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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 03:44

TROP

 

Un petit tour sur la blogosphère littéraire... des livres, des livres, et encore des livres... des mots, des mots, et encore des mots... Où trouvent-ils le temps de les lire, tous ces pavés imprimés ? Où trouvent-ils le temps de les composer, toutes ces savantes illusions ? Hypertrophie linguistique, cancer du signe, maladie du sens... Pour moi, il me faut chaque jour courir sur mes pattes le long du réel, et trouver un coin pour y tisser ma toile.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 4 juin 2013

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 03:08

LA CREVE

 

La crève... j'ai l'impression de traîner deux fantoches lourdauds pendus à mes jambes.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 4 juin 2013

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 02:55

BATAILLE DE POITIERS 1356

 

Une miniature des "Chroniques" de Froissart... Bataille de Poitiers, 1356... Au premier plan, les archers anglais face aux chevaliers français... percés dadas, percés guerriers...  tentent de s'esquiver... de rebrousser... de filer à l'anglaise... les croupes des destriers blancs saignent... y en a bien un qui essaie de les frapper de son épée, les flèches à l'arc tir tendu, peine perdue, s'est chopé une flèche au haut de l'épaule... dans l'armure peut-être mais pas que, ça tombe dru, ça pleut, ça se fiche au défaut... poussés par la presse... en avant qu'ils doivent... courir au massacre... noblesse oblige, je suppose...

 

Note : cf "Histoire-géographie, initiation économique, 5ème", de Lambin, Martin, Desplanques, Hachette Education, 1991, p.99.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 4 juin 2013

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 10:01

ZIEUTE LA FRISE

 

Evidemment, suffit de zieuter la friser... 1347-1352 : La Grande Peste en Europe. 1337-1453 : Guerre de Cent Ans. Dans tout ça, de la Grande Peste ou par l'épée, 40 millions d'Européens sur 120 meurent... Calamiteux siècle... Gueules ouvertes... Sang noir et noir sang...

 

Note : "Histoire-géographie, initiation économique, 5ème", de Lambin, Martin, Desplanques, Hachette Education, 1991, p.97.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 3 juin 2013

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 08:57

HANTE TOUS LES ESPRITS

 

...l'idée de la mort hante tous les esprits... je lis ça dans un manuel d'histoire-géographie à l'usage des classes de 5ème... Liée à la Grande Peste, cette remarque... présent de vérité générale aussi bien... et puis si ça hante, c'est qu'c'est donc fantôme... fantômes, idées, hantants idems... des trucs qui reviennent... de la même étoffe qui nous polichinelle... nous outrecuide... nous passe à travers... c'est dans la compagnie secrète de nos fantômes et de nos idées que nous y allons, sur la piste aux regards...

 

Note : "Histoire-géographie, initiation économique, 5ème", de Lambin, Martin, Desplanques, Hachette Education, 1991, p.102.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 3 juin 2013

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 08:15

PAS DE SOI QUI NE SOIT QUE SOI
Cf Clément Rosset, Le réel et son double, citations en italiques.

 

1.
... de la duplication du réel... la conscience produit en série... à la chaîne, l'être... où il y a de la chaîne, il n'y a pas de plaisir... scusez, je joke... et j'agace.

 

2.
Et puis du miroir qui revient, c'est le titre d'un bouquin de Robe-Grillet... du ayant déjà vaguement eu lieu... du Je me souviens... C'est qu'on en produit, du Je me souviens, à en déborder les étagères... sous réserve de gourances car miroir qui revient a d'la poutre plein l'oeil.

 

3.
Des fois poétique, le philosophe, allons-y donc... Coupez-moi ça en mesures... Rythmez, trouvères... Débitez en vers... Je l'fais :

 

"Pas de soi qui ne soit que soi,
pas d'ici qui ne soit qu'ici,
pas de maintenant qui ne soit que maintenant
"

 

4.
...moi que ne garantit aucun papier... Le moi, c'est surtout la promesse du moi... On s'en promet de l'intense, du dense, du moderne, et puis l'énigmatique surprise... on a beau se barrer, du bouh que vous êtes pas beau... Il y a toujours quelqu'un, du miroir qui revient avec la gueule de l'autre... de l'étrange... pointe son masque, l'étrange... point de coin où il ne revienne couaquer et vous coincer, l'autre... sinon, on meurt... vivre c'est se coltiner de l'autre... à plus savoir qu'en faire.

 

5.
Nous vivons pour nous souvenir de ce que nous vivons, pour que les autres aussi... Rater sa vie, c'est avoir honte de ses souvenirs... faire honte... le transcendant, c'est la mémoire de l'autre... c'est pour ça qu'il y a bien du dérisoire... bagatelles, galipettes, et peau d'lapin...

 

6.
Et puis l'horreur... alors il vous bouffe, le miroir.

 

7.
Rosset évoque aussi Les Gommes, le roman de Robe-Grillet, le roman qui s'efface... Bon, il y trouve du cogitable... Le ce qui est comme ayant déjà eu lieu est aussi ce qui est un comme devant avoir lieu, tout ça se résolvant dans l'insupportable présent... ce qui fait qu'on fuit... qu'on décampe du présent... qu'on dégage de ce qui ne fait qu'être là, de ce qui ne relève ni de l'ayant (de l'avoir) ni du devant (du devoir)... Quel scandale ce qui ne fait qu'être ! Cette chose, ce "là", il faut donc la dépenser, la consommer, l'abolir et la ressusciter.

 

8.
Surtout le miroir qui revient, il vous cause une de ces langues étrangères, pleine de faux amis et de double sens, de jeux de double sens qui reviennent constamment... hantants présents... bouts de déjà flottants puis qui vous cognent... vous tombent tuiles... vous crisent... Double porte, fenêtre, oeil, langue, le sens y file son araignée...

 

9.
J'entends à la radio que le Centre Pompidou, la langue populaire l'appelle "Notre-Dame des Tuyaux"... Marrant... Le lieu est aussi le nom qu'on lui donne... Dans la représentation en tout cas, qui se substitue si souvent tout l'temps au réel que nous en sommes tout irrationnel... tout paumé au miroir...

 

10.
On passe dans les lieux... On passe les lieux... Fantômes, les autres fantômes nous reconnaissent ... On n'a pas de nom... On n'est que gueules... plus ou moins attractives... plus ou moins décoratives... du reste, plus il y a de monde, plus le nom est rare, et plus précieux le singulier... pourvu qu'on le tienne à distance... sinon, le singulier, il vous écrase éléphant, en barrissant génial... je cite :

 

"L'unique comble l'attente en se réalisant, mais la déçoit en biffant tout autre mode de réalisation"

 

C'est sans doute qu'on l'abolit, la magie... qu'on l'antidote... on ne peut rencontrer deux fois la première fois... à moins d'avoir perdu souvenance de... l'existence bafouille... c'est à la qualité de l'illusion que l'on se félicite de... que l'on se fascine, et pis qu'ça dure...

 

Notes

(sous réserve de gourances et d'après) : Cf Clément Rosset, Le réel et son double, édition de poche, folio essais n°220.

 

"la duplication du réel" (p.55) ; "ayant déjà vaguement eu lieu" (p.96) ; "Pas de soi qui ne soit que soi, pas d'ici qui ne soit qu'ici, pas de maintenant qui ne soit que maintenant" (p.97) ; "moi que ne garantit aucun papier" (p.118) ; "l'énigmatique surprise" (p.42) ; "comme ayant déjà eu lieu", " comme devant avoir lieu" (p.67) ; "l'insupportable présent" (p.68) ; "jeux de double sens qui reviennent constamment" (p.39) ; "L'unique comble l'attente en se réalisant, mais la déçoit en biffant tout autre mode de réalisation" (p.43).

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 2 juin 2013

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 00:29

DANS L'ETERNELLE FARINE

 

1.
Des yeux pleins de lumières... ça permettrait-y d'y voir dans la nuit la plus noire ?... celle de l'Angoisse... vu que de Baudelaire on cause, forcément alors, la question de l'angoisse... celle-là de despotique qui plante son drapeau... noir le drapeau, le voit-on dans la nuit ? C'est pour ça, sans doute, ces Yeux pleins de lumières...

  

2.
D'éternels escaliers sans rampe... pour le grimper, son rocher d'éternité... et puis sans rampe... pour qu'on tombe bien... puis qu'on n'a plus qu'à recommencer...

  

3.
Surtout qu'ils grouillent de monstres visqueux... yeux de phosphore... vous v'là lapin fasciné... ne rendent visibles qu'eux... bientôt dépiauté, le fasciné... peau d'lapin, le destin... on finit au cou des dieux, écharpe de sang pour d'autres batailles... Ce genre de trucs, Lovecraft, vous savez, le scribe aux glauques, il les savait aussi... C'est-y pas qu'ils chercheraient à nous avertir, Lovecraft, Baudelaire, Allan Poe and Co ?

  

4.
L'humanité fermente des orages... c'est Baudelaire qui le dit, que les faubourgs, surtout les vieux, ceux qui ont de la bouteille, c'est tout labyrinthe fangeux / Où l'humanité grouille en ferments orageux... Les villes, cités, capitales, vieilles villes, centres et places jusqu'à la petite horreur des banlieues... Me dites pas qu'il ne s'y passe rien, je vous rirais au nez... tout ça plein de foudre qu'c'est... en attente... patiente foudre... mais sûre et certaine comme un réglement de comptes...

  

5.
Mois après mois, l'augmentation du nombre de chômeurs accélère la course de la flamme le long de la mèche.

  

6.
Du coup de couteau métaphore... çui-là qui rentre dans le coeur du narrateur... faut dire qu'il est plaintif déjà, son coeur... il a le palpitant émotif, le Charles... après, à force de coups de couteaux dans la boîte à je t'aime, moi non plus, il finit par se sentir un peu fontaine de sang... Il me semble parfois que mon sang coule à flots, / Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots... Il écrit ça, Charles, on peut pas plus se percer... se transpercer... si j'avais pas lu qu'il était hétéro pur jus, je dirais qu'il y a du Saint Sébastien dans c'bonhomme narrattant là... Il a évité l'image du beau gosse tout flèché, n'y a même pas pensé, si ça se trouve... S'est jamais senti saint persécuté, plutôt diable pauvre que pauvre diable... Diable tout de même, à litaner Satan... à se faire vampire... à se vampiriser...

 

"Je suis de mon coeur le vampire,
- Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamnés,
Et qui ne peuvent plus sourire !"
(Charles Baudelaire, L'Héautontimorouménos)

7.
Avait un peu le goût gothique, Charles... à apprécier les dessins macabres... les crobards à camarde... les pochades d'yeux révulsés dont s'échappe / Un regard vague et blanc comme le crépuscule... Je me demande s'il aurait pas, le Baudelaire, de nos jours, fondé un groupe rock à cave et symboles zarbis... avec ses cheveux verts et la précision de ses évocations, il aurait fait un malheur, Baudelaire... Une sorte de Robert Smith, vous savez, çui des Cure (en frangliche prononcez Qioure)... le génie en plus... quoiqu'en fait, j'en sais rien... ça fait longtemps qu'j'les ai pas ouïs, les Qioure...

8.
Des fois, les humains, les si savants humains, i regrettent de l'avoir promu au haut de l'échelle, le petit Jésus :

"Jésus, petit Jésus ! je t'ai poussé bien haut !
Mais, si j'avais voulu t'attaquer au défaut
De l'armure, ta honte égalerait ta gloire,
Et tu ne serais plus qu'un foetus dérisoire !"
(Baudelaire, Châtiment de l'orgueil)

Le Charles, il imagine qu'alors, l'ainsi discoureur illico qu'il paume sa comprenette, devient très cinglé, cinoque, crêpé, que les mômes alors en plein se foutent de lui, lui lancent des pierres si ça se trouve... Outre que le voilà tout faible, et donc très pauvre créature de Dieu, le docteur des plus grands s'était cézig déjà condamné lui-même, car quelle idée d'aller inventer des transcendances à ce monde de fureur et de bruit ? Y a de quoi, à y réfléchir, finir crêpe et chèvre... Vous me direz que nos sociétés industriellement avancées sont pleines de fabuleux philosophes qui vous composent de ces traités de transcendance qu'on sait plus où les mettre, mais c'est surtout parce qu'il faut bien publier quelque chose si l'on veut être reconnu par les autres professionnels de la profession et récolter les honneurs, les postes, les sourires des donzelles, et la poignée chaleureuse de l'Inspecteur, du Recteur, et qui sait du Ministre peut-être... Qu'elle soit un peu moins industriellement avancée, la société, et vous verrez qu'on y grimpera moins souvent au rideau de la transcendance... surtout qu'il y a déjà des idoles à trompe qui se pointent, zen, détachées de tout, bien finement fignolées pour le rouler, l'amateur de transcendances, dans l'éternelle farine de l'éternel gogo.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 2 juin 2013

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 03:21

VERS LA RIDE ET LES GRIMACES

 

1.
"Elle me trouvait trop drôle !... J'en aurais pleuré !..."
(Céline, Le Pont de Londres)

 

Elle me fascina ravioli
Me tarabusta du couteau de ses lèvres
Trouvait pas assez de désosser les corbeaux
Trop qu'elle brillait la mirette
Drôle de fille la jeteuse de puits
J'en fus fasciné j'en
Aurais bouffé du feu
Pleuré des trèfles des as des piques.

 

2.
"Et les ouvrent grands comme des soucoupes"
(Serge Gainsbourg, Les millionnaires)

 

Et, l'oreille aiguisée,
Les murs, ils les éventrent, et ces ventres, ils les
Ouvrent, pour en extirper de
Grands squelettes en armure
Comme si c'étaient des trésors !
Des spectres dérisoires, oui,
Soucoupes sans si ni la, ni sous ni coupes.

 

3.
"Ouvre tout grands les yeux, et va dormir."
(Réplique du film "La Femme Modèle" de Vincente Minnelli)

 

Ouvre les, les osses de tes atroces, spectres
Tout féroces et noces de moelle, tout
Grands, grimpés squelettes... dans
Les labyrinthes, tout riquiquis qu'i s'font, ceux d'tes
Yeux... dédales... ils s'y incrustent,
Et spiralent, et chutent de vertige...
Va donc les chercher, va
Dormir, va les scruter, les spectres aux yeux volés.

 

4.
"she moans like a cat when she wants to be heard."
(Jim Morrison, My Wild Love)

 

She et j'allongerai le i
Moans comme quoi qu'elle gronde gémit et ih ih
Like comme like comme like comme,
A oeuf, euh oeuf, euh oeuf, and the
Cat, quoi qu'il fait, the cat ?
When qu'on mâche des when
She allongez, allongez le i
Wants, et le s faites le siffler
To, to, to qu'les chats s'méfient des toutous, to
Be, my baby, baobab ou Balthazar,
Heard, puisque black trombone, faut qu'ça sonne.

 

5.
"Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides"
(Baudelaire, Réversibilité)

 

Ange, ça l'agace quand j'l'appelle Ange
Plein de crachats et d'foudre qu'elle tourne alors
De mon côté sa face ; la
Beauté du Diable qu'elle a...
Connaissez-vous cette tigresse ?
Vous l'avez déjà croisée sûrement, entre
Les lignes, les masques, les
Rides et les grimaces.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 1er juin 2013

 

 

 

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 06:46

JUSQU'AUX CENDRES
Brefs, avec des citations et des bouts de, ici en italiques, tirées de Clément Rosset, Le réel et son double, édition de poche, folio essais n°220.

 

1.
... ce que je suis... forcément, j'aurais pas aimé l'être...

 

2.
Notre vie consciente... émiettée... dispersée dans la nébuleuse des points de suspension...

 

3.
... ne jamais pouvoir se répéter... monde des uniques... ce qui est : une somme d'unicités... d'imprévisibles.

 

4.
L'Histoire tente de donner de la visibilité à ce qui était radicalement imprévisible, et qui le demeure.

 

5.
L'Histoire, une écriture du coup de théâtre, un compte-rendu de derrière le rideau.

 

6.
... d'un autre monde qui le double... acteurs d'un monde que nous ne pouvons connaître... une langue étrangère, ce monde... la langue du parfait étranger... doublés nous sommes, forcément... nous ne jouons jamais le rôle que nous croyons jouer... nous ne pouvons qu'interpréter.

 

7.
Seul ce que nous ne connaissons pas est parfait.

 

8.
Il persiste dans toute perfection une part irréductible d'énigme qui fonde nos fascinations.

 

9.
... la concrétisation progressive de l'au-delà... du fantastique plein la caboche... de l'ombre à griffes qui fend le brouillard... de l'énigme qui surgit du mur... de l'oeil dans la fissure, et qui se dilate... horrifiée mirette...

 

10.
Je loue Céline pour sa hache... Emiettée la langue... pépites... éclats... éclairs.

 

11.
La mise à l'écart de soi par soi... autrement dit, nous sommes la somme de  nos écarts.

 

12.
La langue, cet infini où la somme des parties excède le tout, où qui dit vrai dit faux et où qui dit faux se trompe, ou ment.

 

13.
Entendu dans un documentaire, à propos d'un projet d'affiche pour le film L'Exorciste, William Friedkin  : "On n'invoque pas le nom de Dieu pour attirer le pigeon." La colombe non plus d'ailleurs... en tout cas, on devrait pas.

 

14.
... oblique elle-même... voilà qu'elle réplique, pis qui prend la tangente.

 

15.
La chose n'est tolérable que médiatisée, dédoublée : Autrement dit, l'être en soi est un feu qui consume jusqu'aux cendres l'étourdi qui, par goût de l'absolu, tente de s'en approcher.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 31 mai 2013

 

 

 

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 04:36

EN TOUT CAS J'ESSAIE
Brefs et citations de et d'après Jules Laforgue (elles sont en italiques).

1.
...se ruer dans l'inconnu... chien sur la piste... fantôme qui ne reconnaît pas son lieu...

2.
Le vent qui n'a pas décoléré... du coup, il souffle à nous décoller de nos ombres.

3.
Vous verrez mes voiliers... une fois dépliés... mes voiliers... zieuterez... du papier, dépliés i seront, mes voiliers... cocottes... cinglantes à flaques... ah les démarrées ! Vous verrez mes jongleurs aussi... les mains qu'ils ont... pleines d'invisible...

4.
Oui, ce monde est bien plat... crèpe, galette, boulette... on court dessus... sillons...

5.
se mêler en valses fantastiques... valseurs, valseurs in the dark...

6.
L'éclair aveugle en est en route... Laforgue le dit, c'est çui-là d'la mort... qui zigzague déjà sur la route... entrant par la pluie, franchissant les feuillages, perçant les arbres du parc... et puis qui chose...

"Quant à ta mort, l'éclair aveugle en est en route
Qui saura te choser, va, sans que tu t'en doutes."
(Jules Laforgue, Complainte du sage de Paris)

7.
nuits folles sans nombre... monde rué... en grand rut... coupes et verres... lèvres et corps... ah ! les fièvres et les sueurs... et les assassinats... les yeux qui s'en retournent...

8.
"Mon coeur... Ah! pourquoi donc ai-je un coeur? Ah! pourquoi..." (Laforgue, Litanies de mon triste coeur)... En tout cas, il bat... son alexandrin... remarquable !

9.
mes tristesses sans causes... dogue triste... mélancolie de chien couchant... déjà la nuque qui se ploie... visage qui se chiffonne...

10.
Elle est Tout... Mais non, pas tant qu'ça.

11.
...tout nous abandonne... qu'est-ce que j'disais...

12.
Sa peau prenait déjà le ton... ça s'parchemine en chemin... se tache... ça devient thon, carpe... entre les feuilles mortes...

13.
Oh ! là-bas... un tourbillon de feuilles mortes... Il doit y avoir une statue.

14.
... je voudrais un vampire... ma portative immortalité... mon ironique memento mori...

15.
... je n'aime personne... en tout cas, j'essaie...

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 31 mai 2013

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