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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 10:16

LE PREMIER VERS DE "MICHEL ET CHRISTINE"

Zut alors si le soleil quitte ces bords !
    (Arthur Rimbaud, Michel et Christine)

Zut
dit-il tout d'abord ; une exclamation enfantine pour commencer son poème. Rimbaud, sale gosse, ex-gamin prodige, se moquerait-il de lui-même ?

Alors : L'exclamation est même appuyée, soulignée par l'adverbe. Arthur feint de trépigner. Le poème comme une moue enfantine, un caprice d'enfant trop gâté.

Si : le mot "si" est la clé du monde. C'est aussi une rengaine enfantine ("et si on disait que j'étais un Roi et que toi tu serais ma Reine...")

Le premier vers comporte 11 syllabes et tire la langue à l'alexandrin classique. Le poème est ainsi composé de séquences de 11 syllabes et se passe donc de la césure.

Soleil :  Toute proposition induit une éclair ou une défaite.

Quitte : Il est donc question d'ombre à venir (cf vers 2 : Voici l'ombre des routes).

Ces précisions esquissent simplement le paysage.

Bords ! : Ce mot étonne ici, il semble venir de la poésie de la Renaissance ; il évoque, par association d'idées, le mot "rivage" ou le pluriel "rives". Est-on si loin du style indirect libre ? De la parodie ? Il y a aussi de l'écho ("alors" / "bords") et de la rythmique chantonnante ( 3/4/4 ; "Zut alors / si le soleil / quitte ces bords !"), un merle moqueur ? un rossignol persifleur ? Et un point d'exclamation pour enfoncer le clou de la feinte naïveté de la chose. (Où l'on voit par cette dernière image que je ne recule devant rien pour rendre mes micronotes amusantes). En tout cas, quel excellent compositeur de vers, ce Rimbaud !

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 1er janvier 2007

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 12:42

REMINISCENCES

    A la lisière de la forêt - les fleurs de rêve tintent, éclatent, éclairent, - la fille à lèvre d'orange, les genoux croisés dans le clair déluge qui sourd des prés, nudité qu'ombrent, traversent et habillent les arcs-en-ciel, la flore, la mer. (Arthur Rimbaud, Enfance I, Illuminations)

Lisant cette phrase, je songe à une superposition d'images : une lisière de forêt, des fleurs oniriques, une "fille à lèvre d'orange", - quelle précision ! -, puis la vue de ses "genoux croisés" se fondant "dans" un "clair déluge", une clarté et une ombre aussi dans une suite de mots-notations, "prés", "nudité", "arcs-en-ciel", "flore", "mer", comme si le narrateur s'endormait dans une suite de moins en moins logique d'images, d'impressions, comme s'il cédait à l'illumination des rêves.
Ainsi, dans ce dernier effort de "l'Alchimie du verbe" que constituent pour Rimbaud les "Illuminations", s'agit-il peut-être de rendre compte des processus d'associations d'idées ou des réminiscences qui annoncent, suggèrent, l'activité poétique.
En cela, Rimbaud oeuvre en synthétique, superposant les notations afin de composer une scène qui semble presque surréelle.

D'ailleurs, l'énumération onirique, la parade fabuleuse, va son sans-cesse, et semble rappeler les images des journaux illustrés que le môme des "Poètes de sept ans" contemple avec ravissement (cf " (...) Il s'aidait / De journaux illustrés où, rouge, il regardait / Des Espagnoles rire et des Italiennes", Arthur Rimbaud, Les Poètes de sept ans , vers 33-35) :

    Dames qui tournoient sur les terrasses voisines de la mer ; enfantes et géantes, superbes noires dans la mousse vert-de-gris, bijoux sur le sol gras des bosquets et des jardinets dégelés, - jeunes mères et grandes soeurs aux regards pleins de pélerinages, sultanes, princesses de démarche et de costume tyranniques, petites étrangères et personnes doucement malheureuses. (Arthur Rimbaud)

Qui sont ces tournoyantes, ces danseuses aux terrasses marines ? Des Espagnoles peut-être, et ces "enfantes" ? s'agirait-il d'infantes, ces enfants de la noblesse d'Espagne à côté des "géantes", les épouses des "Grands", les nobles de la Cour. Ou des gouvernantes peut-être ?
Puis les "regards pleins de pélerinages" des "jeunes mères et grandes soeurs" entraînent le lecteur vers l'ailleurs des costumes : "sultanes", "princesses de démarche et de costume tyranniques" (sont-elles "tyrannisées" par la complexité de leur costume, et ainsi "raidies" dans leur "démarche" ?) et qui sont ces "petites étrangères" et "ces personnes doucement malheureuses" ? De jeunes esclaves ? des suivantes d'origine étrangère dont la présence fut imposée par la Cour, leurs familles étant trop heureuses de pouvoir les placer, et qui souffrent peut-être du mal de la nostalgie.
En tout cas, point d'homme dans cette scène ; c'est un univers féminin que présente ici le texte.
On dirait bien que Rimbaud se souvient d'un tableau, d'une oeuvre espagnole peut-être, colorée et fatalement exotique pour le sauvageon ardennais qu'il ne cessa sans doute jamais d'être, malgré les "semelles de vent" et les affaires qu'il faut bien traiter si l'on ne veut pas crever de faim, poète maudit, chien de Paris, tandis que l'Europe commence à s'industrialiser.
On dirait bien qu'il en fait l'analyse, c'est-à-dire qu'il en décrit les détails, mais pas de façon précise, comme s'il voulait maintenir le ton énigmatique de sa description, comme s'il travaillait de mémoire, comme s'il réinventait ce tableau.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 27 décembre 2007

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 12:36

POURSUITE DU CIRQUE
Notes sur "Ornières" (Arthur Rimbaud, Illuminations)

Seconde partie de l'oeuvre de Rimbaud : de la prose d'art.
Ici, quatre phrases dont une nominale en trois mots (cf "défilé de féeries.")

Un indicateur spatial : "à droite". Tableau.
Suivi immédiatement d'un indicateur temporel : "l'aube d'été". Un pouvoir d'éveil puisque "l'aube d'été éveille les feuilles et les vapeurs et les bruits de ce coin du parc". Le paysage est ainsi délimité dans les limites d'un "coin du parc".
Peu de mouvement de ce côté-ci tandis que, "à gauche", cela s'accélère : "et les talus de gauche tiennent dans leur ombre violette les mille rapides ornières de la route humide."

Ce qui n'était qu'une notation sur le petit matin devient "défilé de féeries." "En effet", ajoute l'auteur, comme pour souligner l'effet littéraire, - la ficelle ? -, en en prolongeant l'allitération en "f".

Suit une parade qui ne dit pas son nom : "des chars chargés d'animaux de bois doré", - un manège ?-, "de mâts et de toiles bariolées", - les tentes peintes des forains ? -, "au grand galop de vingt chevaux de cirque tachetés", - des peintures ? ou est-ce réellement une suite d'attelages ? ou encore une cavalerie qui arrive ainsi dans le petit matin d'un coin de parc ? -, "et les enfants et les hommes sur leurs bêtes les plus étonnantes", - peintures encore annonçant un programme ? : artistes de cirque juchés sur des chevaux de gala ? sur des éléphants

L'étonnement est là, cependant, qui saisit le môme du petit matin, le badaud, le poète désoeuvré, plus ou moins toujours en partance.

La parade se poursuit : "vingt véhicules, bossés", - c'est-à-dire présentant des reliefs sculptés -, "pavoisés et fleuris comme des carosses anciens ou de contes", - la notation métamorphose le réel, l'emmène prendre du "relief", de la "bosse", du blason car "pavoisés" qu'ils sont, les "véhicules", du côté du légendaire, de la merveille qu'on connaît tous, les carosses à prince et princesse, les attelages des vieux rois et des bêtes qui causent...

Du coup, elle est pas loin, la musique, ou, à tout le moins, la représentation, puisque ces "véhicules" sont "pleins d'enfants attifés pour une pastorale suburbaine."
Caractère affirmatif de la proposition. Ce n'est pas "comme". C'est présenté comme étant. Et cela est, en effet, puisque le texte le dit.

S'il y a représentation, celle-ci est de l'invisible puisque la "pastorale" est "suburbaine", souterraine.

Tellement souterraine que, par association d'idées, la parade devient alors cortège funèbre : " - Même des cercueils sous leur dais de nuit dressant les panaches d'ébène", - les plumets noirs -, "filant au trot des grandes juments bleues et noires."

Le texte commença par la clarté d'une "aube d'été" et se termine par les ombres de "grandes juments bleues et noires."
Un éclair, ce "défilé de féeries", dans un coin sombre du parc. Du coup, les arbres deviennent "panaches d'ébène", leurs feuillages des "dais de nuit", et leurs ombres "juments bleues et noires" "filant au trot" comme peut-être "file", - et au trot ! - le gamin suivant la parade merveilleuse.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 23 décembre 2006

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 13:41

DONC TOUJOURS PLUS DE MORTS

« Il sortit d’un grand étui de cuir plusieurs grandes feuilles de papier couvertes de dessins atroces. » (Orlando de Rudder, Le Traité des traités, p.71)

Il pour les montrer aux gens
Sortit d’un grand étui c’est
Là qu’il les rangeait toutes
Ses feuilles de papier plein
De dessins atroces portraits
De gueules cassées portraits
De faces fendues de cadavres
Et de blessés même qu’il dit
« les batailles elles ont un
visage » Albrecht l’ombre ce
Graveur des horreurs qu’il a
Pour nom dans le roman assez
Epatant de Orlando de Rudder
Le Traité des traités et que
Ces précisions on les trouve
A la page 71 du roman Lattès
JC le publia en 1995 est dit
Aussi que Albrecht l’ombre i
Regrette qu’on lui prend ses
Modèles souvent avant que le
Dessin soit terminé pour les
Soigner ses modèles pour les
Enterrer même aussi pour les
Brûler enfin vu que sinon il
Se pourrait que se déclarent
Des épidémies fulgurantes et
Donc toujours plus de morts.

Patrice Houzeau

Hondeghem, le 9 avril 2008

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 05:18

TAMBOUR D’HARMONIE
Notes sur le poème « A une raison » d’Arthur Rimbaud (in les illuminations).

"A UNE RAISON
 
  Un coup de ton doigt sur le tambour décharge tous les sons et commence la nouvelle harmonie.

   
Un pas de toi, c’est la levée des nouveaux hommes et leur en-marche.

 

   Ta tête se détourne : le nouvel amour ! Ta tête se retourne, - le nouvel    amour !

   « Change nos lots, crible les fléaux, à commencer par le temps », te chantent ces enfants. » Elève n’importe où la substance de nos fortunes et de nos vœux » on t’en prie.

   
 Arrivée de toujours, qui t’en iras partout. »
(Arthur Rimbaud)

Les sons sourds [k], [t] et les sonores [b] et [d ] d’abord, qui semblent sonner la charge : « Un coup de ton doigt sur le tambour décharge tous les sons ».
Mais drôle de charge que cette charge qui « décharge » et mène vers une « nouvelle harmonie » : « un coup de ton doigt décharge tous les sons et commence la nouvelle harmonie. »
L’harmonie, c’est bien sûr l’orchestre constitué d’instruments à vent et à percussion, c’est aussi la bonne entente entre des personnes, c’est encore l’art d’enchaîner des accords, de marier des couleurs, des rythmes, des sons, un art poétique donc, un acte de création (cf l'étymologie grecque poiein : "faire", "créer").
Plus de coups alors dans ce « et commence la nouvelle harmonie » au rythme qui semble prendre de l’ampleur après la course initiée par la première proposition :
« Un coup / de ton doigt / sur le tambour/ déchar- / -ge tous les sons »
S’est résolu aussi cet écho (« ou ») du tambour dans le monosyllabe « sons » :
« Un coup de ton doigt sur le tambour décharge tous les sons ».

Rythme binaire donc, celui du pas (1-2 / 1-2) et même celui de la marche au pas des militaires : « Un pas / de toi »
puis plus ample, le rythme après (1-2-3-4) :
« c’est la levée / des nouveaux hommes / et leur en-marche »
ampleur soulignée par les « e » muets des mots « hommes » et « marche ».

« Ta tête se détourne : le nouvel amour ! Ta tête se retourne, - le nouvel amour ! »
Les consonnes [l,m,n] adoucissent les sonorités de l’expression « le nouvel amour », promesse d’harmonie universelle, d’harmonie si grande entre les humains que le tambour lui-même semble y prendre part, à cet « en-marche des nouveaux hommes ».
D’où cette dominante sans doute du son « ou » que l’on retrouve toutes les six syllabes et dans la répétition de l’adjectif « nouvel » :
« ta tête se détour- / ne le nouvel amour / ta tête se retour- / ne le nouvel amour ».
cf aussi :
-          « nouvelle harmonie »
-          « nouveaux hommes « 

C’est alors que se tait le tambour et que s’élève le chant des « enfants », ces hommes à venir, ces enfants-là du présent de la prière :
« Change nos lots, crible les fléaux, à commencer par le temps », te chantent ces enfants. « Elève n’importe où la substance de nos fortunes et de nos vœux » on t’en prie. »
Chant, vraiment. Chœur même, qui fait rimer les mots : « change nos lots / crible les fléaux ».
Chœur qui se mêle harmonieusement au dit du récitant : « à commencer par le temps » / te chantent ces enfants.
C’est que la nasale « an », effectivement, semble rendre compte d’un chant entonné par une chorale.
Les « lots », c’est la part dévolue à chacun, sa part de destin, de « fortune », de chance. C'est aussi, un lot, la parcelle d'un terrain.
Les « fléaux », ce sont les périls, ce qui ici doit être criblé, de coups de tambour d’harmonie peut-être, c’est-à-dire, rempli, comme « le temps » d’une « levée » « d’hommes nouveaux » au son du tambour de raison.
Mais comme le mot "lots", la forme "crible" et le mot "fléau" renvoient au lexique de l'agriculture puisque l'on passe au crible les grains, c'est-à-dire qu'on les sépare de l'ivraie, et que l'on emploie le fléau pour battre les céréales. Ce ne sont donc plus seulement les grains qui doivent être criblés, mais les fléaux eux-mêmes. Rimbaud cinématographe qui superpose les images aux significations, qui donne à voir les plaies et les champs, les coups et les grains, comme si cette "levée" d'hommes nouveaux était nouvelle récolte, comme si ce temps à changer était autant le temps qui ouvre sous nos pas les portes du présent toujours renouvelé, que le temps qu'il fait, ces déluges et ces orages redoutés.
Prière (cf « on t’en prie ») c’est-à-dire, appel à, rappel à l’avènement d’une « nouvelle » manière d’être ensemble, plus juste et plus conforme aux « vœux » des vivants.

Cette pièce de Rimbaud, si musicale qu’on la croirait tirée d’une scène d’opéra (cf dans Une saison en enfer : « Je devins un opéra fabuleux : je vis que tous les êtres ont une fatalité de bonheur »), a aussi son trait final dans cet alexandrin et cet écho encore du tambour :
«Arrivée de toujours, qui t’en iras partout. »
Belle définition, que celle de cette raison du « toujours » et de « partout ».

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 février 2009

 

 

 

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 07:45

ih !...


La très perspicace Marie Fox s'en prend sur son blog MELTING POT ET VIN BLANC DOUX à l'emploi excessif de l'adjectif sociétal (cf l'article "Sociétal"  in Comme je veux. ) Ce qui m'a intéressé dans son article, c'est l'emploi fort amusant de l'assonance "i" :

"Encore mes envies de coups de pieds au cul qui me reprennent, tiens, et comme latter la télé ou le journal ne soulagera pas l'ire qui me soulève quand j'entends ou je lis de pareilles conneries... " (Marie Fox).

"envie" ; "ire qui", "ire", "lis", "conneries" : voilà qui est bien dit, qui exprime bien la linguistique colère devant un mot que l'on entend assez souvent, il est est vrai, dans la sainte parlote de ceux que Marie Fox appelle, avec raison, les "baudruches" (ces hypertrophiés de la télé qui nous expliquent, après coup, pourquoi la crise était inévitable, et qui pourtant, il y a peu encore, vantaient les mérites du libéralisme américain, ne juraient que par l'exemple anglo-saxon et qui, maintenant que le "Tigre Celtique" est en passe de perdre ses moustaches, viennent nous donner des leçons de morale économique - oxymore ! - et de gouvernance - autre mot agaçant ! -).

Le "i" est épatant.
On se souvient des vers de Rimbaud :

"I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
 Dans la colère ou les ivresses pénitentes"
 (Arthur Rimbaud, Voyelles, vers 7-8)

 

L'extravagant Rimbaud y rappelle, dans cet espèce d'Art Poétique du "Sonnet des Voyelles", que le "i" s'emploie en littérature pour exprimer le rire (qui peut salutairement nous prendre à l'évocation des baudruches gonflées à bloc et très flottantes dans les cieux polémiques de la téloche) mais aussi la colère : "l'ire", comme l'écrit Marie Fox. Ce qui est plaisant aussi, c'est que ce mot du français soutenu est suivi par le très trivial "conneries". La langue, quand elle est employée vive, comme le firent Rabelais, Céline et San-Antonio, oscille sans cesse entre hypercorrection et trivialité. A l'image du monde ? C'est que ce n'est peut-être pas l'allitération qui mime le monde mais le monde qui se constitue en formidable continuum allitératif.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 8 février 2009




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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 16:54

VLAKSADRACH

(à lire avec une voix dénuée de tout lyrisme, c'est-à-dire une vraie voix blanche, aussi neutre qu'un grain de sable sur une plage, avec pas plus d'amour ou de haine qu'une page d'un livre saint dans les mains d'un aveugle sourd et muet de naissance.)

Vlaksadrach
Sunokarkass
Ksakassabwa
Silencieuse
Ladrachienn
Elkassunpeu
Grosskelson
Sesficelles
Lesficelles
Dupoèmemême
Keàfilskilé
Cepoèmetrès
Fantochklon
Agiteaublan
Secdlapajlà
Dehorilpleu
Etcestchian

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 2 avril 2008

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 16:47

V'LA LA DRACHE

 

V'LA LA DRACHE

V'la la drache
Sur nos carcasses elle casse
La drache v'la
La drache chienne elle casse
Un peu grosses
Ses ficelles les ficelles du
Poème qu'elles
Sont ses ficelles à la pluie
Poème fantoche
A fils que l'on agite sur la
Page sèche car
La drache jamais que chienne
Qu'c'est quand
Ici il pleut et c'est chiant

Patrice Houzeau,
fait à Hondeghem
le 2 avril 2008.

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 15:47

DEJA DIT ET TANT PIS !

 

DEJA_DIT_ET_TANT_PIS___1

DEJA_DIT_ET_TANT_PIS___2

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 15:44

PARFOIS SOUDAIN

Parfois soudain entre ces deux adverbes
Je me trouve parfois je bois et soudain
J’aboie parfois je doute soudain claque
Un orage je me dis j’aime à philosopher
Quand je défèque je me dis que les gens
Sont des combinaisons de keno c’est que
Les gens sont probables dans l’absolu &
D’ailleurs ils finissent toujours quand
C’est leur tour par tomber les gens ils
Sont si soudains parfois ils viennent &
S’en vont comme les pensées et fragiles
Comme elles les gens parfois soudain on
Y pense aux gens que l’on a connus tous
Ces gens perdus du coup on se justifie.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 4 mars 2008

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