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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 09:02

LES INTERMINABLES

Les interminables pluies de l'automne
pilonnent les jardins nus. le silence
et la boue recouvrent les sentiers de
la nécropole. Les morts sont mouillés
(Lucien Suel, Tout partout III, cité in
Ivar Ch'Vavar & camarades Le Jardin
ouvrier 1995-2003, Flammarion 2008,
p.133).

 

Les interminables & les interminables
Interminables forcément les pluies et
Pluies et pluies pluies pluies pluies
De l'automne les pluies pluies pluies
Interminables & interminables sont de
L'automne les pluies interminables et
De l'automne les pluies qui pilonnent
Pilonnent vaches songes visages aussi
Pilonnent les haies les pylones aussi
Les jardins aussi nus qu'des yeux les
Jardins nus aussi nus qu'épouvantails
Nus quand le vent les fout à poil les
Jardins nus auxquels s'frotte la boue
Le silence est plein de pluie y a pas
Le silence y a la boue où elle floque
Et la boue la boue où floque la pluie
Et tout est de boue et de silence qui
Recouvrent tout tout partout et aussi
Les sentiers menant au tout partout &
Les sentiers tout partout sont pleins
De la nécropole des osses & des osses
Les morts ches osses frecs tout frecs
Sont ches osses les morts car i pleut
Mouillés mouillés mouillés mouillés i
Sont ces osses d'partout la nécropole

Note : Je sais pas si le vent les met
A poil les épouvantails pas si facile
Peut-être que les vêtements accrochés
Qu'ils doivent être à la croix d'bois
Les vêtements & qu'l'épouvantail doit
Y tenir aussi le bonhomme à sa croix.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 8 juillet 2013

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Published by PATRICE HOUZEAU - dans VERS JUSTIFIES
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