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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 04:01

SUR TES PAS

 

Quand j'entends Sur tes pas de Julien Clerc
Et d'Etienne Roda Gil c'est bien entendu la
Belle poésie de Roda Gil qui me plaît Aussi
La batterie qui donne à cette mélancolie un
Air de combat de débat de temps rythmé Puis
Je verse une ombre de larme quand j'entends
Terre de France "Tu es ma terre, mon désert
qui s'en va, tu es ma terre, ma mère et mon
hiver" et puis ce très juste
"Ce sont les choses du temps
Qui ont fait nos tempéraments"
Et je revois alors les visages de Claude de
Catherine de la Mademoiselle qui enseignait
Le français c'était il y a des lunes Hénin-
Beaumont le Collège Gérard Philipe j'aimais
Bien cette professeur jeune et jolie et pas
Trop exigeante L'école on l'avait pas encor
Transformée en usine à citoyens Je l'aimais
Bien cette professeur et Molière mais encor
Plus la petite Claude nous étions en 5ème &
Sa voisine Catherine je l'aimais bien aussi
Comme le temps passe et à vrai dire si cela
M'apparaît si précieux Claude Catherine les
Heures de français le Collège c'est qu'tout
ça n'existe plus que dans la mémoire qu'y a
Pas d'passé y a que le néant qui nous court
Après.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 11 mai 2013

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 20:03

LA PORTE DES RÊVERIES
En farfouillant dans Aurora, de Michel Leiris, Gallimard, Collection L'Imaginaire n°3.

 

1.
"Ainsi je me promène au milieu des phénomènes"
(Michel Leiris, Aurora, p.39)

 

"Ainsi je me promène au milieu des phénomènes"
Dit le narrateur de l'hallucination Aurora Pas
De quoi s'épater puisque chacun d'entre nous y
Passe au milieu des phénomènes & que nous idem
Qu'on est des phénomènes et ces phénomènes qui
Collectent observent dissèquent calculent tous
Les possibles tous les phénomènes & que le mot
Même de phénomène c'est nous qu'on l'a trouvé.

 

2.
"J'observais le long des murs mon ombre projetée et ressemblant aux traces de plantes antédiluviennes"
(Aurora, p.13)

 

Et puis non seulement il se promène au milieu
des phénomènes le narrateur à Leiris mais ses
Yeux observent le long des murs son ombre des
Fois qu'elle aurait des envies de fugue ou de
Faire son intéressante d'ombre d'incongruiter
De gesticuler déjà qu'on dirait d'la trace de
Plante antédiluvienne une lézarde une fissure
Là dans le mur qui laisserait passer le temps

 

3.
"le voyageur ferma soudain la porte des rêveries"
(Aurora, p.109)

 

C'est plein de jolies choses comme celle-là
Aurora de Michel Leiris ça fait un bail que
J'ai ce bouquin collection L'Imaginaire qui
Réédite de curieuses raretés littéraires du
Baroque du vraiment pas pensé pour les prix
Je sais même pas si ça raconte une histoire
C'est une promenade hallucinée inspirée des
Chants de Maldoror voyez une surréalisterie
Avec plein de trouvailles dedans qu'avec je
Me plais à composer de mes ryhmiques vers A
La téloche un chanteur chante des conneries
C'est comme ça ils sont faits aussi pour en
Débiter des conneries les chanteurs pour en
Fasciner les consciences des fois je me dis
Que je ferais bien de plus en écouter de la
Musique ni chanson ni jazz ni blues ni rock
Ni même la Neuvième de Beethoven qui est si
Belle si autre que sans la musique mieux je
Me concentrerai et que j'écrirai mieux donc
A en publier des polars mirifiques qui m'en
Rapporteraient du fric au lieu d'me laisser
Avoir par leurs sphingeries électriques aux
Hendrix Pink Floyd Doors Stones Beatles pis
Tout ça qu'on écoute passqu'on fut trop nul
Pour faire toubib véto pharmacien ingénieur
Et qu'alors on reste chez soi à écouter des
Vieilles galettes tandis qu'ils sont utiles
Aux autres les autres.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 10 mai 2013

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:56

UN THEATRE OU L'ON ATTEND

 

1.
est un théâtre où l'on attend
C'est d'un poème à Baudelaire

Que je tire ces mots comme il
N'a pas de majuscule je pense
Que j'ai dû lui raccourcir un
Alexandrin lui couper un vers
Un décasyllabe peut-être j'en
Ai oublié la mesure Pas grave
Peu importe car dans ces mots
est un théâtre où l'on attend
C'est le verbe attendre et le

Théâtre qui me plaisent cause
Acteur nous masques qu'on est
Dans le théâtre Mézigue qu'on
Attend qu'on l'répète le rôle
De notre vie & pourtant cette
Scène tant rêvée et fantasmée
N'arrive jamais ou pas tout à
Fait comme on l'avait cogitée
Comme si rien non jamais rien
Ne pouvait se passer comme on
Le pense comme si le réel une
Continuelle dérobade il était
Le réel Il était remarquez on
En cause à l'imparfait.

 

2.
"Ils traversent ainsi le noir illimité"
(Baudelaire)

 

Les bolides qui vont se scracher on ne
Sait où que l'univers c'est un flipper
Dont les boules fusent filent vers les
Trous les cibles jusqu'au tilt final &
Si ça se trouve Dieu est un virtuose à
Ce jeu du flipper Universe et le temps
Une série de parties gratuites.

 

3.
"Des chats passaient furtivement"
(Baudelaire)

 

Furtifs les greffiers ombres dans les ombres
Des fois on voit leurs yeux i vous fixent et
Vous calculent on passe sous leurs yeux sous
Les yeux d'un tas de bestioles qu'on passe &
Les yeux d'un tas de gens itou qu'on passe &
Le réel une somme de regards une addition de
Regards le réel dont le résultat serait plus
Grand infiniment plus grand le résultat plus
Grand que le réel lui-même que j'sais pas le
Dire de façon plus claire mais pas tellement
Plus que ça que j'en serais étonné.

 

4.
"Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge"
(Baudelaire)

 

Ce serait-y pas que l'univers serait une larme
De Satan Ce serait-y pas que Monsieur ouine en
Effet ou Dieu peut-être une larme Dieu et tous
Les mondes alors des reflets dans cette larme.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 10 mai 2013

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 12:43

VOUS FANFARE

 

"De vous, claire et joyeuse ainsi qu'une fanfare"
(Baudelaire, Confession)

 

De vous & donc sur vous j'écrirai donc
Non pas sur votre peau quelques signes
D'une calligraphie érotique je ne puis
M'le permettre car mauvais calligraphe
Je suis non mais sur le clavier qui me
Sert à semer des mots dans le monde je
Veux écrire sur vous pour penser à toi
Puisque lorsqu'à toi je pense j'aime à
Te tutoyer à toi à qui je dis Vous car
Je ne suis que moi & toi tu es ce Vous
Si noble & fier si élégamment lointain
Oh yeah comme on dit dans les blues je
Veux écrire sur Vous des vers amusants
Puisque zêtes fanfarante Vous marrante
Sur Vous oui composer des fantaisies &
De quoi rêver de votre ligne si claire
Qu'on vous dirait dessinée Vous claire
Claire et pis joyeuse troulala tralala
C'est curieux comme c'troulala tralala
Va pas si bien avec le Vous mystérieux
Dont je cause depuis le début le débit
Ai-je d'abord écrit car j'aime débiter
Des vers comme on joue sur une guitare
Des notes ça tombe bien car tandis que
Je compose ces vers j'écoute flamboyer
La guitare de Jimi Hendrix l'album Are
You Experienced où il y a ce titre 3rd
Stone From The Sun une expérimentation
Quasi instrumentale des grognements au
Début du morceau qu'on dirait d'l'être
A la Lovecraft du crapaud intersidéral
Qui évoquerait on n'sait quoi & n'sait
Qui parlerait d'un autre monde qu'dans
Un en trois partie sur sa vie au génie
Documentaire j'ai appris qu'selon Jimi
Hendrix himself le morceau raconte que
La terre est envahie par des Autres de
L'envahisseur à soucoupes & qu'les gus
Au lieu de s'intéresser à nous eh bien
Ils nous boudent & snobent & décrètent
Que seules les poules les cocottes les
Pondeuses les en attendant leurs dents
Sont dignes d'intérêt voyez-vous ça ça
Colle en tout cas avec ce qu'il aurait
Dit à un voisin londonien qu'auteur il
Etait dans un genre inédit le genre du
Rock de science-fiction En tout cas je
Veux moi écrire sur Vous et c'est itou
De la science-fiction car zéxistez pas
Aussi si lointaine si hautaine qu'vous
Soyez je peux faire de Vous une zazoue
Une zazie une comique une rigolote une
Joyeuse boute-en-train et une fendarde
Comique comme tout même si rien pas si
Comique n'est et qu'on se marre pas oh
Non qu'on se marre pas tant que ça pas
Tant que ça pas tant que ça dure qu'ça
Dure qu'ça dure qu'ça dure infiniment.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 10 mai 2013

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 19:39

CONTRASTE DEPRESSIONNAIRE
Notes sur un recueil de textes de Serge Gainsbourg. Les citations sont entre guillemets.

 

"Elles ont la couleur de ses grands yeux
La couleur des jours heureux"
(Serge Gainsbourg, Les sucettes)
Les yeux c'est de la couleur qui peut dire
Affirmer sans être certain d'pas s'tromper
De quelle couleur sont ses yeux à la fille
Dont tant il cause Souvent on croit savoir
Et puis on voit bien qu'on n'sait pas Dans
Sa chanson des sucettes Gainsbourg le note
Que la couleur des yeux c'est du passé que
La couleur des yeux renvoie à cet autre-là
De temps qu'a bien coulé sous les ponts là
Le temps des jours heureux dans sa chanson
En tout cas c'est le cas et puis il y a la
En tout cas c'est le cas oh là voilà qu'je
Redonde oui c'est le cas oh là voilà qu'je
Fausse note c'est le cas et puis il y a la
Mélodie des mots de tous les jours puisque
Nous vivons dans une société basée sur une
Consommation toujours plus accrue ces mots
Sont parfois des noms des marques :
"Un mégot de Philip Morris l'eau de Chanel
Je mange un caramel
En écoutant la pluie que tu fais sous la douche"
(Gainsbourg, Le sixième sens)
La pluie alors c'est d'la douche & on fera
Rimer cette douche avec Lelouch aussi Obao
Avec cacao Gainsbourg il avait la citation
Moderne la référence contemporaine Puis le
Passé c'est macchabée and co il est bourré
De danseurs morts le passé il est plein de
"Tous ceux-là qui dansaient ça"
Maintenant ne sont plus là
Ils sont morts et enterrés, tous crevés"
(Serge Gainsbourg, 18-39)
En attendant le présent et sa
"Dépression au-dessus du jardin"
L'image épatante celle qui donne une forme
Au mot dépression nuages noirs et ciel bas
Latence d'orage pressentiment de la foudre
A vous en flanquer une au-dessus du jardin
De fichue saison de sombre printemps image
Epatante d'autant que le mot dépression ça
Vous suggère de la zone météorologique des
Vastes espaces qu'alors avec le mot jardin
Qu'est bien délimité précis mesuré concret

V'là qu'ça fait contraste dépressionnaire.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 mai 2013

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 11:16

OUI MAIS LUI IL ETAIT EN L'AIR

 

Je regarde Fantômas contre Scotland Yard
Avec Louis de Funès et son fameux "Et le
pendu alors ?" "Oui mais lui il était en
l'air, il pouvait pas savoir." Citant de
Mémoire je suis à peu près certain de me
Gourer un peu mais c'est quasi ça Il est
Difficile pour moi de la commenter cette
Phrase Je ne peux dire que le comique de
La réplique est dû surtout à la vivacité
Du ton employé par Louis de Funès du vif
Du nerveux du syncopé du réactif qui lui
Fait dire au commissaire Juve pas mal de
Non-sens & c'est ce non-sens ce décalage
Entre la masse fantôme du pendu et cette
Ignorance dont Juve le dote l'expliquant
Cette ignorance de la présence ou non du
Cadavre qui n'fait rien qu'à disparaître
Par la position aérienne du pendu ce qui
Induit d'ailleurs que les bonzes volants
Les yogis lévitants & autres envolés par
La grâce de Dieu seraient très ignorants
& c'est ce non-sens ce décalage qui fait
Rire d'autant plus qu'il est inattendu &
Pourtant nous savons bien que le Juve de
Louis de Funès est un grotesque oui mais
Qui prouve par son non-sens que l'humour
Absurde et même ici l'humour noir est la
Noblesse du grotesque sa promotion à une
Finesse remarquable par sa désinvolture.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 mai 2013

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:48

DEFIANCE DU FANTÔME

 

Bien sûr chez Baudelaire il est fatal
Question à un moment d'angoisses puis
Funèbres en plus comme si un farfadet
De cauchemar se secouait la fantasque
Ossature dans sa caboche au narrateur
Baudelairien C'est que l'Idée pas que
De l'idée que c'est pas de l'abstrait
Seulement mais du virtuel du possible
En tout cas dans l'infini des figures
Possibles induit par les combinaisons
Que permet le jeu des langues ce jazz
Infini qui roule d'un cerveau l'autre
Où tout prend Forme où tout se figure
En conséquence s'ontologise fait Être
Que vous avez beau sortir aller faire
Un tour histoire de vous distraire il
Y a que vous vous retrouvez encore et
Toujours à les traverser les vivantes
cités
& leur chaos comme si pour vous

Le vif c'était de l'étranger que vous
N'en seriez qu'un fantôme paumé parmi
Des visages impossibles absurdes vous
Ne voyez donc que bêtes implacables &
Cruelles
dans toutes ces figures Vous

Même les plus belles surtout les plus
Belles vous sont redoutables.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 mai 2013

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 06:31

LE GOUFFRE EST L'AVENIR DU TROU

 

Dans Le secret de Chimneys que j'vous
En ai causé déjà du bouquin qu'sur la
Couverture une illuminée vaporeuse il
Y a je l'ouvre le bouquin au hasard &
Y a un type qui a "les mains dans les
poches" et qui "demeurait pensif" les
Mains dans les poches c'est donc qu'i
Faisait rien qu'à demeurer pensif ses
Pensées l'absorbant alors et puis des
Mots sortent de sa bouche il remarque
Que celui-là qu'est mort quand il fut
Vif celui-là l'a "dupé" dupé vraiment
Le mort il l'a le vif c'est que duper
Se faire duper c'est exister avec les
Autres êtres avoir se faire avoir les
Autres êtres ces sommes d'occupations
Ces sommes d'utilités et de futilités
Il y a dans Le secret de Chimneys une
Figure qui s'appelle Chiffonnette bon
Je peux pas vous en dire plus car les
240 et quelques pages de ce secret je
Les ai pas lues Chiffonnette donc qui
C'est j'sais pas un surnom qu'ça doit
Être Chiffonnette on imagine assez un
Bout d'être tout chiffonné ou une fan
Des chiffons & des poupées qu'on fait
Avec ou une couturière acharnée ou un
Être si agité qu'elle avec les choses
Qui lui échoient fait qu'à chiffonner
Les choses à les chuter catastrophe à
Le laisser tomber le bébé et avec lui
L'eau du bain ah tiens Laisser tomber
le bébé avec l'eau du bain ih ih v'là
Une expression marrante puis aussi il
Y a cette histoire de tragique qui le
Laisse tomber son bambin je sais plus
Où ça doit être chez Giraudoux & puis
La scène célèbre de la poussette dans
Les escaliers elle les dévale y a une
Scène de révolution dans la Russie du
Temps du Tsar dévale-t-elle ou dévale
-t-elle pas la poussette je sais plus
Ce qui serait marrant qu'la poussette
Les avale les marches genre poussette
Du Néant qui abolit tout engouffre le
Grand escalier marche à marche miam &
Miam et qu'le nourrisson brandisse du
Revolver et fasse des pan pan partout
Des trous partout dans le film & tout
Alors gruyéré perforé devient vertige
Tout tourne trou tout toujours tourne
Trou vous avez remarqué comme dans la
Chanson de Gainsbourg avec le mec qui
Passe ses jours à faire des trous des
Trous dans des billets je cite :
"J'fais des trous, des p'tits trous, encor des p'tits trous
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous"
C'est "Le Poinçonneur des Lilas" c'te
Chanson un bijou et le cas de le dire
Qu'elle troue cette ritournelle qu'ça
Finit d'ailleurs par ce grand trou où
Tous nous pourrirons rapport à ce que
Les trous tournent toujours gouffres.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 mai 2013

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 02:12

DONZELLES FANTÔMES

 

A regarder le photo-montage du roman
Le secret de Chimneys c'est un roman
D'Agatha Christie à le regarder donc
Ce photo-montage tel qu'on le trouve
Dans l'édition Club des Masques dans
Les années 70 de ces drôles d'images
Couvraient leurs proses aux bouquins
Du Club des Masques alors on imagine
Que c'est une histoire de fantôme ce
Roman en tout cas il y a une demeure
Dans le soir qui tombe genre demeure
De maître imitation petit château un
Fantôme de donzelle flotte dessus le
Sol bleu mauve & à l'étrange miss la
Lumière qui l'illumine on dirait que
ça lui vient de l'intérieur qu'c'est
Elle qui produit ce jaune orangé qui
La rend transparente la gonzesse qui
A l'air recueilli yeux baissés et on
Dirait même fermés une fleur qu'elle
Tient à la main souvenir regret elle
Est quoi la revenante Fiancée perdue
Ophélie sacrifiée Dame fauchée Celle
Qui revient du temps Le passé est-ce
Ce qui les inscrit dans le temps les
Êtres et le présent un pas encore le
Temps Un événement Le temps donc les
Absorberait aussitôt qu'ils arrivent
Les événements Le temps un buvard et
Nous autres alors des taches un coup
D'oeil au dos du volume je lis :
"- Il y a un cadavre dans la pièce à côté, dit Virginie. C'est un homme qu'on a assassiné, et je ne sais qu'en faire." (traduction : Juliette Pary)
Délicieuse désinvolture c'est pas la
Première fois que je le remarque que
La grande Christie ce genre d'humour
Elle en semait ses romans des récits
De rêves aussi et peut-être que tous
Nos réalistes récits des rêves qu'ce
Sont nos réels dans d'autres univers
Ceux qu'on dit parallèles Il y a les
Mots d'une chanson d'Herbert Léonard
"Ces blondes platines,
Ces panthères brunes"
C'est la chanson qui cause des girls
A voilpé et papier glacé & vu qu'ces
Miss sont des inaccessibles des miss
Que jamais qu'on les aura parfois je
Me dis ça doit être des créatures de
L'ailleurs absolu de rêve même qu'on
Les dit ces créatures qu'en fait des
Pauvres paumées certaines avec belle
Gueule beau cul et pas autre chose à
Faire pour s'en sortir que d'poser à
Poil pour des revues spécialisées je
Sais pas en fait & pis je m'en fiche
& puis il doit y avoir de tout parmi
Ces filles des garces des sympas des
Pauvres des pas si des démerdardes &
Des soumises & des rebelles cinglées
Certaines d'autres malignes d'ici et
D'ailleurs des occasionnelles & bien
Sûr des professionnelles des putes &
Des pas putes des mariées ou maquées
Ou pacsées ou célibataires des mères
Des camées des dépressives des mères
Des folles des meurtrières des mères
Des sottes des alcooliques des mères
Des connes des cuisinières des mères
Des mortes ou vieilles maintenant vu
Que certaines photos d'il y a un bon
Bout de temps certaines datent corps
Maintenant disparus et qui peut-être
Ne furent jamais tels qu'on les voit

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 8 mai 2013

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 12:00

QU'ON FAIT RIEN QU'A

 

1.
Contraire : Souvent le contraire de ce que vous croyez, sinon toute conversation devient impossible.

 

2.
"Une telle série d'objets, étagée comme un flux, doit nécessairement en voir une autre lui succéder comme étant le reflux." (Michel Leiris, Aurora, p.62)
Je suis certain que, sans guillemets, ni italiques, ni mention de la source, on pourrait insérer cette phrase dans une nouvelle édition de Logique du sens de Gilles Deleuze, et que personne, ou quasi, ne s'apercevrait de l'ajout.

 

3.
J'aime composer des brefs. Par goût de la légéreté. Pourtant je me trouve parfois si lourd, que je me demande comment font les pondeurs de pavés pour ne pas s'écrouler sous le poids de leur vanité.

 

4.
"Extrême autrui" : C'est le titre d'un recueil d'Etienne Paulin paru aux Editions Henry. Beau titre. On dirait bien la paraphrase de "parfait étranger". Me fait penser à cette copine partie avec un Breton éleveur de porcs. Elle m'avait promis de ses nouvelles. Mais nada, que couic, que grouik. L'ex traîne aux truies.

 

5.
"à cette heure saturée de jaune qui hésite entre le rêve et ses écailles" (Etienne Paulin, Extrême autrui, Editions Henry, 2012, p.64).
"qui hésite entre le rêve et ses écailles" : Ce qui induit que la chair du poisson n'est que songe et que ce sont les écailles du réel qui nous nourrissent, les écailles du monstre persistant qui happe par bouchées nous autres, ses parasites.

 

6.
Le temps est le festin d'un ogre dont, génération après génération, les serviteurs s'épuisent à la tâche.

 

7.
"Langage non : tangage."
(Etienne Paulin, Extrême autrui, p.61)
Qu'on tangue, qu'on fait rien qu'à, rien de plus certain, en fait on regarde tomber les autres jusqu'à nous-mêmes.

 

8.
"Tu as de l'allure, toi ; reprends du mensonge, du mensonge sale qu'on ébrèche."
(Etienne Paulin, Extrême Autrui, p.24)
"reprendre du mensonge" :
"- Vous reprendrez bien une louche de mensonge ?" dit le politique au journaliste.

 

9.
"Né fou, né fou"
(Etienne Paulin, Extrême autrui, p.93)
Chinoiserie on dirait. Quelque plat à baguettes. Ou alors le nom d'un moine.

 

10.
Tu es oublieux du monde et de ses affaires,
C'est-à-dire que de rien tu n'as rien à faire.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 6 mai 2013

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