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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 01:12

LA REVOLUTION ? UN MENSONGE QUI A REUSSI

 

1.

L'événement finit toujours par se passer de l'humain. Il devient alors fatalité.

 

2.

« Ce que le public veut, c'est être surpris par ce qu'il attend. »

(attribué à Frank Capra par Franck Dubosc sur France Inter)

 

« Le public aime à être surpris mais seulement par ce qu'il attend. »

(attribué à Tristan Bernard)

 

On trouve aussi  et toujours attribué à Tristan Bernard:

« Au théâtre les gens veulent être surpris, mais avec ce qu'ils attendent. »

 

3.

« Tout est vain, - et, là-haut, voyez, la Lune rêve

Aussi froide qu'aux temps où l'Homme n'était pas. »

(Jules Laforgue, « Soir de carnaval »)

 

Dans « Soir de carnaval », le narrateur oppose le « chahut » d'la ville carnavaleuse et la froideur de la Lune avec une majuscule à la miss.

 

4.

« Et nous irons ainsi, jusqu'à ce qu'à son tour

La terre crève aux cieux, sans laisser nulle trace. »

(Jules Laforgue, « Soir de carnaval »)

 

Le narrateur i sait bien comme nous tous qu'un beau jour la terre fera plopssss dans le cosmos, ballon qui s'dégonfle.

 

Ou alors la terre elle sera toute chauve et de lointains observateurs se demanderont s'il y a eu d'la vie sur c'machin là.

 

5.

« Où réveiller l'écho de tous ces cris, ces pleurs,

Ces fanfares d'orgueil que l'Histoire nous nomme »

(Jules Laforgue, « Soir de carnaval »)

 

Le narrateur demande « où réveiller l'écho » à tout ça d'l'Histoire la grande orgueilleuse massacrante l'héroïque à tête chercheuse.

 

Les échos d'l'Histoire, franchement, ça nous rappelle juste qu'il y a eu bien des imbéciles et des salauds pour nous gouverner.

 

6.

« Devant les siècles d'or pour jamais endormis

Dans le néant sans cœur dont nul dieu ne délivre ! »

(Jules Laforgue, « Soir de carnaval »)

 

Le narrateur i dit aussi que les « siècles d'or » sont au « néant » qu'c'est pas si sûr rapport aux univers parallélo-temporels et tout ça.

 

7.

« Et voici que j'entends, dans la paix de la nuit,

Un pas sonore, un chant mélancolique et bête »

(Jules Laforgue, « Soir de carnaval »)

 

Le narrateur il est chez lui et c'est la nuit ; il entend chanter des bêtises dans la rue, du coup i dort pas, donc du coup il écrit.

 

Des fois, la nuit, y a – tonc toc ! - « un pas sonore », et d'la mélancolique rengaine. C'est Zut qui rappelle sa marionnette.

 

8.

« Vanité, vanité, tout n'est que vanité ! »

- Puis je songeais : où sont les cendres du Psalmiste ? »

(Jules Laforgue, « Soir de carnaval »)

 

Enfin le narrateur s'demande « où sont les cendres du Psalmiste ? » que pour s'demander ça faut pas avoir l'moral à manger des moules frites.

 

Le Psalmiste, ici, c'est l'Ecclésiaste de l'Ancien Testament, que c'est lui qui a écrit que tout est vanité même qu'il y a du vent.

 

9.

Entendu Denis Tillinac sur France Info dire que la fin de l'Histoire est « un mythe de la Gauche ». Certes.

 

Sur France Info, Denis Tillinac il dit comme ça que pour la Gauche, et c'est pas bien, l'enfant est autant à l’État qu'à sa famille.

 

Tandis que pour la Droite, l'enfant est d'abord à sa famille. Et ça j'approuve.

 

Tillinac rappelle que la tradition de la Droite française se divise en deux courants : le bonapartisme (il donne en exemple de Gaulle et Malraux) et l'orléanisme (Monnet et Schuman).

Le bonapartisme de de Gaulle se manifeste par son mépris des partis, son souverainisme, qui s'oppose évidemment au goût des appareils et au fédéralisme des fondateurs de l'Europe.

 

10.

L'administration est une machine à gérer l'entropie, tout en y œuvrant, comme le prouve sa tendance à tout compliquer.

 

11.

On a cru longtemps que l'accès de tous au savoir engendrerait de salutaires révolutions. Maintenant, grâce à Internet, et à la massification de l'enseignement supérieur, l'accès au savoir n'a jamais été aussi facile et vous savez quoi, ils s'en moquent, les gens ; ils veulent être tranquilles les gens, peinards. D'où j'hypothèse qu'une révolution est d'abord un mensonge qui a réussi.

 

12.

Je me méfie d'un gouvernement qui prône la bienveillance ; c'est là une manière d'endormir et de loger tout son monde dans une même auberge à laquelle mon mauvais esprit attribue évidemment l'épithète « rouge ».

 

13.

Bien sûr que nous avons besoin de plus de Renseignement ! Au cas où vous l'ignorez, les cellules dormantes, ça existe !

 

Quand Christian Estrosi a parlé de 5ème colonne djihadiste, il s'est fait huer. Qui oserait dire maintenant qu'il avait tort ?

 

14.

« Je lis beaucoup pour mes propres livres. »

(Michel Butor interviewé par Jacques Chancel)

 

Ah c'est donc pour ça que j'en écrirai pas beaucoup, des propres livres, me dis-je songeur d'une main et unijambiste de l'autre.

 

Note : Je sais, c'est n'importe quoi, mais que voulez-vous, je m'amuse d'un rien.

 

15.

Entendu sur France Culture que l'opinion du « on n'utilise que 10 % des capacités de son cerveau » plaisait jadis beaucoup aux gens de gauche qui y voyaient la preuve qu'absolument tous les élèves étaient potentiellement aptes à maîtriser les raisonnements les plus abstraits. On sait maintenant que cette idée du seulement 10 % n'est absolument pas prouvée, mais personne n'ose dire qu'il existe sans doute une part non négligeable de la population dont l'intelligence est avant tout pratique, et l'on continue, sans sourciller, et avec la complicité de bien des hiérarchies, dont je me demande souvent si elles sont vraiment si stupides (à moins, comme je tends à le penser, que sous leur fameuse « bienveillance pédagogiste se cache avant tout un simple désir de reconnaissance, la nécessité de défendre son bifteck voire un carriérisme parfois assez peu ragoûtant), on continue, dis-je, de vouloir faire rentrer raisonnements, syllogismes et littératures dans des têtes plus aptes à réparer des plomberies, à fabriquer des pièces de chaudronnerie, à s'occuper de personnes âgées, à coiffer leurs contemporains (tous métiers qui demandent beaucoup de pratique et d'expérience de terrain) qu'à s'interroger sur la révolution quantique, l'essence du libéralisme ou la dimension synchronique des fantômes.

 

Avec ça, je vais encore me faire mal voir comme un déloyal, un imbu, un pas beau, bah, voyez-vous, je m'en fous.

 

16.

Hier, dans mon demi-sommeil, mon chien se fit loup à la manière du sanglier furieux de la Princesse Mononoké.

 

« Princesse Mononoké », de Hayao Miyazaki, est un chef d’œuvre, un des plus beaux films que je connaisse.

 

17.

Dans mes demi-sommeils, je vois pas mal de choses, des visages inconnus, des sentinelles, des routes qui s'ouvrent, mes ombres.

 

18.

Zut a s'dit qu'elle l'a bien reçue, la monnaie d'son mépris, y en a même de trop, qu'ça lui réveille son cheval d'orgueil, et elle dessus.

 

Zut, quand elle est sur son cheval d'orgueil, elle bout d'l'imaginatif, et rien qu'en prenant son café elle croit qu'elle va gagner Austerlitz.

 

19.

Zut elle écrit jamais à personne. Et quand on lui écrit, Zut a répond pas. Des fois, elle mange un facteur, mais seulement quand elle a faim.

 

20.

Si un canard pourchasse un chasseur, si ça s'trouve c'est pas un canard, mais un alien collectionneur de chasseurs, ou de fusils d'chasse.

 

21.

Si ça se trouve, cette fameuse énergie noire dont tant on cause, c'est d'la cendre, la cendre des mondes cramés.

 

Ou alors c'est la peau de la jongleuse dans les astres.

 

Patrice Houzeau

Hondeghem, le 27 août 2016.

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