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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 23:00

CURIEUX N'EST-CE PAS ?
Fantaisies en parcourant Le Secret de Chimneys, d'Agatha Christie, traduit par Juliette Pary, Club des Masques n°218.

 

1.
"j'ai vu cette fenêtre tout à coup s'éclairer pendant quelques instants."

(Agatha Christie, Le Secret de Chimneys, p.129)

 

J'ai - Minuit ! -
Vu - quelle surprise ! -
Cette toujours noire
Fenêtre à la chambre condamnée -
Tout de même c'est c'qu'on m'a dit,
A savoir qu'il y a belle lurette que, tout à
Coup jaune électrique
S'éclairer la fenêtre
Pendant le temps que j'me suis dit comme c'est curieux
Quelques pas sur le gravier, quelques

Instants du jaune et puis pfuit ! noir minuit, carreau noir.

 

2.
"Elle entendit des portes s'ouvrir au-dessus, et un rayon de lumière pénétrer du hall et de l'escalier."
(Le Secret de Chimneys, p.149)

 

Fortiche fine ouïe d'entendre ainsi pénétrer les rayons de lumière !

 

3.
"Curieux, n'est-ce pas ?"
(Le Secret de Chimmneys, p.173)

 

Très curieux, comme un nez long au milieu d'une mince.

 

4.
"Elle s'avança vivement de son pas ailé"
(Le Secret de Chimneys, p.53)

 

Elle, légère,
S'avança si légère qu'elle
Vivement vola, la fine
De son corps élancé dans l'air ;
Son visage à mille facettes disparut ; son
Pas, elle le quitta, son corps,
Ailé maintenant, la fine mouche.

 

5.
"Ils cherchaient quelque chose qu'ils croyaient caché sous l'armure du mannequin."
(Le Secret de Chimneys, p.158)

 

Ils, eux-là, avec leurs mains,
Cherchaient, trifouillaient, farfouillaient, cherchaient
Quelque chose c'est évident quelque
Chose oui mais quoi quelque chose
Qu'ils, eux-là, avec leurs mains,
Croyaient planqué, dissimulé, masqué,
Caché, de l'énigme, de l'occulte, du
Sous la peau du réel, du sous
L'armure du réel, du coeur des choses,
Du palpitant imaginaire, du
Mannequin récalcitrant.

 

6.
"Mais auparavant, je le ferai souffrir, le maudit, je lui couperai les oreilles, le nez, les doigts, je lui crèverai les yeux..."
(Le Secret de Chimneys, p.126)

 

Mais avant qu'il passât de vie à trépas,
Auparavant, je prendrai mon temps, car
Je vas l'agonir, vas
Le tourmenter, je lui
Ferai regretter de n'avoir pas été,
Souffrir, souffrir, souffrir,
Le maudit va souffrir - il va souffrir, le
Maudit - disant cela, ses yeux brillaient d'un étrange -
Je prendrai mon couteau, çui-là dans ma tête,
Lui ferai des incises à le fontainer sanglant,
Couperai tout c'qui dépasse, couic ! couac !
Les en pointe ses
Oreilles que je lui taillerai,
Le en pointe son
Nez que je lui taillerai,
Les en pointe ses
Doigts que je lui taillerai,
Je le spockerai pointu, l'huluberlu,
Lui créverai les mirettes, lui
Créverai les phares, lui créverai
Les miroirs de l'âme, lui créverai les
Yeux, et puis après, on verra !

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 17 juin 2013

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Published by PATRICE HOUZEAU - dans CONTREVERS
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