales i
les poursuit & faut vu qu'il y est.

"Oublié dans l'espace et perdu dans le nombre"
Sinon ce vers
de Hugo me rappelle les devoirs
surveillés de mathématiques
mon peu d'talent.

12.
"Toujours prête au combat, la sombre Pampelune
Avant de s'endormir aux rayons de la lune,
Ferme sa ceinture de tours."
(Victor Hugo,
Grenade, « Les Orientales »)

Muraille meurtrières invisibles de ses
yeux ombres & des paroles qu'on entend
qu'en songe des mots de passe-muraille

13.
« pas assez pesante, elle s'envole et flotte loin au-dessus »
(Rimbaud, « Mauvais sang »)

« pas assez pesante, elle s'envole
et flotte loin au-dessus »
son âme
si peu forte friable
& pis miettes
se disperse s'perd dans les sables

14.
"La lune était sereine et jouait sur les flots."
(Victor Hugo,
Clair de lune, « Les Orientales »)

Joueuse la lune des fois
A quoi joue-t-elle ainsi
sur les flots en fait je
sais pas
et j'm'en fiche
j'crierais bien A poil !
À poil la lune ! Non pas
conv'n non franchement ?

15.
"De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare."
(Victor Hugo,
Clair de lune, « Les Orientales »)

Dong, donguelong, dong, cling, donguelong, dong, dong, clang
Oui bin hein, on a les alexandrins qu'on peut !

Patrice Houzeau
Hondeghem, le
23 janvier 2016.

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