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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 06:29

A QUOI SELON CIORAN
Brefs en lisant "Le mauvais démiurge" (cf Cioran, Pensées étranglées, Folio Sagesses, 2013).

 

1.
A quoi, selon Cioran, l'homme n'incline-t-il pas ?

 

Je ne sais à quoi il n'est pas enclin, le si multidirectionnel humain, qu'en tout cas, il incline aisément à la choucroute, mais avec une technique inégalée. Y a que les insectes pour être aussi efficaces.

 

2.
A la fin du premier paragraphe du texte Le mauvais démiurge, quelle question concernant le statut ontologique de l'humain Cioran se pose-t-il ?

 

Il se demande si l'humain ne serait pas un bête coincé dans sa synchronie, un voué à l'Eternel Retour, sisyphé, prométhéisé, qu'on invoque de l'ailleurs en faisant tourner des tables parallèles, là, de l'autre côté de la glace sans tain.

 

3.
A mon avis, la camarde, elle se balade derrière une "plaque de dissimulation", comme on appelle cela dans le Kaamelott d'Alexandre Astier. C'est pour ça qu'elle nous si vive saisit des fois des parmi nous.

 

4.
Page 12, comment, selon Cioran, aura-t-il vécu celui qui ne se demande que trop rarement si des fois, au départ, y aurait pas eu comme un vice de forme dans l'invention de l'existant ?

 

En gusse qui marche et rêve, ce qui fait qu'il ne voit pas qu'il est monté sur le toit et que dans le vide il va.

 

5.
Page 12, quelle hypothèse concernant l'honorabilité de Dieu Cioran fait-il ?

 

Je sais pas moi, mais il est vrai que quand on est un Dieu bien élevé, on s'amuse pas avec des petits bouts d'os et de chair qu'on fait tenir ensemble tant bien que mal, et qu'on agite dans tous les sens. Ce qui me fait penser que Notre Père est bien jeune. Les Dieux respectables créent des mondes parfaits, qu'ils peuvent contempler, sans personne dessus, ni chat, ni chien, ni molécule, ni loulou, ni louloute, ni rien que le mouvement des lignes et les grands vents stellaires. (1)

 

(1) : J'aime bien l'idée de "grands vents stellaires". Ne me demandez pas de définir, ni même si ça existe, je suis bien incapable de vous le dire, c'est rien que pour la musique et l'image de grandes nappes de poussières d'étoiles se déplaçant dans l'espace temps à la surface de mondes déserts.

 

6.
Page 13, selon Cioran, quoi donc fut "néfaste au mal" et quelle conclusion en tire-t-il ?

 

Evidemment, le bien est un mal pour le mal, cependant que le mal pour le mal n'est pas un bien. Et le bien pour le bien, quoi qu'est-ce ? - Une naïveté.

 

7.
Page 13, qu'est-ce donc qui, selon Cioran, "a épuisé le christianisme et compromis le dieu..." ?

 

De toute façon, les religions sont une manière d'épuiser l'humain, et s'il ne s'épuise pas assez vite, il y a toujours des illustres pour initier une guerre du Bien contre le Mal, ce qui fait beaucoup de victimes, de discours, de coups fourrés, de saloperies, et de profits sur les ventes d'armes. Ou alors, on accuse son peuple d'avoir la rage et on essaie de le noyer dans son propre sang.

 

8.
C'est par la dérision qu'Alexandre Astier, dans son excellent Kaamelott, a réactivé le mythe du Roi Arthur. Et au-delà de cette réactivation cocasse, peu à peu, Arthur, Lancelot, Guenièvre, Perceval, apparurent de moins en moins cocasses et de plus en plus méditants, jusqu'à la fascination. Qu'est-ce que le graal ? C'est la coupe de toutes les fascinations, la forme de toutes les géométries, le visage de tous les visages.

 

9.
Page 14, à quoi Cioran réduit-il "le démon" ?

 

A un ange qui fait des histoires.

 

10.
Page 16, quel reproche fait Cioran aux "athées, qui manient si volontiers l'invective" ?

 

A force de le définir, cet être qui n'existe pas, on finit par se dire que Dieu est une sorte d'oncle d'Amérique, qui, de toute façon, ne reviendra pas, et dont on se dit qu'il vaut mieux ne pas croire qu'il existât. Ou alors, on conteste à Dieu sa présence dans l'escalier comme s'il était le concierge de l'infini, et l'on affirme qu'il n'y a personne dans l'escalier, puisqu'il n'y a pas d'escalier. Bon, Dieu, c'est du dit, et comme c'est dit, c'est fait, tant pis.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 1er septembre 2013.

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Published by PATRICE HOUZEAU - dans FANTAISIES SPECULATIVES
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