Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 13:55

FOUTAGE DE GUEULE ! (17 novembre 2005)


Nouvelle occasion de se gondoler sarcastique, ce billet de novembre 2005 ! A relire à la lumière de la crise économique actuelle !
Ah tiens, tout à l'heure, sur France Culture, j'ai entendu un intervenant souligner que ce n'était peut-être plus la peine d'inviter des économistes pour parler de la crise puisque, de toute évidence, la plupart de ces grosses têtes s'étaient plantées dans les grandes largeurs et ne l'avaient pas vue venir, la raclée monétaire qui plombe nos banques.
Je ne suis qu'en partie d'accord : je trouve, au contraire utile d'en inviter, des économistes, pour avoir l'occasion de se gondoler au spectacle de leur incommensurable cuistrerie. C'est qu'on a pas tous les jours l'occasion de rigoler, ces temps-ci, et les spectacle d'un universitaire prétentieux, sûr de lui et sentencieux comme un pape, est d'une bouffonnerie dont je ne saurais me priver longtemps.
 

Entendu ce midi aux informations de France 3.

Dans le cadre du feuilleton juridico-consternant du procés des innocents d'Outreau, un expert-psychologue qui avait jugé les enfants "crédibles" - ceux-ci, précisons-le, viennent de se rétracter et ont avoué avoir menti - a déclaré aux journalistes : "Une expertise psychologique pour les tribunaux est actuellement payée environ 15 euros de l'heure ; lorsqu'on paye au tarif des femmes de ménage, on a une expertise de femme de ménage !" (fin de citation).
Le prêtre-ouvrier qui a passé 28 mois en préventive appréciera.
Toux ceux qui, dans cette lamentable affaire, ont perdu leur honneur et leur situation aussi.
En tout cas, cette intéressante remarque a le mérite de préciser dans quel domaine la Justice peut faire des économies : En cas de besoin, il suffit de demander leur avis aux agents de service des différents tribunaux, ça coûtera la même chose et on aura le même résultat, à peu près n'importe quoi.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 17 novembre 2005

Commentaires

technicienne de surface

Attention! Il n' y a plus de "femmes de méinge" Ne pas confondre: il s'agit maintenant de "techniciennes de surface". Ce qui va poser un problème, car elle n'ont pas assez de connaisance de la profondeur des choses. A moins de balayer sous la moquette, ce qui n'est pas facile. Rappelons que Bertha Pappenberg (Anna O) première patiente de Freud parlait de la psychanalyse en tant que "ramonage de cheminée", ce qui est assez ollé... Le silence des agneaux a autant besoin de bergères que de ramoneurs!

Bien sûr, un ravalement de façade peut aussi être envisagé par un entrepreneur ou une esthéticienne. Ce qui arrangerait la photo anthropométrique du présumé coupable.

LA psychologie judiciaire a tout à gagner du concours de divers corps de métiers! Il manque certes un raton laveur... Que l'extrême droite n'y voie aucune allusion à l'éventuelle utilisation d'un blanchisseur maghrébin!

Autrefois, il y avait des "bonnes à tout faire", maintenant on a des psy qui ne savent rien foutre.. pas même le ménage dans les méninges d'un patient éventuel!

Repost 0
Published by PATRICE HOUZEAU - dans FANTAISIES SPECULATIVES
commenter cet article
27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 13:38

DU CHRETINISME AMERICAIN (1)

A l'heure où je publie une nouvelle fois cet article, qui date de novembre 2005, il semble que la remise en cause du darwinisme et de la théorie de l'évolution des espèces continue à causer des dégâts un peu partout, y compris en Europe où, me dit-on, certains groupes de pression tentent d'obliger les administrations à imposer dans les programmes éducatifs des cours sur le créationnisme comme si ce qui relève de la croyance (le monde créé par Dieu) pouvait être mis sur le même plan qu'une théorie scientifique qui a fait ses preuves. Evidemment, si l'on accepte que cette croyance soit enseignée dans les établissements publics, c'est le principe même de la laïcité qui est battu en brèche. Il n'est même pas question, à mon sens, de l'enseigner d'une manière critique, puisque les tenants du créationnisme pourraient nous reprocher de manquer d'objectivité.

Vu vers treize heures aux informations de France 2 :

Aux Etats-Unis, les Evangélistes font très fort. Voilà t-il pas que des biologistes "amateurs" - c'est le cas de le dire ! - sont payés pour faire visiter des zoos aux enfants des écoles chrétiennes et leur expliquer que Darwin a tout faux et que si les animaux ont tous des formes et des couleurs différentes c'est que parce que Dieu a voulu ainsi donner aux humains l'agrément et le plaisir de les contempler !
Exit donc la théorie de l'évolution et corollairement toutes les expériences sur la couleur qui tendraient à prouver - bouh que c'est vilain ! - qu'il n'y a pas de couleur en-soi mais des perceptions purement humaines de vibrations de la lumière.
D'ailleurs Dieu, selon les Evangélistes, a, dans son grand laboratoire universel, créé l'homme à son image et c'est donc de tous temps que l'homme a un tuyau qui lui pend entre les testicules et que la femme se balade avec deux masses graisseuses sur la poitrine, et c'est donc de tous temps que l'homme a parfois les oreilles décollées et que Georges W. Bush est un idiot criminel (je rajoute l'épithète "criminel" parce qu'il existe des écrivaillons du style Guy Millière qui auraient tendance à faire de Bush un chevalier blanc contre les méchants barbus, oubliant volontairement qu'en occupant l'Irak, Bush a aussi rallumé la guerre entre musulmans chiites et sunnites, ce qui tout de même est une sacrée preuve d'intelligence et de finesse, convenons-en ! et même que Kissinger qui fut l'homme des affaires étrangères américaines durant les années 70, à côté de cette haute diplomatie, fait figure, je suppose, de peintre du dimanche! ).
(2)
D'ici à ce que les Evangélistes expliquent aux enfants des écoles que Dieu est évidemment blanc et conservateur et donc que les arabes, les noirs, les juifs, les homosexuels (Dieu ne peut pas être homo, voyons !) ainsi que les artistes sont des "ratés", des "brouillons" ou même si ça se trouve des créatures "diaboliques"
, à mon avis, il n'y a pas si loin.
Vous me direz : "ne vous énervez pas, Houzeau, tout ça, c'est juste du folklore politique américain ; rien à voir avec l'Europe et notre héritage culturel !".
Certes, mais souvenons-nous tout de même que l'Allemagne d'avant 1933 était un pays de musiciens et d'ingénieurs, d'écrivains et de philosophes, de journalistes et d'artistes peintres, de savants et de cinéastes et que ça n'a pas empêché les fours crématoires.

Notes :

(1) Je dois à mon amie Elise Antoine l'orthographe malicieuse et ironique de ce titre.
(2) Sans compter que lors des bombardements préliminaires à l'attaque terrestre, à mon avis, les glorieuses forces américaines n'ont pas dû anéantir que des poseurs de bombes : c'est curieux comme le chiffre des victimes civiles est peu rappelé par l'administration Bush.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 20 novembre 2005

Commentaires

Euh... les évangélistes, ils étaient quatre, sans compter les apocryphes... ne doit-on pas dire "adventiste" pour bush et autres plaisantins?

Quelq'un a t-il lu un article sur les "prisons noires"? J'ai vu un papier dans La Voix du Nord, puis plus rien. Il semblerait que des prisonniers irakiens soient emmenés dans des prisons clandestines situées dans divers pays et que là, ils ne rigoleraient pas!

Posté par orlando de rudde, 20 novembre 2005 à 17:09

DES EVANGELISTES

Certes, le terme "évangélistes" est curieusement ambigu : de fait, les "adventistes" ne sont qu'une partie de ce mouvement fondamentaliste très actif aux Etats-Unis dont les membres se donnent volontiers eux-mêmes le titre de "american evangelists" : leur idéologie est basée sur le respect absolu d'une lecture au premier degré de la Bible ce qui signifie dans leur esprit la lutte contre la contraception et le prêche en faveur de l'abstinence sexuelle, l'exclusion des programmes scolaires de tout ce qui pourrait contredire l'enseignement biblique, le soutien à la politique militaro-industrielle du gang Bush ressentie par ces "bonnes âmes" comme étant les bases d'une croisade nécessaire contre les ennemis de l'Amérique et, en premier lieu, les musulmans (auparavant, c'étaient les communistes mais comme le communisme s'est cassé la gueule tout seul, il faut bien se trouver de nouvelles raisons de produire des armes, pas vrai ?).
Les Evangélistes semblent de plus en plus influents et ne sont plus cantonnés à quelques familles WASP et bornées du Sud mais recrutent dans tous les courants de la chrétienté américaine, - y compris chez les catholiques !-; comme les Mormons, ils semblent avoir adopté une stratégie d'entrisme dans les rouages du pouvoir et franchement, ils commencent à puer drôlement la haine et la mort !

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 20 novembre 2005

Repost 0
Published by PATRICE HOUZEAU - dans FANTAISIES SPECULATIVES
commenter cet article
27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 11:51

"Où j'ai trouvé du vivant, j'ai trouvé de la volonté de puissance; et même dans la volonté du servant je trouvais la volonté de devenir maître." (Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra traduit par Georges-Arthur Goldschmidt, Le Livre de Poche, 1983, p.158).

"Où" : Les "où" ! En voilà des mystères ! Où sommes-nous ? Où allons-nous ? Où est passée Mirza ? Les où, ce sont les hiboux de nos énigmes, les coucous ironiques.

"j'ai trouvé du vivant" : "trouver du vivant" comme on trouve quelque chose. Parler du vivant, c'est parler d'un état particulier de l'être, ce quelque chose de l'être que l'on appelle "vie". De fait, le vivant en soi n'est rien, il n'est que parce que nous le reconnaissons comme vivant, comme conscience. Assassiner, c'est abolir cette reconnaissance du vivant, c'est promouvoir la vanité du vivant en soi contre ce miracle qui constitue l'espèce humaine : la reconnaissance de l'autre en tant que conscience construite par le langage.
La triple machine (militaro-industrielle, idéologique, bureaucratique) du régime nazi avait pour but d'abolir ce "vivant de la conscience" au profit d'un vivant en soi qui ne peut que haïr toute conscience autre.

 

"j'ai trouvé de la volonté de puissance" : nous vivons avec ça, cette fameuse "volonté de puissance", comme avec un air de flûte qui ne veut plus nous lâcher l'oreille. La Volonté de Puissance ! Evidemment, c'te bonne blague... C'est que nous avons des besoins, nous autres, qu'il faut bien satisfaire, tiens ! Et vu qu'il y a tout de même férocité naturelle des choses, nous sommes pris entre deux feux :
- la nature aveugle qui peut nous broyer aussi facilement que nous broyons sous notre pied des insectes (cf la scène du fabuleux Mars Attacks de Tim Burton où l'ambassadeur extra-terrestre, après l'avoir miniaturisé, écrase sous son pied le commandant en chef des forces américaines).
- les marchands de canons, cette lie richissime de la société qui sont les vrais décideurs de ce monde. Je parlais tout à l'heure de la "triple machine" militaro-industrielle, idéologique, bureaucratique du régime nazi. Il est que le péril pour toute démocratie est de glisser peu à peu vers la promotion de cette triple machine. Les Etats-Unis de l'administration Bush ont, me semble-t-il, présenté assez de signes inquiétants de cette dégénérescence de la démocratie, pour que nous prenions désormais conscience de la possibilité qu'une démocratie puisse tomber malade, et mourir.

"et même" : ce qui rime avec cette "tarte à la crème" que je rêve d'envoyer à la face ahurie de gens que je n'estime guère comme, par exemple, ce ministre furieux qui décida des 80% d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat, ce qui, en quelques années, a transformé l'éducation nationale en géante machine à distribuer la fausse monnaie de diplômes dévalorisés et l'université en parking payant.

"dans la volonté du servant je trouvais la volonté de devenir maître" : C'est bien pour ça qu'on ne peut faire confiance en personne et que, comme disait le philosophe, l'homme est un loup pour l'homme, un cochon pour la femme, un pigeon pour l'escroc, une poule aux oeufs d'or pour le banquier, une vache à lait pour le fisc, un veau pour le politique, un biotope pour le parasite, une aubaine pour les vers, une occasion toujours renouvelée de se gondoler sarcastique quand on lit Céline, Ghelderode et toute oeuvre qui rend compte de La Conjuration des Imbéciles.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 26 février 2009

Repost 0
Published by PATRICE HOUZEAU - dans FANTAISIES SPECULATIVES
commenter cet article
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 05:34

FANTAISIE SUR "LA PISTE DES MAUDITS" DE CORTEGGIANI ET BLANC-DUMONT (1)

Une jeune femme dont on distingue une mèche blonde sous la capuche toque à une porte (Toc-toc). Elle est habillée de manière à ne pas être trop vite reconnue mais elle regarde dans notre direction afin que nous, lecteurs, nous puissions la reconnaître, celle que tout le monde recherche. Il est à noter que les femmes fatales sont d'un blond d'incendie quand elles ne sont pas brunes comme des nuits sans lune ; mais elles sont plus rarement châtain, dans un entre-deux couleurs de la foule des femmes anonymes qui, comme chacun sait, n'ont d'intérêt que dans la vie réelle. Parfois tout de même, elles sont rousses, mais c'est parce que l'auteur veut se singulariser, bien entendu.

La compagnie de cavaliers au galop sur le pont de bois éclairé par des torches fixées aux piquets. A vive allure dans la nuit tandis que le garde posté dans la guérite sort en s'écriant "Sons of a bitch !", ce qui n'est guère poli.

L'homme le plus massif est par terre. Au-dessus de lui, un en-uniforme tente de le maîtriser mais le BLAM ! d'une détonation met fin à son action ainsi qu'à sa vie, peut-on penser, quoique la tache rouge qui macule sa veste bleue du nord soit plus près de l'épaule que du coeur. Ce qui prouve que le dessinateur est minutieux. Il s'agit de Michel Blanc-Dumont et l'album s'intitule La Piste des Maudits et c'est une des aventures du cycle de "La Jeunesse de Blueberry", (scénario : François Corteggiani, dessin : Michel Blanc-Dumont, éditions Dargaud, 2004).

Quant aux cavaliers, ils sont très fiers et regardent le convoi franchir le fleuve (ou la rivière) dans un décor de plateaux et de sierra où l'on s'attend à voir surgir des apaches ou les fantômes d'une armée battue.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 24 octobre 2005

Commentaires

Eh oui, la bande dessinée est devenue un art pompier, un art tout court! De quasiment interdite dans mon enfance, elle est passée au stade obligatoire.. ET bourgeois! On collectionne les ... collectors, les éditions originales et c'est devenu vachement sérieux! Avec, bien évidemment, beaucoup, d'oeuvres "réalistes"ce que les grands ne sont à peu près jamais!!!

LA mode de "la jeunesse de", ou "le petit Spirou" est significative: on tire à la ligne pour le maxmm de profit, on s'autopastiche, avec de nouveaux auteurs...
En plus, c'est vachement moral! Ppur un liberatoired e !jadis, on a du bien pensant dégoulinant. Forton ne pourrait pas publier les Pieds Nickelés aujourd'hui. Par chance, l'ignoble Buck Danny, raciste ouvertement serait interdit...

La bande dessinée est arrivée à l'académisme... il va falloir trouver aute chose... Nous en sommes, comme pour le cinéma et la littérature au règne des "major companies" et un Gotlib à la mode actuelle ne serait pas plus publié qu'un Proust, tandis que CArné ne pourrait pas tourner un grand nombre des ses films... L'art s'asphyxie... LE conformisme règne. Et l'on est obligé d'admirer!
JE pense qu'il va y avoir un renouveau, que des jeunes gens vont faire péter tout ça, avec moins de chichis!

Posté par mwamaim, 24 octobre 2005 à 21:47

Titre

"La piste des maudits"!!!!!!! Ouah! Quel beau titre!!!! Franchement, c'est invraisemblable! Ou alors, je l'espère, c'est un clin d'oeil à je ne sais quoi...

La poste dès midi? LA peau des midistes?

Posté par mwamaim, 24 octobre 2005 à 21:50
Repost 0
Published by PATRICE HOUZEAU - dans NOTES SUR LA BANDE DESSINEE
commenter cet article
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 05:18

FANTAISIE SUR LA PISTE DES MAUDITS DE CORTEGGIANI ET BLANC DUMONT (2)

La personne blonde manie le revolver. Prête à tuer pour accomplir sa mission, elle tient le discours suivant à l'homme qu'elle vient de blesser :
- "Vous devriez vous réjouir...Ce sont des balles sudistes...Comme ça vous aurez au moins l'impression d'avoir fait la guerre autrement que comme un rat immonde tapi dans son trou."
L'action violente ne reconnaît de réelle légitimité qu'à la violence de l'opposition.
Ce discours prépare la case suivante : verticale un peu penchée, le bras droit de la tueuse tient le revolver qui, d'une onomatopée, - BLAM -, descend son interlocuteur qui en effet dégringole dans le bas de la case, entraînant dans sa chute chaise, encrier, papiers divers.

Dans les premières pages de l'album, nous apprenons le nom  de la tueuse. Elle vient de poignarder un soldat dans un hôtel et s'enfuit sous "la pluie qui redouble" ; elle est de profil sous le long manteau et la houppelande. Elle s'appelle Eléonore Mitchell. Ce qui rappelle Margaret Mitchell, "Autant en emporte le Vent" et l'atmosphère des films qui évoquent les Etats du Sud.
A noter : dans les deux premières planches de l'album , Eléonore est dans son bain.

Sur le cheval clair, le cavalier. Il prend sa carabine en évoquant l'école militaire où il n'est jamais allé.

Il est question du bombardement d'Atlanta et l'on peut voir sous la pluie d'une case rectangulaire en forme de cartouche cinq canons BAOMER en capitales d'imprimerie tandis que la voix off du lieutenant Blueberry affirme que les "canons pilonnent la ville de telle façon..." (case suivante) ..." que je finis par admirer certains de ses habitants qui essaient de vivre normalement." Et effectivement, dans la case suivante, en parallèle du rectangle à canons et dans les mêmes dimensions que celles dévolues à l'espace dessiné de la pluie d'obus, une scène d'intérieur verte et rose bonbon : une jeune femme de dos, - une brune, il va lui arriver des bricoles ! -, se tamponne le visage de poudre de riz tandis qu'on TOC-TOCQUE en rose à la porte de la chambre derrière des tentures vertes.

La Piste des Maudits
est un album de bande dessinée (Editions Dargaud). Il s'inscrit dans le cycle "La Jeunesse de Blueberry". Il est signé François Corteggiani pour le scénario et Michel Blanc-Dumont pour ce que la première page de l'album appelle "illustrations". Il a été colorisé par Claudine Blanc-Dumont.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 10 novembre 2005

Repost 0
Published by PATRICE HOUZEAU - dans NOTES SUR LA BANDE DESSINEE
commenter cet article
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 05:03

QU'EST-CE QU'UN TEMPESTAIRE ?
REQUÊTE POUR QUE L'ON REEDITE LE TEMPESTAIRE D'ORLANDO DE RUDDER

    "Capitaine d'armes, découpeurs assidus de petits ligots, pêcheurs au tramail lourd, vivandiers aux mains rouges, musiciens cruels, choquant l'ouïe... Une foule, voire un peuple vivait là, un peuple de sentiers, de vagues, de bois. L'eau, sac et ressac, et encore, ressuscitait chaque jour ses hauteurs de marée. Dédaigneuse, la mer savait qu'il n'y avait qu'elle à regarder. Elle rythmait la nuit, le jour. Autant dire le temps."

Ce que je cite ici, avec le plaisir de copier de beaux textes, constitue l'incipit d'un fabuleux roman : Le Tempestaire de Orlando de Rudder (Robert Laffont, 1984).

Vous conviendrez avec moi qu'il ne s'agit pas d'une prose ordinaire, de ce tout-venant de l'écriture que l'on nous vend dans les rayons des supermarchés et dont on a parlé à la télé.
Il s'agit ici d'un véritable travail d'écrivain, de romancier, de poète en prose : pas une ligne qui ne soit pensée, pas une image qui ne soit rythmée, pas un mot qui ne soit à dire, à haute voix, dans le secret de sa lecture ou en public, devant des élèves de première littéraire ou des étudiants (ça les changerait de la lourdeur des descriptions de Robbe-Grillet et l'exemple du "Tempestaire" leur rappellerait que la littérature est avant tout une illustration des possibilités infinies de la langue, de son lexique, de sa syntaxe, de son histoire qui est étroitement liée à l'histoire des hommes.)

Ainsi le lexique : ce mot de "ligot" qui désigne "une petite botte de bûchettes de bois ayant 15 cm de longueur, et dont une extrémité a été enduite de résine" (cf Larousse en 6 volumes, 1980) et ce mot de "tramail" (ou "trémail", du latin tres, trois et macula, maille) pour désigner un "filet de pêche fixe, composé de trois rangs de rets superposés, la partie supérieure étant garnie de flottes en liège, et la partie inférieure lestée de plombs." (ibidem).

Et tout le roman (172 pages) est de cette encre, travaillée, étudiée, concise, imagée, fabuleuse au sens où c'est bien une fable qui nous est racontée : la fable d'une dame délaissée, la fable d'un homme méchant, la fable de la petite paysanne amoureuse, la fable d'Ibrahim, "le Tempestaire" puisqu'il  a le don de commander aux vents comme s'il était le dompteur d'une immense et invisible cavalerie, la fable d'une époque médiévale féroce et savante, fermée comme une forêt noire et ouverte à tous les vents.

Je cite encore :

"Chaque soir, la Dame s'éveillait, sortait de son lit aux draps d'écarlate verte. On aurait pu croire qu'elle dormait entre deux feuilles de salade". (p. 15).

et encore :

"Dans la maison sévère du Malfaisant hargneux, tout était beau, riche ; tout avait la brillance exagérée du ventre des poissons." (p.28).

et encore :

"Un autre geste de l'homme en haillons noirs fit advenir des nuages qui déversèrent la pluie en rayons fins, aigus, givrés et solides comme autant de longues aiguilles d'une glace acérée. Certains se plantèrent droit dans les yeux des pêcheurs qui jamais plus ne virent." (p.35).

et encore :

"Perette se tressa quelque vêture de feuillage. Là-bas, les insectes dévoraient son corsage de lin bis. Enfin, pensa-t-elle, elle n'était plus nue comme la vierge exposée attirant la licorne." (p.49).

Vous avez noté la limpidité de la phrase et la clarté de la narration : le roman se divise en cinq parties (Images et Figures ; Du Verbe et de l'Amour ; La Légende inversée ; La Syntaxe des Fous ; Epilogue) et chacune de ces parties est divisée en 10 chapitres  dépassant rarement les 3 ou 4 pages : ce qui signifie que le découpage du roman en séquences narratives se prêterait facilement à une adaptation cinématographique ( 50 chapitres à contenu narratif me semblent une base solide pour un scénario).

Donc, moi, Patrice Houzeau, je fais ici, ce jour, vendredi 28 octobre 2005, la requête publique, l'appel à une réédition du roman LE TEMPESTAIRE de Orlando de Rudder.

En effet, les avantages d'une réédition me semblent évidents : la qualité d'un style finissant toujours par être reconnue (le présent article en est déjà une preuve), les livres de Orlando de Rudder sont destinés à un public qui ne pourra qu'être que de plus en plus large, à commencer par les étudiants et universitaires qui , j'en suis sûr, trouveront dans l'oeuvre de de Rudder, matière à réflexion.

En outre, les qualités narratives des romans de Orlando de Rudder et plus particuliérement LE TEMPESTAIRE  permettent  sans difficultés majeures, me semble-t-il, adaptations radiophoniques et cinématographiques.

Enfin, la publication dans la collection librio de Bréviaire de la Gueule de bois ayant été couronnée de succés, il m'apparaît clairement qu'une campagne de promotion entourant la publication de certains titres de Orlando de Rudder en collection de poche (Livre de Poche, Folio, Librio, Point-Virgule,...) à l'occasion, par exemple, de la sortie d'un prochain ouvrage de cet auteur dont l'oeuvre est déjà riche d'une trentaine de volumes, ne pourra qu'être favorable à la notoriété déjà importante de de Rudder qui reste particuliérement actif puisqu'il rédige quotidiennement plusieurs articles et alimente ainsi son "Blog" dont je me permets ici de rappeler le lien :

    LE BLOG D'ORLANDO DE RUDDER
    http://orlandoderudder.canalblog.com


       Dans l'espoir que cette requête aboutisse,

       amicalement

       Patrice Houzeau
       Hondeghem, le 28 octobre 2005


 

Commentaires

Hébé! Merci!

Il y a un très vieux film de Jean Epstein intitulé Le Tempestaire. Je ne l'ai jamais vu...

LE cinéma... on a déjà proposé de réaliser des films sur mes livres, j'ai rédigé des scénarii (hi! hi!)... Mais aucun projet n'a abouti! On travaille durant des mois (souvent sans être payé!!!! Hé! hé!) et puis la production renonce... MArre!!!

JE ne sais pas si Robert LAffont rééditera ce livre! Il ne s'est pas beaucoup vendu en son temps, malgré une très bonne critique (en fait, ça m'arrive souvent: bonne presse, et pas de vente!!! Succès d'estime, kwâ!!!!).
MErci.

Posté par mwamaim, 28 octobre 2005 à 13:57
Repost 0
Published by PATRICE HOUZEAU - dans ORLANDO DE RUDDER
commenter cet article
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 04:50

SONNET NOSTALGIQUE

Les enfants dans la cour, les flaques, les chemins,
L'air est vif comme un feu doux qui vous pique un peu ;
Il faut tracer la croix invisible du pain ;
D'autres croix sous la pluie... toujours ! à la Toussaint.

Et vais-je retrouver en me frottant les yeux
Le ciel d'Hénin-Beaumont et mes sept chevaux bleus ?
Mes petites amies dont je guettais les seins...
Septembre est beau de ce noir bleuté du raisin.

Les gens racontaient leurs vacances en Espagne ;
La crise n'avait pas alors vidé l'épargne.
L'été, lisant Rimbaud, j'aimais la pluie qui parle :

Le temps n'est pas plus que la moquerie d'un merle,
- Dans le Pas-de-Calais merle se disait marle -,
Que le reflet dans l'eau qu'on prend pour une perle.

         
Patrice Houzeau
         Hondeghem, le 29 octobre 2005

Repost 0
Published by PATRICE HOUZEAU - dans FANTAISIES
commenter cet article
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 04:42

CINQ VERS PICCOLOS

A quatre heures du mat', je bois du Negrita (1)
Au lieu de commenter Dom Juan et Molière (2) ;
A force d'avaler des rhums-cocas (3), il va
M'apparaître des araignées que, dans ma fièvre
Trop littéraire (4) , j'appellerai "Sganarelles".

Notes
: (1) Pour la pub, Mademoiselle Negrita, vous qui êtes si zolie comme une apparition baudelairienne, une caisse de 6 bouteilles de rhum, c'est envisageable ?

(2) J'ai très tort (et le tort tue !) mais comme je suis bienveillant, je me pardonne...

(3) Un rhum-coca, ça s'appelle un "Cuba libre" (évidemment !) mais seulement dans les films et les interviews de Serge Gainsbourg : maintenant qu'il est mort, le poète, et Philippe Léotard itou, y a plus grand' monde d'insolent à la télé, je veux dire de vraiment insolent, de magnifique, de décalé, de talentueux "par hasard et pas rasé" pour reprendre l'expression du grand Serge : Laurent Ruquier et Laurent Gerra sont bien gentils mais d'une grande vulgarité forcée de buveur d'eau qui tient à sa rentabilité. On s'en fiche, nous des méchancetés ("Mon dieu ! Que les hommes sont méchantes" chantait-il prophétiquement, le Serge Gainsbourg ), ce qui nous plaît, ce sont les gueules, les personnages, les vrais, à la Nougaro, à la Higelin, à la Thiefaine (que j'ai jamais beaucoup vu à la télé, comme c'est bizarre !), à la Brigitte Fontaine, qu'ils soient eux-mêmes et pas des produits pour DVD qu'on achète à Carrefour,  qu'ils disent des sottises ou chantent des chansons, c'est ça qu'on veut !

(4) "la fièvre littéraire", ça me rappelle les chansons de Brel : "Et dans mon délire de vieux chinois", après je sais plus, "Je serai beau, beau et con à la fois" et ce qu'il dit dans "On n'oublie rien" :

On n'oublie rien / On n'oublie rien du tout / On n'oublie rien / On s'habitue, c'est tout.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 29 octobre 2005

Scrupules

Vous remarquerez que Patrice Houzeau ne cite jamais que des extraits des oeuvres dont il parle (si bien d'ailleurs !). Pour ce qui est des oeuvres qui ne sont pas dans le domaine public, Monsieur Houzeau est scrupuleux : au contraire de certains comiques qui mettent in extenso des chansons de Brassens ou des poèmes de Prévert sans se soucier des ayants-droits !

Patrice Houzeau vu qu'on est jamais si bien servi que par soi-même !

Posté par Patrice Houzeau, 29 octobre 2005 à 05:51
Repost 0
Published by PATRICE HOUZEAU - dans FANTAISIES
commenter cet article
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 04:37

LE VAMPIRE ET LE MOURANT

Dans Au lieu des derniers sacrements de Jules Laforgue (Les Complaintes et les premiers poèmes , Poésie/Gallimard, p.194), il est demandé au narrateur d'aller assister un ami moribond dans le vent bleu d'un soir d'automne et "dans sa mansarde au froid de loup".

Le moribond en question est tout grelottant des fièvres et très tousseur de la phtisie que l'on sait galopante comme un mauvais garçon en cette fin de dix-neuvième siècle s'urbanisant et s'industrialisant à pleins poumons, si j'ose dire.
D'ailleurs, Jules Laforgue en mourut de cette phtisie, à l'âge de vingt-sept ans. Lui aussi eut donc droit à ce "teint jaune comme une chandelle d'un sou" qui caractérise son ami moribond.

La description qu'en fait Laforgue insiste sur le "râle" du mourant en le comparant au son d'un "vieil orgue", évoquant ainsi de ces pauvres et vieilles églises aux orgues vermoulus, aux cierges jaunis.
Le "verdâtre" aussi des "noyés de la Morgue", la peau verte des agonies. Alors la mort est verte comme les reflets d'une mouche.

Pourtant, le moribond semble avoir encore toute sa tête et fait preuve de glaciale lucidité : "Je vais crever" dit-il "dans un rire" épouvantable et désespéré qui a pour effet de "figer la moelle" des os du narrateur.

A la lucidité le moribond ajoute la complaisance du morbide. C'est qu'il  ne semble pas vouloir partir en paix pour les prairies du Seigneur, ce mourant-là, ce sans famille apparente, et il exprime une étrange dernière volonté : il voudrait "un vampire qui d'un baiser vidât son dos". Cela semble bien décadent, bien gothique, bien baudelairien que l'expression de ce qui apparaît d'abord comme un fantasme lié à la souffrance et qui est aussi un désir de cesser de souffrir en mourant rapidement, dans le "baiser" d'une drogue ou d'un "vampire", dans l'imparfait du subjonctif du verbe vider.

Par vampire il faut comprendre femme. En tout cas, c'est ce que comprend le narrateur. Nous, les lecteurs, nous pensons au mot goule qui, nous disent les dictionnaires, désigne ce démon femelle des croyances orientales qui dévorait les cadavres. La goule c'est aussi la gueule, la bouche qui est appelée ici à sucer la vie du mourant.

Donc Jules va aux putes. Il descend dans la ruelle où il dégotte illico un "blanc jupon flairant un mâle en quête de femelle". Pas besoin de discours avec ce genre : il "siffle" la fille et lui "montre" le moribond. La prostituée est ainsi utilisée dans le récit, non pas comme un être humain, une conséquence sociale du paupérisme, mais comme un animal plus proche ainsi du "vampire" et de la mort désirée.

Et, en effet, la goule péripatéticienne se révèle dès l'exposé de la situation : le narrateur la met "au fait de sa besogne sombre" et aussitôt, "ses deux seins se cabrent" et l'infini "des nuits folles sans nombre" s'allume dans les yeux de la bête à plaisirs. Le vampire est un habitant de l'infini. Le vampire est un regard nocturne. Dans ses "nuits sans nombre", "ses sens éteints s'éveillent" à la vue de sa proie.

Cependant, il semble que cela soit pure habitude professionnelle que cet éveil "des sens éteints" car en se déshabillant, la prostituée "bâille" et fait même "une pause" comme si faire l'amour avec un mourant était somme toute pain de routine. Et, très professionnellement, l'animal surgit alors "comme sous un fouet cuisant", et telle un vampire justement, une bête fauve, une goule, en se léchant la "babine d'une langue rose", la femme vénale "bondit près de l'agonisant". ! . Un point d'exclamation souligne le jaillissement de l'action.

L'entreprise de la femme vampire métamorphose le mourant pris d'anacoluthe, de rupture de construction; c'est dire s'il ne s'appartient plus. Le voilà dans le hurlement d'un "flot de lave", dans le bouillonnement qui étreint "ses reins gelés", mais ce n'est pas lui qui "flambe" dans les flammes de l'allitération "f" du souffle vampirique, du flot de lave, mais "un éclair de rut fou dans son oeil cave".

L'homme alors n'a plus figure humaine. Il abandonne la parole : "Il dit quelques mots étranglés" et s'adonnant à la vampire, il devient serpent. Le narrateur décrit ainsi l'étreinte du mourant et de la prostituée : ... Ainsi sur un roc chauve / Un noeud de vipères se tord. Le prêtre et son extrême-onction sont donc ici remplacés par le symbole même de l'acte maléfique.

Trois propositions terminent le poème.
Le narrateur indique d'abord qu'il laisse "à leur lutte âpre et fauve" les deux amants.
Il nous apprend ensuite qu'au lendemain de cette nuit d'euthanasie et de vampire, le phtisique avait cessé de souffrir : "il était mort."
Enfin, dans un dernier alexandrin, Jules Laforgue nous esquisse l'apparence du cadavre :

Il gisait pâle et grêle étendu sur sa couche

"Amen !" serait-on tenté d'ajouter avec le mauvais esprit qui nous caractérise.

                            Patrice Houzeau
                            Hondeghem, le 31 juillet 2005

Repost 0
Published by PATRICE HOUZEAU - dans LE GRAND JULES LAFORGUE
commenter cet article
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 04:20

Nul dieu, nul diable

Les pierres, présence intemporelle.
Cette intemporalité des pierres, des plantes, des ruines, des éléments qui passent la promesse des hommes fascine l'amateur de jardins, de paysages, de poèmes et d'énigmes peintes, le joueur de go ou d'échecs, l'amoureux des images :

"J'entends la pluie même quand ce n'est pas la pluie
  Mais la nuit;"
                      (René Char, Le jonc ingénieux, in Chants de la Balandrane, cf Eloge d'une Soupçonnée, Poésie/Gallimard, p115)

Vertical comme la pluie, le jonc
Qui donc évoque la pluie
Qui donc évoque l'absence de pluie
Du coup la nuit, le jonc
Dans un temps sans temps,
Une aube sans aube.

"Je jouis de l'aube même quand ce n'est pas l'aube"

                     (René Char)

La jouissance du jonc a lieu d'être dans cette intemporalité que nous accordons aux êtres sans conscience.
Cette jouissance d'ailleurs est fascinante :

"A l'aubépine le rossignol,
  A moi les jeux fascinants."
  (René Char)

C'est cette même fascination qui étreint les contemplatifs, les artistes, les artisans, les amateurs d'art, les grands lecteurs, les promeneurs solitaires, les hommes de foi et les femmes en prière.
C'est cette même fascination qui possède les amateurs d'images fortes ou pornographiques, le corps représenté, filmé, photographié en situation extrême de violence ou de plaisir étant ainsi objectivé et doté dès lors d'une apparence d'intemporalité.
Sur cette fascination, on lira avec profit Le sexe et l'effroi de Pascal Quignard (Folio), en particulier ce qui concerne le fascinus et la Villa des Mystères.

Nul dieu, ni diable caché cependant :

"Je jouis de l'aube même quand ce n'est pas l'aube
Mais la blancheur de ma pulpe au niveau de la vase."

Nul dieu, nul diable mais l'expérience du réel.

                Patrice Houzeau
                Hondeghem, le 4 juillet 2005

 

Commentaires

pas de commentaire

pas de commentaire et rien sur robert
juste pour te dire que je ne te trouve pas sur yahoo
juste pour te dire a ce soir
a tres vite
biz

Posté par elise, 05 juillet 2005 à 14:01

et le minou?

et le minou ? dit-il miaou?

Posté par elise, 05 juillet 2005 à 16:37

je suis tombé dans l'eau

j' aimerais avoir tes commentaires sur Rousseau
plus precisement concernant Les REveries du Promeneur Solitaire et les reflexions concernant la verite et le mensonge. merci

Posté par elise, 06 juillet 2005 à 11:15

bravo

c'est beau comme poème mais je ne suis pas trop d'accord sur les amateurs d'images fortes et pornographiques.
plutôt les images érotiques car les images pornographiques sont un peu trop mal saines a mon goût et ce n'est pas leur beauté qui attire mais leur violence et puis quel plaisir y a t-il a regarder cela.
j'apprécie beaucoup votre blog mais je voulais ajouter qq chose:celui qui pense qu'avec la tête devient fou, celui qui pense avec le coeur souffre et se fait facilement berne alors penser avec la tête et le coeur est le meilleur moyen de ne jamais aller dans les extrêmes pour toujours avoir un vrai bien-etre.

Posté par eternite03, 07 juillet 2005 à 14:24
Repost 0
Published by PATRICE HOUZEAU - dans NOTES SUR RENE CHAR
commenter cet article

Recherche