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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 21:52

GLUB !

 

"Glub ! j'n'sais Glub... pas... Aaaah... Glub !"
(Philippe Bertrand, Jean-Marie de Busscher, Olympia [un s'noyant])

 

Glub ! C'est c'qu'on glougloute en s'noyant
J'n'sais d'où ça vient que ça pourrait être Gloup tout aussi bien
Glub ! ça sonne comme si ça mimait la dernière bulle
Pas d'mystère quand on quitte le plancher des vaches pour ra-
Aaaahler dans l'eau c'est sur un
Glub que ça s'finit qu'on n'a plus assez d'air pour faire des 
      phrases.

 

1.
Glub ! c'est c'qu'on glougloute quand on s'noie, qu'on grenouille d'asphyxie dans la mort liquide.

 

2.
Glub ! Je n'sais d'où ça vient ça Glub que ça pourrait être Gloup Gloub Glob... Glub ! ça sonne comme si ça la mimait, la dernière bulle.

 

3.
Glub ! Je me demande de quel crapaud, de quelle grenouille, de quel coassant des marais, de quel glopeur gobeur ailé sort cette onomatopée.

 

4.
Pas d'mystère, quand on quitte la terre pour noyer ses jours, c'est sur Glub! et Glouglou! qu'on clôt son commentaire, rapport à c'qu'on n'a plus assez d'air pour faire des phrases.

 

5.
Et pourtant pourtant c'est bien vrai tout de même qu'il y a un pourtant un pourtant un soir un jour quelque part quelqu'un qui que quoi dont où.

 

6.
Un soir un train ou un mort avec une tête de vivant.

 

7.
Un soir un train ou un sac d'organes mu par des liens affectifs.

 

8.
Je lève la tête et je contemple un temps la figure de la lune, son nez invisible, ses lèvres sans bouche, ses oreilles tranchées.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 30 avril 2014

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