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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 12:26

J'ECRIS JE VEILLE J'AI TORT.

 

1.
Tiré de René Char: "la chaleur désespérée"; "la beauté au point du jour"; "A la santé du serpent".

 

2.
Cette alliance, ce jeu, "la chaleur désespérée", a, je pense, mis de la pointe à bien des coeurs, comme le souvenir soudain d'un visage baigné de larmes.

 

3.
J'ai beau me dire que, l'idée de n'être plus aimé ne passe pas.

 

4.
Le n'être plus, c'est du jamais. On regrette déjà ce que l'on n'a pas su être.

 

5.
J'écris. Je veille. J'ai tort. C'est fatigant.

 

6.
Je suppose qu'il y a des auteurs qui épient "la beauté au point du jour", qui guettent les signes de l'impatience. Moi, je dors.

 

7.
Que boit-on "à la santé du serpent" ? - Un alcool de pomme, je suppose.

 

8.
Y en a, i se piquent de poésie; ça laisse des traces; zont l'air lunaires, ou stupides, ou prétentieux.

 

9.
Tiré de René Char: "le fugace bruissement des feuilles"; "un essaim de fusées engourdies".

 

10.
Comme ça m'violonne soudain dans l'oreille, comme ça chute, ma pomme, et joue de son effet de fuite, "ce fugace bruissement des feuilles".

 

11.
D'où vient que l'horizontalité du "fugace bruissement des feuilles" m'évoque chute et lenteur d'automne ?

 

12.
Au lutin, devenir de la durée, on n'enseigne jamais que sa malice.

 

13.
"essaims de fusées engourdies", bruissements d'un peuple éparpillé, syllabes secrètes de sibylles perdues.

 

14.
Qui a faim veut des moyens.

 

15.
"avoir les moyens": Je n'entends plus guère cette expression qui, il n'y a pas si longtemps, signifiait "avoir de l'argent".

 

16.
Il est possible que l'expression "je crois que cela ne va pas être possible" soit déjà passablement obsolète.

 

17.
Réveiller en marchant la sèche fée des feuilles qui craquelle son enchantement.

 

18.
Je me demande combien l'on entend de chansons dans une vie ? Et combien de visages croisés ? Et combien de fois l'infini ?

 

19.
L'infini, un être sans cause, un signal sans émetteur, une lumière sans étoile, un dieu sans dieu.

 

20.
Dieu n'est pas croyant. Sinon, il douterait.

 

21.
Paradoxe, c'est le nom de mon chien, mon beau chien qui court; entre ses dents, la longue main de la raison.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 22 février 2014.

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 10:54

COURIR LA LANGUE

 

1.
Tiré de René Char: "la marche fourchue"; "abritait d'herbe l'inconnu"; "la connaissance divisible" ("Les Trois Soeurs").

 

2.
La marche marche marche, "fourchue", précise René Char; chaque pas un carrefour, une rose des quatre haches.

 

3.
"abritait d'herbe" le peuple aigu des insectes leurs cuirasses dans le soleil, à la lumière de la fin du jour, persistant dans une grouillante nuit.

 

4.
L'inconnu, cette ombre à deux bras, deux jambes et une grosse boule ronde qui, le long de nos murs, agite sa solitude errante.

 

5.
Pour bien faire, il faut laisser l'être méditer sa solitude au vestiaire et endosser le bleu du coeur à l'ouvrage.

 

6.
Les autres se récupèrent mutuellement; c'est ainsi qu'ils se rachètent.

 

7.
La connaissance se divise en séquences alignées dans les paradigmes et attendant le départ du prochain syntagme.

 

8.
Le sphinx est paradigmatique, cependant que c'est dans les syntagmes que le phénix couve ses nids de flammes.

 

9.
Le rebelle dans l'âme est celui qui préfère laisser courir le phénix que pisser le mouton.

 

10.
Lu dans "La Voix Du Nord" cette pensée du jour attribuée à Paul Léautaud, comme quoi, il aurait dit, Léautaud, qu'aimer c'est tenir plus à l'autre qu'à son propre être, ou quelque chose comme ça. Avec la réputation d'affreux et de misanthrope qu'il trimballe encore, qu'il ait pu écrire, et peut-être penser, une telle curiosité, cela me laisse songeur.

 

11.
Nous ne sommes pas tendres. Nos caresses, souvent, masquent des étranglements.

 

12.
Je ne dors pas si vite quand j'écris; j'apprivoise l'acuité, le tranchant, la pointe.

 

13.
J'aurai eu des fois pointe au coeur, dont je tire des flèches, pour venger les larmes que, individualiste maladroit, j'ai fait couler.

 

14.
Je souris parfois à l'idée que le phénix que j'envoie courir la langue n'est pas sans semer quelques plumes au passage...

 

15.
Je me demande vraiment à quoi peut bien servir de donner des cours d'art appliqué à des comptables.

 

16.
Comme elle avait corrigé "il pleut à verse" en "il pleut averse", je souris, trouvant cela charmant de la part d'une collègue.

 

17.
A quoi peuvent bien penser les gens qui parlent tout seul ?

 

18.
J'écris pour rester en campagne, pour m'imaginer le Bonaparte d'une armée de syllabes, entouré de mes grognards, à l'assaut de cette arrogance qu'il a, l'autre, de vouloir attirer ma sympathie.

 

19.
Je suppose que la prétention est inhérente à sa fonction. C'est sans doute pour cela que certains le trouvent tout de même intéressant.

 

20.
Ah être aussi indélicat que ce grand humaniste titulaire qui se pique de poésie et nous bombarde chaque année de ses inepties qu'il a la prétention de nous faire acheter, le gueux.

 

21.
"On se tire une balle dans le pied", qu'il dit le collègue, déplorant que certains enseignants publient leurs cours sur la toile... J'espère bien, mon pote...

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 15 février 2014

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 17:13

UN CULTE AUSSI SECRET

 

1.
Tiré de René Char: "Dépêchons-nous d'oeuvrer ensemble"; "converger l'un vers l'autre"; "inexplicablement à l'hostile" ("Feuillets d'Hypnos", 196)

 

2.
Imaginé pour une bande dessinée d'héroïc-fantasy : "Dépêchons nos corps à la relève des âmes" dit le chevalier levant son épée.

 

3.
Le rôle de l'armée, savoir dépêcher des corps à la relève des âmes.

 

4.
Converger vers un but commun suppose de passer par ces chemins parallèles où l'un tente de rejoindre l'autre.

 

5.
Je pense assez que beaucoup d'entre nous vivent dans les fantômes de leur couple.

 

6.
Nous ne vivons pas "parmi" mais "dans" nos fantômes; il faut savoir accepter sa part de hantise.

 

7.
A l'hostile, nous vouons un culte aussi secret que le lien qui, dans un bref de Cioran, unit une rose à une hache.

 

8.
Sans doute, les scribes écrivent pour mettre à jour les minutes et les signes indéniables du complot de la rose et de la hache.

 

9.
Toutes les apparences étant contre l'être, elles plaident en sa faveur.

 

10.
C'était un haut fonctionnaire; il était d'une incompétence féroce.

 

11.
Puis vous l'avez dans le bocal, tiens, ce poisson vorace, cette face-là, ce visage clair qui vous tourne dans la tête.

 

12.
Dunkerque... Ma pomme parmi tant d'âmes... Quelle dérision !

 

13.
Par définition, les amateurs n'ont pas de talent; ils n'ont que de la bonne volonté.

 

14.
On ne demande pas au vent de s'engager à souffler.

 

15.
Avez-vous remarqué que certains banquiers n'épargnent guère leurs clients ?

 

16.
Crétin comme cet employé de banque à la retraite qui, jadis, refusa cinquante francs à une mère de famille dans le besoin, et que l'on me montra, bête face à béret, qui passait de porte en porte pour le compte d'une association folklorique d'autres crétins.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 15 février 2014

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 15:44

CETTE EPEE QUE J'AURAI

 

1.
"D'ici quelques semaines, cette épée que j'aurai..." dis-je avec ma tête tranchée.

 

2.
Tiré de René Char : "pour le but à atteindre mais pas au-delà"; "Au-delà est fumée". ("Feuillets d'Hypnos", 1)

 

3.
"pour le but à atteindre mais pas au-delà": Des buts, c'est ça qu'on s'donne... sûr qu'on peut pas sans... sinon... mais pour les atteindre, des fois...

 

4.
"Au-delà est fumée": Ce bref en dit long. Il y a ce qui est, et qui nous occupe, et il y a l'au-delà des choses, qui est fumée, rideau de fumée, muraille de fumée, d'où, parfois, ils jaillissent, ces êtres et ces choses qui, précisément, nous surprennent.

 

5.
Que l'on s'y engage, dans ces rideaux de fumée, et dès lors, nos pistes nous brouillent.

 

6.
Que l'on s'engage au-delà... La fumée dès lors complote les pics de glace qui surgissent du brouillard pour vous déchirer la coque.

 

7.
"sur un hippodrome situé dans l'été luxueux"
(René Char)

 

On imagine des courses avec dames à chapeau, de ces élégances... Loin de la pluie battante, du cheval et de l'homme sombre qui l'emmène.

 

8.
Donc, moi aussi, je n'aurai eu qu'une amie, et beaucoup de ces excuses que l'on nomme, non sans complaisance, illusions.

 

9.
Mon château n'existe pas, mais enfin, c'est mon château.

 

10.
Le hasard ne cesse d'ajuster ses tirs; dès qu'il mettra dans le mille, nous n'aurons plus aucune raison d'être.

 

11.
- "Tu travailles pour la fonction publique, et non pour la logique".

 

12.
Sans doute est-ce par complaisance que je vois dans le poète une sorte de résistant ontologique. C'est facile et illusoire comme le sourire.

 

13.
De même, dire de ces ces syllabes qu'elles sont les flèches de la rébellion de l'être contre le paraître, sans blague, quelle exagération !

 

14.
Tiré de René Char: "Le temps vu"; temps perdu de vue"; "L'être et le temps" (cf "Feuillets d'Hypnos", 12).

 

15.
"le temps vu": Temps vu, coup d'oeil... saisi, l'instant... fugace fantôme d'une photo sans appareil.

 

16.
"temps perdu de vue": Le visage, toute chose changeant, est fait de ce fleuve dans lequel on ne se baigne jamais deux fois.

 

17.
Des fois, je me demande si l'être et le temps se prouvent l'un l'autre, ou ne sont-ils que pure coïncidence ?

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 15 février 2014

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 00:00

COMME DIABLE EN BOÎTE

 

1.
Je suis bien trop poli pour confondre les êtres avec les choses, et des fois, je me dis que j'ai tort.

 

2.
Tiré de René Char: "Nous n'appartenons à personne"; "sinon au point d'or"; "cette lampe inconnue de nous" (cf Feuillets d'Hypnos, 5)

 

3.
"Nous n'appartenons à personne", et pourtant nous n'avons pas le sentiment d'être si libres.

 

4.
Le but de la plupart de nos actes est, consciemment ou pas, de limiter notre propre liberté.

 

5.
"Nous n'appartenons à personne": Nous n'appar l'être nous y tenons quand même, à ce jeu de personne.

 

6.
Je préfère être tenu à part plutôt qu'appartenir. De plus, je crache très loin.

 

7.
"sinon au point d'or": Sinon, qu'est-ce que ça fait, au point où... d'or, le songe, qui rêve de cuivre.

 

8.
"Inconnue", cette "lampe de nous", dont nous ne sommes même pas les génies.

 

9.
Avoir tort, quelle ruse tout de même ! Le tout est dans le dosage, car le tort tue.

 

10.
Je dirais bien que la démocratisation de l'accès à l'art est plutôt une catastrophe esthétique, mais je vais encore me faire traiter de facho.

 

11.
Tiré de René Char: "inaccessible à nous"; "qui tient éveillés le courage et le silence"; "Autant que se peut"; "enseigne à devenir" (cf "Feuillets d'Hypnos").

 

12.
On a beau f, on a beau f, on a beau f, inaccessibles de nous à nous, nous; le soi s'échappe toujours par cette porte que nous n'arrivons même pas à entrevoir.

 

13.
Exister, c'est laisser venir la mort en faisant bonne figure de toutes les apparences d'une bonne vie. C'est là toute notre ruse.

 

14.
On croit s'armer, qu'en fait, on s'affuble.

 

15.
Le tout, dans la cage sombre, c'est de les tenir éveillés, ces deux sphinx, "le courage et le silence".

 

16.
Les autres, ces vulgarités savantes.

 

17.
Des fois, les fêtes, elles masquent à peine le fond macabre qu'elles ont et où elles puisent leur énergie désespérée.

 

18.
Des fois, je me dis que je me relève comme herbe tenace, comme flamme au vent, comme diable en boîte.

 

19.
Vous savez, des fois, l'écriture, une flamme froide qu'c'est.

 

20.
Comme il me disait que, humainement parlant, le sphinx, ça brûle, je lui servis un verre d'eau.

 

Note: Etrange, c'est plutôt le phénix qui conviendrait ici, non ? Quelle énigme ! Je devrais peut-être freiner sur le veau doux.

 

21.
"Autant que se peut" est une formule qui, appliquée à moi-même, ne peut que me faire rire.

 

22.
"Enseigner à devenir", quelle dérision, quand on ne sait pas soi-même où l'on va.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 12 février 2014

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 23:49

CES MORTS QUI NOUS SOURIENT

 

1.
Tiré de Laforgue: "Lui, toujours"; "éploya vastement ses grandes ailes noires"; "Et le sanglot des âges".

 

2.
"Lui, toujours" se dit Mozart en voyant passer dans son ombre le mystérieux messager du commanditaire du "Requiem".

 

3.
"Lui, toujours" se dit Lancelot en voyant passer dans les branches le mystérieux quidam, que nul autre que lui, semble-t-il, ne voit, et qui fait silence autour de lui.

 

4.
"éploya vastement ses grandes ailes noires": Ah aller "vastement" en "éployant" de grands mouvements noirs autour de soi, ténébreux.

 

5.
"Et le sanglot des âges": Je me demande si le Temps pleure quelquefois des larmes sans autre cause d'être.

 

6.
Pourquoi le Temps pleurerait-il ? - Parce qu'il n'existe pas ? Parce qu'il n'existe pas et que nous passons quand même.

 

7.
Tiré de Laforgue: "Leur âge nous confond !"; "L'horloge éternelle"; "Ils s'éteignent dès qu'ils ont lui"; "hier, demain".

 

8.
"Leur âge nous confond !": Et nous voilà brouillés des horloges.

 

9.
"L'horloge éternelle", qui puise éternellement au paquet de chairs.

 

10.
Décidément, nul ne pourra dire: "Houzeau était mon ami". Je dis ça pour prévenir; je montre les dents à tout hasard.

 

11.
"Ils s'éteignent dès qu'ils ont lui": Et j'en connais beaucoup qui ne sont même pas lueurs, mais petits bouts de reflets ridicules.

 

12.
"Hier, demain": Et moi, là-dedans ?

 

13.
Ce que nous cherchons dans le peut-être des chansons, la trace d'un "éternellement aujourd'hui" [Laforgue] dont nous savons bien pourtant.

 

14.
Sur la pochette du disque "Les Marquises", Brel déjà... A croire que nous multiplions les images pour avoir en permanence sous nos yeux ces morts qui nous sourient.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 12 février 2014.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 23:37

PRESSION DES CHANCES

 

1.
Tiré de René Char: "Pression des chances"; "Sur les blés"; "La neige ne fond pas gaiement"; "descendue de l'air". 

 

2.
"Pression des chances": Ah non alors ! Il y faut les mains, la pression des chances ne suffit pas !

 

3.
"Sur les blés": Et alors Saint Traideur marcha sur les blés, et tous crièrent au dollar.

 

4.
J'aime bien quand René Char écrit "La neige ne fond pas gaiement". Et je dirais même qu'elle se morfond, la neige.

 

5.
"descendue de l'air": Celui-là, voyez, qu'on voit pas, qu'on remarque pas, il serait descendu de l'air de rien que ça ne m'étonnerait pas.

 

6.
Tiré de René Char: "Qu'une vitre héberge son souffle"; "Comme le veulent les amants".

 

7.
"Qu'une vitre héberge son souffle": Pourra-t-on dire alors que c'est une vitre soufflée ?

 

8.
"Comme le veulent les amants": Qu'on leur fiche la paix, je suppose.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 12 février 2014

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 23:08

AZIMUT ZOU !

 

1.
Tiré de Laforgue: "En silence, tous deux"; "Le Mal et sa victime"; "Le Mal et sa victime / Luttaient, luttaient sous les cieux sourds".

 

2.
"Dire qu'il est mort, Fernand...
Dire que Fernand est mort" -
Pourquoi j'pense à ça, moi ?

 

3.
"En silence, tous deux": sinon, i s'engueulent, c'est pas la peine non plus.

 

4.
"Le Mal et sa victime":
Le Mal (mâle et puissant): AH AH AH !
La victime (aigue et plaintive): Aaah... Aaah...

 

5.
"Le Mal et sa victime
Luttaient, luttaient sous les cieux sourds"
(Jules Laforgue)

 

Sans doute valait-il mieux.

 

6.
Au vol, sur France Culture: "Je préfère les faux bijoux aux vrais": Ah l'intéressante, mais étrange, demoiselle...

 

7.
Tiré de Laforgue: "La terre secouant"; "La terre secouant, aveuglée, en délire"; "Par l'azur ce vautour géant".

 

8.
"La terre secouant": Je me demande bien ce qu'elle a à secouer, la terre... Ah si ! Ses plaques sur la tronche et tout le tremblement.

 

9.
Je me demande s'il existe une héroïne d'un manga glamour qui s'appellerait "Tsunami" (1).

 

(1) Ouh la ! Si ça se trouve, je fais linguistiquement un drôle d'impair, un de ces impairs pas mettables.

 

10.
"La terre secouant, aveuglée, en délire": Comme une boule de flipper lancée dans une chanson populaire.

 

11.
Ou alors "secouant, aveuglée, en délire" comme l'orchestre des Pardonnez-Nous Seigneur, Nous Ne Savons Pas Ce Que Nous Chantons.

 

12.
"Par l'azur ce vautour géant": Attrapé par l'azur, dis donc, azimuté zou, balancé soucoupe volante, ou tapis gondolant.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 12 février 2014

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 18:15

COULD WE HAVE KIPPERS FOR BREAKFAST ?

 

1.
Que Libé finisse en réseau social, voilà fichtre le triomphe du capitalisme sur les idées de Sartre. Et, en plus, je m'en fiche.

 

2.
Tiré de Laforgue: "Puis détendant son corps raidi"; "Sur ce globe innocent"; "Avec un cri de joie".

 

3.
"Puis détendant son corps raidi", s'étendant, s'étendant, s'étendant, il lâcha - zouhou - et envoya balader sa pomme dans l'fond du panier bleu.

 

4.
Ah ce que j'aurais voulu, c'est une vie électrique, élastique... Hélas, tic-tic-tic fait le ressort.

 

5.
"Sur ce globe innocent"... innocent, innocent, c'est vite dit, ça.

 

6.
"Avec un cri de joie" (1), il déroulit le tapis d'oùsqu'elle jaillit ravioli (2), la reine d'Egypte.

 

(1): en latin bien sûr, genre: youkaïdum, youkaïdae !
(2): Pourquoi "ravioli" ? - Parce que j'en ai envie.

 

7.
Tiré de Laforgue: "Ainsi qu'un fauve avait bondi"; "L'abîme était l'azur"; "L'abîme était l'azur des anciens jours".

 

8.
"Ainsi qu'un fauve avait bondi" pour se prendre le rateau qu'était caché dans l'herbe (quel suspense ! On dirait du Marc Lévy).

 

9.
"L'abîme était l'azur": d'où le nom caché de la Côte d'Azur, qui est, bin tiens et comme chacun sait, la Côte d'Abîme.

 

10.
L'abîme, là oùsqu'on fait boum !

 

11.
"L'abîme était l'azur des anciens jours"
(Jules Laforgue)

 

Euh, faudrait arrêter de jouer avec les verres à saké qui vous font voir des choses.

 

12.
Des fois, quand j'entends "Breakfast In America", de Supertramp, quand j'entends ces mots :
 

"Could we have kippers for breakfast
Mummy dear, Mummy dear
They got to have 'em in Texas
Cos everyone's a millionaire"

C'est drôle, mais ça me donne une vague envie de pleurer.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 11 février 2014

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 12:15

SOURIS QUAND MÊME CHAT

 

1.
C'est quand même bête de se dire que vivre, c'est toujours mourir un peu, mais quand on est bel et bien débandé, dévissé, enterré, on n'en a plus l'occasion.

 

2.
Tiré de Laforgue: "Mais soudain vers les cieux"; "Le mal s'accrochait"; "Le Mal qui là dans l'ombre flairait sa proie".

 

3.
"Mais soudain vers les cieux": Oh !... Là-haut... Une souris !...

 

4.
"Mais soudain vers les cieux jaillit un cri de rage"
(Jules Laforgue)

 

C'est qu'un géant s'a flanqué sur les doigts son marteau;
ça ne fait pas un nuage.

 

5.
Le "ç", je sais pas le mettre en majuscules. J'ai su, j'sais plus, j'm'en fiche.

 

6.
"Le Mal s'accrochait": Tique et tique et ratatique.

 

7.
"Le Mal qui là dans l'ombre flairait sa proie" [Laforgue]
 

- Couché, Belzédor !

 

8.
"J'étais beau comme un passage à niveau" qu'il chante Thiefaine... beau à regarder les trains passer oùsqu'on n'a pas monté, trop bourré qu'on était.

 

9.
Qui me souhaite "bon courage" est vraiment bien brave; il me semble tellement que je le mérite pas.

 

10.
Si Lewis Carroll a inventé "le sourire du chat", c'est peut-être pour souligner que les chats ne sourient guère... i sont si sérieux, les chats... ou alors, c'est des keatons, et i se fichent de nous, les greffiers...

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 11 février 2014

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