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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 23:54

SA NUIT LUI-MÊME AU BOUT

 

Foudre queue de lézard soleil brûlant forcément
Voilà que j'associe des mots des images V'là le
Temps qui passe sable s'estompant des visages &
La chair apparaît Vous imaginez le tableau type
Couverture de pocket de Science-Fiction la face
Blanche masque d'un visage des yeux sans yeux &
Je regarde des statues leurs yeux sans yeux une
Face d'où s'écoule le sable s'effrite le masque
De sable qui couvrait le masque de chair Evoqué
A la télé le film Cria Cuervos tourné par Saura
Carlos en 1975 film de la fin du franquisme qui
Marque un glissement film du glissement entends
-je dans la bouche d'un critique glissement une
Chanson fit beaucoup pour la popularité du film
C'est le fameux Porque Te Vas la fille si jolie
Qui chantait cela Jeanette comme cela un n deux
t je crois Jeannette ? avec deux n deux t oh je
Sais pas glissement donc entre le rigide régime
De Franco & les débuts d'une démocratie qui fut
Vue de France si colorée d'abord grâce au grand
Pedro Almodovar & ses baroques fantaisies aussi
Ses baroques actrices Jeudi 16 mai 2013 pas mal
Plu aujourd'hui on se croirait en automne voilà
Une phrase d'une telle banalité qu'un bon début
De roman qu'elle ferait aujourd'hui la pluie et
Demain pas d'soleil je sais pas pas vérifié sur
La chaîne météo "C'est pas d'vot' temps, c'est
du mien" entends-je dans Belles de Nuit de René
Clair le temps n'est personne et il est tout le
Monde et toujours différent et le not' temps et
Le vot' temps c'est l'illusion qu'il y a eu une
Epoque où nous avons collé à l'époque et adhéré
Au temps qui passe Tête vide vais au travail je
Dis ceci pis je suis chez moi ce matin que j'ai
Ecrit ça vais au travail ne l'aime pas trop pas
Trop mon travail surtout quand j'y vais mais au
Retour je le préfère n'empêche qu'organisé qu'i
Faut être pour mon travail & je l'suis pas trop
Organisé demande d'avoir le goût de l'humanisme
Mon travail aussi j'en suis bien incapable même
Que je me dis souvent l'humanisme quelle blague
Que je devrais avoir honte ma compagne elle est
Pas deux fois trop bien comme on dit elle ne va
Pas aller travailler aujourd'hui et puis demain
Non plus sans doute sept heures de cours j'ai à
Tirer traîner quel ennui quel sidérant ennui un
Abyssal ennui quand j'y songe en fait il suffit
De s'y mettre & puis ça passe plutôt assez vite
Qu'on la regarde pas trop la montre j'arriverai
Peut-être à prendre des notes en fait non quand
On y est on est happé par untel occupé encombré
Sollicité tout blanc le train bizarre que blanc
Il soit le train quand j'y pense chez moi en la
Notant cette note je le vois pas si blanc blanc
Blanc un train blanc un loup blanc dans la nuit
Qui file dans la nuit qui vole dans la nuit les
Tapis blancs de la nuit pis des tigres blancs &
Leurs yeux blancs & leurs dents blanches dedans
J'ai dû m'endormir j'ai du Charlebois partout &
Le train a du retard plein de monde du coup Une
Fille monte avec un carton peint la grosse face
Dessus elle a de gros yeux rouges me semble des
Filaments jaune vif Il y a Paris Céline un truc

Epatant Dans l'étrange lucarne le Ferdine verts
Aussi des filaments sur le carton peint du bleu
Certainement du gris pis du noir tas d'nouilles
Tragiques enfin tragiques j'extrapole l'artiste
Une jeune fille elle a l'air tragiquement vague
Elle pâle on est dans le Nord puis il pleut qui
Aide pas à réjouir les faces puis je me demande
S'il va pas être un peu mouillé son carton à la
Demoiselle qui dessine On y croise des lorettes
Des grisettes des midinettes
C'est le narrateur

De Paris Céline qui cause Lorant Deutsch évoque
Le Passage Choiseul de la mômerie Céline çui-là
Des Bérésinas comme il l'a écrit le génial j'ai
Le bic qui court je zieute la moquette grise du
Train dehors ça cambrousse verdouille entre les
Gares ce matin dans le bus à la radio emploi du
Néologisme asticouiller canular téléphonique un
De ces trucs à la mords-moi qu'on a envie de le
Frapper le fâcheux trompant à propos de coqs de
Poules et de coques de téléphone le canular une
Bêtise Jaune et bleu le train croisé j'apprends
Dans Paris Céline qu'à Meudon le maugrée génial
Scribe le féerique des gouffres il avait appris
A son oiseau jacteur Dans les steppes de l'asie
centrale et J'ai du bon tabac du style encore à
Mêler argot des gueux & tournures savantes puis
Vieille chanson et grande mélodie ah l'opéra du
Fou & sur sa pierre tombale un trois-mâts gravé
Au Céline puisqu'il les a fort roulées sa bosse
Sa carcasse sa caboche cinoque sa nuit lui-même
Au bout.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 16 mai 2013

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Published by PATRICE HOUZEAU - dans FEERIE DANS LA NUIT (Céline)
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