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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 22:27

HISTOIRE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

LES PRINCIPES DE LA BLITZKRIEG

Source : HISTOIRE GEOGRAPHIE Seconde et Terminale BEP Nathan Technique (avril 2002, p.12-13).

« Seule la mobilité amène la victoire n’a-t-on pas dit… Toute la question consiste donc à entrer en mouvement plus vite que jadis et à rester ensuite en mouvement malgré le feu adverse afin que le défenseur ait peine à édifier un nouveau front et que le choc offensif soit porté dans la profondeur de son système défensif… Les chars nous permettront d’entrer plus vite en mouvement que jusqu’ici et –chose plus importante – de rester en mouvement une fois la percée réalisée…
A aucun prix, nous n’admettrons de perdre notre temps à de longs préparatifs et de laisser mettre en péril le principe de la surprise… » 

                
        Général allemand Guderian, Achtung, Panzer, 1937.

Il s’agit d’un texte rédigé par un général allemand qui fut le principal artisan d’une stratégie basée sur l’utilisation offensive des blindés, le général Heinz Guderian (1888-1953) qui définit ici ce que doit être une offensive dans le cadre d’une guerre de mouvement.

Quels doivent être, selon Guderian, les principes de base de la stratégie offensive ?

Le premier principe est celui de la « mobilité » : une offensive victorieuse est une offensive rapide ; c’est l’un des principes de ce que furent les campagnes militaires de  Napoléon Bonaparte et un thème classique en polémologie (science de la guerre).
Guderian affine ce principe de « mobilité » et affirme que le mouvement doit être assez rapide et la puissance de feu assez grande pour surprendre l’ennemi, « percer » ses lignes et entrer « dans la profondeur de son système défensif », c’est-à-dire au cœur même de la défense ennemie de manière à la désorganiser.
Le second principe est donc celui de la « surprise » : mobilité et effet de surprise permettent ainsi d’effectuer des offensives rapides et brutales qui ne laissent que peu de possibilités à l’ennemi de réagir.

Mobilité et effet de surprise permettent donc de mener une guerre-éclair (Blitzkrieg, mot allemand composé de Blitz « éclair » et de Krieg « guerre ») basée sur le couple aviation-divisions blindées. C’est en menant ce types d’offensives que la Wehrmacht (armée allemande) a, dans la première partie de la Seconde Guerre Mondiale (jusqu’à la défaite de Stalingrad) remporté toute une série de victoires qui ont permis à l’Allemagne nazie d’occuper très rapidement la majeure partie de l’Europe.

Patrice Houzeau
Grande-Synthe, le 31 janvier 2006

Commentaires
JE ne sais pas quel opposant à Churchill a dit, en gros: "Winston Churchill a rédigé deux gros volumes à propos de lui-même. Et ils les a appelés 'Histoire de la seconde guerre mondiale'".. J'aime assez cet humour...
Posté par orlando de rudde, 01 février 2006 à 09:27  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by PATRICE HOUZEAU - dans A L'USAGE DES LEP
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