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PUAMMENT
« Parqués entre des bancs de chêne, aux coins d’église
Qu’attiédit puamment leur souffle, tous leurs yeux
Vers le chœur ruisselant d’orrie et la maîtrise
Aux vingt gueules gueulant les cantiques pieux ; »
(Rimbaud, Les Pauvres à l’Eglise)
C’est du parqué… du concentré de chairs… du temps où il y avait encore du monde dans les églises… quand on y pense… y avait-il tant de monde dans les églises ardennaises du temps où Rimbaud traînait sa carcasse dans les bruyères… On a envie de répondre oui… les pays musulmans actuels, on a l’impression que toute la population du vendredi se presse dans les mosquées… est-ce si vrai ? Ou de l’illusion que l’occident et le moyen-orient ont intérêt à colporter… dans le poème à Arthur, y a du parqué « entre des bancs de chêne », même que ça schlingue dans ce froid-là « qu’attiédit puamment leur souffle » que ça fait penser aux étables où on l’imagine, le souffle des bêtes, vapeur des naseaux… avec ça que ça sonne bovin l’adverbe « puamment », paronomase à puissamment.
Patrice Houzeau
Mardi 14 juin 2011