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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 11:33

MAIS LUI VOULANT MONTRER QU'IL ETAIT UN HOMME JUSTE

1.
« Le temps qui émousse toutes choses, le temps qui travaille à l'usure du chagrin comme il travaille à l'érosion des montagnes »
(Vladimir Jankélévitch, « L'imprescriptible. Pardonner ? Dans l'honneur et la dignité »)

2.
Étrange royauté du temps qui finit par abolir et ne ravive pourtant qu'en passant par la conscience.

3.
Le temps transforme ce qui ne se perdra qu'à son abolition.

4.
« De quel droit, puisqu'on ne peut, par principe, répondre à la question : « A quoi bon ? »
(Marcel Conche, « Le Fondement de la morale », PUF, 1999)

5.
« L'à quoi bon » désarme ce que décide « le quoi qu'il en soit ».

6.
« L'à quoi bon » suppose un référent insuffisant par nature, ou que l'humanité soit elle-même insuffisante, et que les efforts de quelques-uns ne suffiront jamais à compenser la brutalité naturelle des choses. Il y faut un Christ. Encore cela ne sert-il parfois qu'à alimenter cette soif de vengeance, cette faim de corps martyrisés qui parcourt l'Histoire comme un poison qui alimenterait un arbre.

7.
« Comme en un conte de fées, la petite fille, âgée de cinq ans, de Marcelino de Santuola, découvrit, en 1879, dans la grotte d'Altamira, près de Santander, de merveilleuses fresques polychromes. »
(Georges Bataille, « Le passage de l'animal à l'homme et la naissance de l'art »)

8.
Le réel est plein d'agonies ; il remue dans la mort, il grouille, il serpente et se tord.

9.
Un humoriste est quelqu'un qui résiste à la tentation de figer son sourire et de laisser sa colère foudroyer le réel.

10.
Je crois plus en l'être de Dieu qu'en son existence. C'est en cela que je suis catholique.

11.
Croire en l'être de Dieu est une question de bonne foi, et donc de mauvaise foi est la croyance en son existence.

12.
On ne peut jamais donner le nom de dieu qu'au principe causal de toute chose, encore faudrait-il qu'il y ait cause en soi.

13.
L'Histoire est le nom que l'humain donne à la chronologie de l'absurde.

14.
« Quel grand mystère ! » s'écria-t-il en songeant qu'il avait invoqué le démon et que c'était le facteur qui venait de passer.

15.
« Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus :
« Et qui donc est mon prochain ? »
(Evangile selon Saint Luc, 10, « Parabole du bon Samaritain »)

16.
S'il y a un au-delà, il ne peut être qu'un au-delà du temps. Autrement dit, peut-on persister dans un temps radicalement autre, un temps plus indicible encore que celui avec lequel nous composons ?

17.
« Car rien, au premier abord qui est celui de la lecture, ne vient fonder la juxtaposition de ces feuilles, de cette eau, de ce jardinier ou de cette pomme »
(Jean-Pierre Richard, « Onze études sur la poésie moderne », Points Seuil n°131, p.194)

18.
« Quand on scie un arbre, j'ai mal à la jambe » : déclaration ridicule d'un homme de paille (à moins qu'elle fût de Pinocchio dans un moment d'empathie profonde).
- Et quand on coupe un chêne, avez-vous mal au gland ? me souffle mon mauvais esprit.

19.
« Je peux la pousser à bout » complota-t-il, croyant agacer la porte en la faisant grincer tant et plus qu'il en finit scié des oreilles.

20.
« comme un œil entrouvert, (…), le cœur de l'être ? » interroge Jean-Pierre Richard. Le « cœur de l'être », ou peut-être l’œil de la bête...

21.
« Dira-t-on que cet horizon y aboutit pourtant à quelque chose, à ce point central et terminal où brille, comme un œil entrouvert, le « noyau de braise », le cœur de l'être ? »
(Jean-Pierre Richard, « Onze études sur la poésie moderne », Points Seuil n°131, p.228)

22.
A la remarque que je fis qu'une bibliothèque ne peut rien contre une division de panzers, X me manifesta sa désapprobation en m'affirmant que les nazis n'étaient jamais qu'une bande de voyous incultes. Croit-il vraiment que Guderian, Rommel, Goering, Goebbels and gang company étaient de parfaits crétins ? Il faut une grande intelligence du désastre et une grande connaissance de l'ignoble pour mener si consciencieusement un pays à sa perte et semer tant de graines de poison. Ce qui vaut pour les nazis de jadis vaut pour les néo-nazis actuels et ceux de Daech. Il ne faut jamais sous-estimer la malignité de l'ennemi.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 26 mai 2015

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:42

FOIS DIEU

1.
Equation : égalité, quantités variables, le réel grouille d'équations, d'égalités entre inconnu(e)s.

2.
Egalités : à satisfaire en en déterminant les valeurs, société des nombres, foule filant dans un infini des mondes parallèles qui structurent le réel.

3.
Identité : quand les valeurs restent indéterminées et qu'elles satisfont tout de même à l'égalité des variables, il y a identité. L'étrangeté est un paradoxe identitaire.

4.
J'imagine que la physique est pleine d'identités qui circulent, aussi aléatoires et nécessaires qu'un dieu.

5.
Dieu : nécessaire, suffisant, aléatoire, économique. Le hasard, on dirait une autodétermination.

6.
« Dieu existe, donc je n'existe pas. » : phrase attribuée à Borges et qui fait de l'humain un dieu, un diable, un doute.

7.
« Dieu existe, donc je n'existe pas » fit le diable étrangement modeste.

8.
Solution : ensemble, la solution est un collectif. Collection, valeur supérieure à la somme supposée des valeurs.

9.
L'univers en expansion transcende-t-il toute addition ?

10.
L'univers en expansion est-il la solution à un problème qui ne s'est jamais posé ?

11.
L'humain en inventant le mot « problème » a battu en brèche le « pas de problèmes, que des solutions » de la nature.

12.
Solution : de l'équation, du problème, de l'élégance ; parce que les mathématiques sont un art, elles relèvent de la chevalerie de l'esprit et non des diverses techniques en cours dans les fourmilières.

13.
x : variable et donc masqué ; c'est maîtriser le x qu'il faut faire, en fixer la valeur. Vous me direz, fixer le x ne fixe pas le y et ça n'en finit jamais.

14.
Le zéro, la demeure d'un dieu.

15.
Seule variable : Dieu, qui les comprend toutes.

16.
a.dieu + b = 0 : pour que ça tombe dans le néant comme ça, faut que a ne soit pas rien, et qu'à ce non nul, on ajoute quelque chose d'assez turbulent pour faire dégringoler le fois dieu en 0 ; c'est-y pas que b serait le négatif de a ? C'est-y pas que dieu serait 1 ; sinon, j'intuitionne qu'il y aurait hyperbole, polythéisme, panique dans les symboles, non ?

17.
Je suis nul en mathématiques car il faut toujours que je vérifie que mes raisonnements - si simples pour vous – sont justes. Du coup, je m'enlise dans la pâte à chiffres.

18.
Je suppose que bien des élèves bons en maths ne le sont que parce qu'ils admettent les solutions sans les discuter, sans y revenir ; exactement comme je suppose que bien des cardinaux ne doutent jamais des dogmes, et que bien des imbéciles ne doutent jamais de leur bon droit.

19.
linéaire : équation ; linea, c'est la ligne, non ? Sur la ligne d'horizon se promènent les équations, x = - b sur a et tralala ; il y pleut aussi des plus et des moins que ça vous la gondole, la ligne d'horizon, ça la tangente, ça lui creuse des degrés, et puis et puis et puis l'inconnu se multiplie.

20.
Que l'on multiplie le nombre d'humains existants par dieu, et l'on obtient quoi ? L'infini ? L'infini des noms de dieu ? L'infini des massacres au nom de dieu ?

21.
Le néant est-il la solution de l'exponentiel ?

22.
Entendu sur France culture : « La somme des intérêts des territoires ne fait pas l'intérêt national ». Ce qui est mal dit. Il faudrait dire : « La somme des intérêts des territoires ne sert pas l'intérêt national ». Les périphéries étoufferaient-elles un centre qui tend à se diluer, à se dissoudre dans un ensemble plus vaste encore que celui des territoires « nationaux » ? Et si le centre n'était qu'un revenant ?

23.
La somme des papiers administratifs qui jalonnent l'existence d'un individu ne suffit pas à le définir cependant que la modernité tend à l'infini administratif.

24.
Que truc fois dieu donne quelque chose si dieu n'est pas rien, cela se comprend, cependant que truc reste truc et dieu reste dieu. A moins que l'on considère la multiplication comme une transcendance. D'où cet appétit de démographie qui caractérise les prosélytismes et qui finit par se retourner contre les prosélytes du multiplicatif en étouffant dieu sous le nombre.

25.
Les mathématiques, un art ontologique ? Supposent-elles que quelque chose existât au-delà de l'existant, dans cette tension permanente vers l'infini ?

26.
Qu'on ajoute à ce fois dieu au carré un b fois dieu, pour que ça donne zéro, il faut que b soit le négatif de a ; on aura donc quelque part un – b qui flanque le grand Pan dans un grand plouf, à moins que dieu soit amphibie.

27.
Cette ligne entre positif et négatif n'est pas la frontière entre le diable et le bon dieu ; elle est la surface d'un miroir où l'être s'inverse mais ne disparaît pas.

28.
Que l'existence précède l'essence se vérifie sans doute dans le fait que les chiffres ne portent pas en eux l'infini que leurs opérations révèlent.

29.
Et si à ce fois dieu au carré + b fois dieu on ajoute un c et que ça donne zéro, voilà qui turbule et là je commence – déjà ! - à me remplir la cafetière d'un glouglou où que j'me noie.

30.
L'ontologie n'est pas une métaphysique. L'être, cette valeur de la valeur, ce nom du nom, ramène cet au-delà de la physique à un rêve, une tension, celui de la synchronie du langage.

31.
Dieu berger des nombres.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 10 mars 2015.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 10:00

IL N'EST PAS NECESSAIRE ET AUTRES BREFS POLITIQUES

1.
L
a politique est une suite de reprises en main ; c'est en cela qu'elle est continuité et ruptures.

2.
Civilisation : ensemble de continuités et de ruptures. Notre civilisation sera-t-elle la première à briser le cercle, à ouvrir
sur l'infini la communauté des vivants ?

3.
Je me demande parfois, à la lumière de la psychanalyse, si la politique n'est pas une sublimation de la haine.

4.
Péril : extrême ; il implique l'impossibilité de garder le silence.
« Quoi ! Vous pouvez vous taire en ce péril extrême ? »
(Racine, « Phèdre », V,1,v.1329 [Aricie])

5.
Remarque intéressante de Nicolas Hénin 
: «... les jihadistes sont des enfants des rues, sont des enfants de nos rues. »

6.
Trouble : on se demande souvent, à l'instar des tragiques, « quel trouble au mien peut-être égal ? ». Politique et psychologie reposent sur la gestion des troubles, aussi inévitables et nécessaires que des alarmes d'incendie.

7.
Ce n'est pas sur le citoyen que la puissance publique doit exercer son contrôle, c'est sur le réel.

8.
IL N'EST PAS NECESSAIRE

Il n'est pas nécessaire de vous excuser
Mais excusez-vous tout de même
J'aime qu'on s'excuse quand on m'a balancé
En pleine figure une tar
te à la crème

Il n'est pas nécessaire de vous excuser
Mais faites donc je vous prie priez-moi
Priez-moi de bien vouloir vous excuser
Surtout quand on vient de me briser
les doigts

Il n'est pas nécessaire de vous excuser
Mais tout de même mais tout de même
Considérez que vous m'avez couvert de chaînes

Il n'est pas nécessaire de vous excuser
Surtout que mon sang vous chavire la bedaine
Et que mes mains de terre vous serrent si fort le cou.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 6 mars 2015

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 17:43

LIME SOURDE

1.
« La politique est une lime sourde, qui use et qui parvient lentement à sa fin. »
(Montesquieu, « De l'esprit des lois »)

2.
« Amiens ne veut pas se laisser manger» par le regroupement des régions – comme on regroupe un troupeau ?

3.
« Amiens ne veut pas se laisser manger » par l'hypertrophie à venir, baronnies, enflure des fiefs.

4.
La démocratie consiste à remplacer l'ennemi par l'adversaire, mais dans nos têtes, bien des adversaires restent des ennemis que la toute puissance de l'économie sert à mettre à notre merci, sinon à éliminer.

5.
« L’État est une machine parce qu'il se sait mortel. »
(André Glucksmann, « Le nouveau régime » in « Les Maîtres penseurs »)

On ne peut attendre de bienveillance de la part d'une machine. On ne peut en attendre qu'une inhumaine neutralité, encore que parfois il arrive que l'on dérègle la machine.

6.
L'info en continu et la puissance du web font de la politique un spectacle permanent. Pendant ce temps-là, en coulisses et dans le secret des palais...

7.
Pendant ce temps-là, derrière les rideaux, le groin de la crise.

8.
« Morituri te salutant » : cette phrase m'est venue en tête en voyant ces fous de Daesch brandir leurs drapeaux de mort ; croient-ils réellement pouvoir vaincre le monde entier ?

9.
Voter, c'est souvent faire confiance en des gens qui n'ont aucune expérience concrète de la pauvreté.

10.
« volontarisme pragmatique et lucide », expression un peu creuse du ministre Macron, car si son plan n'était ni pragmatique, ni lucide, ni volontariste, nous aurions tout à craindre, non ?

11.
« FNPS » : vacharde antithèse. Il est vrai que l'échec économique du PS pousse beaucoup d'électeurs, y compris à gauche, à voter pour l'extrême-droite.

12.
« Les lois qui font périr un homme sur la déposition d'un seul témoin, sont fatales à la liberté. »
(Montesquieu, « De l'esprit des lois »)

Mieux vaut tourner la langue sept fois dans sa bouche avant de prendre Dieu à témoin.

13.
La politique : spectacle, sport d'endurance, sport d'équipe, art de l'éloquence, combat dans l'ombre, théâtre, cinoche, tragi-comédie.

14.
La tolérance du port du voile à l'Université : je n'ai rien contre si l'on considère l'Université comme une noosphère (une « sphère de l'esprit »), un espace où le savoir est une valeur qui transcende tout règlement républicain susceptible de gêner étudiants et chercheurs dans leurs travaux ; j'y suis opposé si l'on considère l'université comme une institution scolaire aussi laïque et républicaine que toutes les autres institutions scolaires.

15.
Il paraît que l'ancien maire de Paris, Jean Tibéri, 79 ans, définitivement condamné à la prison avec sursis dans une affaire de fraude électorale, a demandé à ses avocats de saisir la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Elle aurait pas des fois autre chose à faire, la Cour Européenne des Droits de l'Homme ?

16.
« Voilà donc les hommes, réunis et armés tout à la fois, s'embrassant d'un côté, si on peut parler ainsi ; et cherchant, de l'autre, à se blesser mutuellement. »
(Montesquieu, « De l'esprit des lois »)

17.
« Est-ce Phèdre qui fuit ou plutôt qu'on entraîne ? »
(Racine, « Phèdre », II,6 [Théramène])

La passion dans l'être, on l'emmène ; on ne l'expose pas ; par définition, elle est obscène.

18.
Entendu à la radio qu'en Chine la passion amoureuse avait fort mauvaise presse, étant considérée comme nuisible à l'harmonie sociale.

19.
La passion du Christ, la face douloureuse du Dieu de tous les hommes.

20.
Ce qui passionne dans l'être, c'est justement sa capacité à se passionner, à se fasciner devant ses infinies possibilités de fascination.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 5 mars 2015.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 09:49

SIGNE ET PERSISTE

1.
Dans « Les Maîtres penseurs » André Glucksmann évoque les « panoplies proposées pour habiller le maître ». Il est vrai que la politique est un bal masqué qui dissimule bien des poignards et tous leurs traîtres.

2.
Maîtresse du langage, l'éducation nationale ne cesse de produire du cours et du discours, de la leçon de citoyenneté – sinon de morale -, du rapport, de l'expertise, du magistral. Plus personne ne l'écoute et tous lui en veulent de s'être rendue si inefficacement indispensable.

3.
La France est un pays de droite qui vote parfois à gauche ; en tous cas, jusqu'ici.

4.
« Muss es sein ? Es muss sein ! » est une expression volontariste qui se vérifie toujours a posteriori.

5.
La politique forge ses clés dans le passé, avec lesquelles elle s'efforce d'ouvrir des portes sur l'inconnu.

6.
Trop d'impôt tue l'impôt comme trop de citoyenneté étouffe le citoyen.

7.
Que l'islam soit perçu en Europe comme un problème est sans doute lié à la perte de l'influence du christianisme. Il faut un bon dieu aux âmes simples comme il faut un gendarme au coin de la rue.

8.
Je regrette qu'en France l'idée d'une police de proximité ait été abandonnée. A-t-on craint des collusions entre certains membres des forces de l'ordre et les bandits ds économies parallèles ?

9.
On a tort de vouloir faire taire Eric Zemmour qui dit souvent des bêtises – sinon des conneries – mais qui joue parfaitement son rôle d'idiot utile.

10.
Le bouffon n'étant qu'un bouffon, on ne peut jamais le croire tout à fait. Il est parfois Cassandre, parfois Oreste, parfois le Sphinx ; il est toujours le Phénix.

11.
Le dieu qui cracha dans la bouche de Cassandre s'appelle politique.

12.
A quoi sert le Front National ? A faire gagner l'un ou l'autre, selon l'intérêt que ses dirigeants y trouvent.

13.
Avec la fin du service militaire, on n'apprend plus aux jeunes gens à agir vite. L'école est parfois si lente, si lourde, si épuisant l'énergie de ceux qui ne demandent qu'à remuer.

14.
Que l'on remplace Kant par La Rochefoucauld et la bêtise de la dissertation philosophico-niaise par le bref incisif, le paradoxe et l'énigme et l'on aiguisera plus vivement que jamais certains esprits qui s'épuisent pour l'heure à répéter ce que dit le maître.

15.
Du palmé, de l'empaillé, du mielleux, de l'hypocrite, du bienveillant : aussi sûrement que la pauvreté produit de l'endettement, les institutions produisent du cire-pompes.

16.
Le pire est toujours sûr ; reste à savoir quand.

17.
Les démocraties sont aussi mortelles que des dieux ; nous vivons sans doute nos derniers soleils.

18.
La dette des Etats n'est pas une faute ; ce sont les guerres que ces Etats entretiennent qui sont des fautes.

19.
La Pax Americana aura peut-être été aussi illusoire que la Pax Romana. A quel prix notre civilisation va-t-elle se transcender et passer outre sa propre fin ?

20.
Quand un membre de l'opposition dit à la télé que ça va mal et que la France, jour après jour, « s'asphyxie », on peut penser que c'est là l'hyperbole politicienne habituelle ; mais moi, quidam, cet homme, je finis par le prendre au mot, et ne vais plus voter.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 5 mars 2015.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 08:12

IL FAUT SORTIR DU BOIS ; LES LOUPS MONTRENT LEURS CROCS

 

1.

« un peuple renfermé dans une ville, où tout ce qu'il y a d'odieux devient plus odieux encore »
(Montesquieu, « De l'esprit des lois »)

Voilà qui aurait dû faire réfléchir les irresponsables qui ont pondu villes nouvelles, grands ensembles, zup, zac et culs-de-sacs, puis ont tenté de rentabiliser leurs méfaits architecturaux par le regroupement familial.

2.
La seule chose qui sauve François Hollande de l'inefficacité absolue, c'est sa détermination à intervenir militairement dans les pays menacés par les sectes jihadistes.

3.
Il ne sert à rien de reprocher aux tombes d'avoir trop fumé, trop bu, trop baisé.

4.
Prescience de la société de consommation dans ce passage de « L'Esprit des lois » :

« Les bonnes républiques grecques avaient, à cet égard, des institutions admirables. Les riches employaient leur argent en fêtes, en chœurs de musique, en chariots, en chevaux pour la course, en magistrature onéreuse. Les richesses y étaient aussi à charge que la pauvreté. »
(Montesquieu, « De l'esprit des lois »))

5.
Objectivement, tout Français qui part se battre dans les rangs des jihadistes est un traître à la patrie. Que certains d'entre eux soient mineurs en dit long sur l'échec de notre modèle républicain à contrecarrer les propagandes fascisantes.

6.
L'Histoire n'est pas la diachronie de la lutte des classes, mais le récit du combat désespéré du singulier contre l'anonymat.

7.
Il est probable que l'influence de plus en plus nette de l'extrême-droite dans la vie politique française ouvrira des bouches et serrera des poings.

8.
Entendu parler d'un tronçon d'autoroute sur lequel l’État avait installé 12 radars sur 18 kms ! A ce niveau, ce n'est plus de la sécurité routière, c'est du racket.

9.
« On n'y juge pas les actions des hommes comme bonnes, mais comme belles ; comme justes, mais comme grandes ; comme raisonnables, mais comme extraordinaires. »
(Montesquieu, « De l'esprit des lois »)

L'ogre de l'Histoire a la gueule pleine de chairs ; mais ce qui compte, c'est la légende, le storytelling, l'esthétique.

10.
Négociations avec Bachar el-Assad : Il y aura toujours de bonnes âmes pour négocier avec le diable. C'est ce qu'il ne faut faire qu'avec ruse et sans perdre le but final : se débarrasser de l'illégitime au profit du légitime.

11.
La crise économique de 2008 a sans doute joué un rôle non négligeable dans les conflits actuels. Il n'y a que dans les périodes de grande prospérité que l'on peut espérer être en paix. La montée des paupérismes entraîne toujours la montée des périls.

12.
La montée des paupérismes entraînant la montée des périls, le concept de décroissance, voilà du pain bénit pour les pensées totalitaires.

13.
« La liberté politique consiste dans la sûreté, ou du moins dans l'opinion que l'on a de sa sûreté. »
(Montesquieu, « De l'esprit des lois »)

14.
La liberté politique est toujours un risque pris contre l'ordre toujours établi et renouvelé de la puissance publique.

15.
Il n'y a pas de liberté politique sans lutte contre une contrainte, serait-elle fictive.

16.
Mardi 3 mars 2015 : on parle à la télé de prison secrète à Chicago et de mise au secret de citoyens américains. Dans quoi les États-Unis ont-ils basculé ?

17.
Le fantôme échappant à tout pouvoir, de quelle politique se nourrissent irrationnel et parapsychologie ?

18.
Mondialisation de l'économie, mondialisation des conflits, et donc mondialisation du terrorisme.

19.
Il est vain de croire qu'une paix universelle et pérenne soit possible, en raison de cette caractéristique de la conscience qu'elle cherche toujours à prendre l'ascendant sur la conscience de l'autre.

20.
Qu'est-ce qu'une guerre ? - Une généralisation de la criminalité, laquelle aime tant singer le militaire.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 5 mars 2015.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 02:17

JE SIGNE ENCORE

1.
Rappel : une loi ne sert réellement la démocratie que si elle permet au citoyen de la contourner.

2.
Il y a un devoir de subtilité et de nuance dans l'application des lois, un devoir de subtilité et de nuance qui, je le crains, échappe à bien des politiques.

3.
Dans l'affaire dite « du mur des cons » - bagatelle et potacherie ! - le reproche que l'on puisse faire à ces sereins magistrats, c'est de ne pas s'y être affichés eux-mêmes.

4.
« Il en fut, de cette loi, comme de toutes celles où le législateur a porté les choses à l'excès : on trouva un moyen de l'éluder. »
(Montesquieu, « De l'esprit des lois »)

5.
Le débat démocratique ne peut réellement se faire sans le droit de critiquer les lois promulguées, leur mise en application et les jugements qui en découlent.

6.
Qui rêve de loi parfaite voit les citoyens autrement qu'ils sont.

7.
L'humain finira par avoir sa propre peau : à tout créateur son destructeur.

8.
L'idée d'un citoyen parfait – cette conscience qui ne serait guidée que par l'intérêt général – est une utopie aussi mortifère que l'idée d'un État fondé sur la stricte obéissance aux dogmes religieux.

9.
Puisque les loups montrent maintenant leurs crocs, il est temps de sortir du bois.

10.
Ce n'est pas la langue qui est fasciste, c'est le petit maître qui use de cette langue comme un despote le fait d'une loi.

11.
L'amour de la République passe par l'amour de la propriété. On aime vraiment que ce qui semble pouvoir nous appartenir.

12.
Si les œuvres d'art coûtent si cher, c'est qu'elles nous donnent l'illusion de pouvoir être, tout de même et quand bien même, propriétaires d'un peu de beauté, d'un peu de temps, d'un peu d'infini.

13.
La généralisation du « tiers-payant » est une manière déguisée de réduire les médecins libéraux à un statut de fonctionnaire paperassier, pointilleux, aux ordres.

14.
Education nationale : Entendu à la radio que la Cour des comptes considérait que 2 milliards d'euros- d'où vient ce chiffre ? - pour des dispositifs d'aide dite « individualisée » ou encore « personnalisée » dont l'efficacité ne saute pas aux yeux (c'est le moins que l'on puisse dire), c'était tout de même un peu cher. Certes, mais c'est pas grave, nos chers illettrés auront quand même leur bac.

15.
Sans doute le nombre de fonctionnaires qui se font élire députés est en France trop important. La vision politique qui en résulte ne peut être que partiale, sinon partielle.

16.
« Le style des lois doit être simple ; l'expression directe s'entend toujours mieux que l'expression réfléchie. »
(Montesquieu, « De l'esprit des lois »)

17.
La loi se doit d'être plus libérale que la loi ; le juge est le garant de ce libéralisme.

18.
Je ne peux pardonner à l'extrême-droite ni son antisémitisme, ni d'avoir tenté d'assassiner de Gaulle.

19.
Bob Fosse, Gainsbourg, et tant d'autres, singularités contre elles-mêmes, monades complexes and all that jazz !

20.
Ma propre mort est la condition de mon courage, comme de ma lâcheté.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 5 mars 2015.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 00:01

JE SIGNE CE QUE J'ECRIS

1.
De « l'homicide de soi-même » comme étant « l'effet d'une maladie » (cf Montesquieu, « De l'esprit des lois »)

2.
Il y a quelque danger à réduire le suicidaire à un état maladif puisque c'est le renvoyer à la condition de sujet d'on ne sait quelle transcendance de la nature.

3.
La question est de savoir si tous les suicidaires sont en capacité d'agir comme « bon leur semble ».

4.
« Aux yeux des hommes, les actions sont toujours plus sincères que les motifs ; et il est plus facile de croire que l'action de dire des injures atroces est un mal, que de se persuader que le motif qui les a fait dire est un bien. »
(Montesquieu, « De l'esprit des lois »)

Est-ce que cette morale du motif pourrait fonder le droit au blasphème, en ce que le blasphème est l'expression d'un vouloir le bien selon la raison critique, contre la citadelle imprenable d'un vouloir le bien en vertu de la sottise d'une transcendance prétendument divine, et donc naturelle ?

5.
Si l'on prouve quelque jour que les terriens sont le produit d'une expérimentation extra-terrestre, le fait religieux basculera de la soumission à l'interrogation, de la nature à la culture.

6.
L'invention du diable a empêché la religion de n'être qu'une soumission devant on ne sait quel ordre naturel et divin des choses.

7.
Si Dieu relève de l'ordre naturel des choses, le diable ne peut donc que procéder de la culture.

8.
Parce que les trois monothéismes sont basés sur des livres saints, ils sont originellement voués à la culture, à la réflexion, à l’exégèse, et non aux sabres des bourreaux.

9.
Le « vivre-ensemble », c'est-à-dire la dictature du politiquement correct, de l'auto-censure, de la pseudo-philosophie du « care », et de son euphémisme, la bienveillance, la paternaliste bienveillance, l'hypocrite bienveillance.

10.
« Le Bal des casse-pieds » de Yves Robert, très bon film qui rappelle que l'humain bien nourri de nos démocraties occidentales, doit sa liberté à ses talents ainsi qu'à l'art de l'esquive, art que le singulier doit maîtriser s'il veut échapper à la troupe diverse et variée de tous les casse-pieds qui n'ont de cesse de lui voler son temps.

11.
De tous les casse-pieds que, pour se compliquer l'existence, l'humain s'est créés, Dieu est de loin le plus pérenne et le plus efficace.

12.
En écho au « Bal des casse-pieds » un autre merveilleux film : « Alexandre le Bienheureux ».

13.
Si l'on admet, comme l'a dit je ne sais qui, que « la langue est fasciste », l'acte terroriste de réduire l'autre au silence devient singulièrement admissible.

14.
On ne peut reprocher à quelqu'un qui n'est pas de votre religion de critiquer ou de moquer votre foi. Ainsi, si je comprends que le fait de représenter le prophète est pour un musulman une faute, je ne vois pas en quoi elle serait pour un non-musulman un péché, puisque, justement, le non-musulman n'est concerné en rien par le contrat sacré passé entre le croyant et sa transcendance.

15.
L'infidèle n'est pas celui qui ne croit pas ; l'infidèle est celui qui ne respecte pas ses propres croyances.

16.
Les politiques ne sont que les marionnettes des idéologues et des banquiers. Et sans doute faut-il être un guerrier à la Bonaparte, à la de Gaulle, à la Churchill, pour moucher l'idéologue et empêcher le banquier de trop voler ses compatriotes.

17.
L'humain tend au transhumain, comme s'il savait déjà que sa peau finira par l'avoir.

18.
« On trouve des énigmes dans les codes des lois des barbares. »
(Montesquieu, « De l'esprit des lois »)

19.
Qu'est-ce qu'une loi sinon la formulation prétendument rationnelle d'une de ces énigmes qui participent de l'humain comme le fil à l'étoffe.

20
L'humain est cousu d'énigmes que lui pose l'infinité des manières qu'il a d'être au monde.

21.
Mars 2015 : On dit partout que la France est bien prête de s'enfoncer un peu plus dans la gueule du loup. C'est que les libéraux ont trahi leurs idéaux, et que les socialistes se sont, comme d'habitude, réservé des postes et des niches à bonne conscience.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 4 mars 2015.

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 02:17

SURTOUT S'ILS SONT MORTS

1.
L'être revient toujours à la table des négociations avec l'étant ; sinon, il compte pour du beurre, il passe pour néant.

2.
« quelque chose de magique. Cela vaut pour le cinéma, le téléphone, et bien d'autres choses. »

(Ernst Jünger, « Les Prochains Titans », trad. M. Bouhazer)

3.
L'être magique et à toute berzingue de la technologie, suivi de son lot de noires féeries.

4.
« des techniques nouvelles et plus sûres « d'éducation » et de propagande affectant

le comportement humain, public et privé. »
(Jürgen Habermas, « La Technique et la Science comme « idéologie »)

Mais c'est la nature même des éducations dites nationales « d'affecter le comportement humain, public et privé. » La démocratie est à ce prix ; les carrières politiques aussi.

5.
« Tous les chemins mènent à Rome. »

« Même l'Enfer est pavé de bonnes intentions. »
Le rapprochement de ces deux maximes, il ne vous fait pas sourire, vous ?

6.
L'être, comme dit Marcel Conche en parlant d'autre chose, est un « criminel invétéré », un tueur en série de ces éphémères étants que l'on appelle passants ; « enfermé dans sa pensée autistique », l'être ne peut que sacrifier à la fascination qu'il exerce sur l'étant.

7.
Certains philosophes se font les scribes de labyrinthes tout à fait remarquables, dans lesquels, en fin de compte, il s'avère que c'est tout de même l'absurde Minotaure qui tue l'humain héroïque et qu'est-ce-que-je-fiche-là ?

8.
Le temps est prescriptible ; il finira en bouillie de rien, « quand les temps seront venus ».

9.
Il y a des êtres fort médiocres, et veules, et envieux, qui cependant s'y entendent à « faire des phrases » ; tout le reste, ils le font fort médiocrement et du reste, ils s'en foutent.

10.
Il y a des êtres dont on a du mal à s'imaginer à quel point ils manquent d'empathie ; et comme nous les trouvons sympathiques, et intéressants !

11.
« Il faudrait, pour prétendre au pardon, s'avouer coupable »

(Vladimir Jankélévitch, « L'imprescriptible. Pardonner ? Dans l'honneur et la dignité »)

12.
L'être, car il est de toute façon, ne peut s'avouer coupable ; aussi ne se pardonne-t-il pas et punit les étants.

13.
Le suicide ? - Un ultime coup de dés tenté sur un tapis vert qui n'existe pas.

14.
L'être est un coup de génie ; sans lui, nous ne pourrions être capables d'aucune certitude ; c'est parce qu'il est, qu'il est quelque chose.

15.
L'être humain a introduit la culpabilité dans la nature et il a appelé ça culture ; ce qui le tuera aussi sûrement que tigre au bois et fatalité des épidémies.

16.
La nature gère la démographie par l'épidémie ; la culture fait la même chose par la guerre.

17.
Il faut des années pour s'apercevoir qu'on s'est trompé du tout au presque tout ; auparavant, on se répète que c'est la dernière fois.

18.
L'être humain est d'une remarquable adaptabilité ; il supporte vraiment beaucoup, et surtout lui-même.

19.
« Les absents ont toujours tort de revenir »

(Jules Renard, Journal)

« Les absents ont toujours tort de revenir », surtout quand ils sont morts.

20.
J'aime beaucoup les recueils de textes philosophiques - par exemple, le très dense « Antimanuel de philosophie » de Michel Onfray (Editions Bréal) ; ils évitent de se perdre dans des circonvolutions qui tiennent parfois plus du labyrinthe qui ne mène nulle part que de la pensée claire et précise.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 24 janvier 2015.

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 23:28

DAMOCLES A SON EPEE

1.
Soufflé par Elise : « Souvestre et Allain, il fallait bien deux hommes pour un Fantômas. »

2.
Le futur est lié au passé comme Damoclès à son épée.

3.
« Le vertige qui saisit l'homme devant la multitude des possibles est donc fait à la fois d'angoisse et d'ivresse. Encore n'avons-nous parlé jusqu'ici que d'hommes à peu près normaux. »
(Jean Grenier, Entretien sur le bon usage de la liberté)

4.
Quelles magies jaillissent d'entre nos lèvres ? Quelle noire féerie prononçons-nous ?

5.
Ce n'est pas l'humain qui est le jouet des dieux, c'est dieu qui est l'alibi des humains.

6.
« Qu'était l'Homme, avant l'invention des Mots et la connaissance des Langues ? »
(Julien de la Mettrie, L'Homme-machine, 1748)

7.
L'Homme avant les mots ? Une brute déjà, mais au moins était-elle innocente.

8.
« Seule la médiation d'autrui peut constituer un individu comme un Autre. »
(Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe)

9.
C'est la preuve par l'autre qui nous maintient dans cet état de folie raisonnée que nous appelons société.

10.
« Cette règle fut enseignée aux Princes en paroles voilées » (Machiavel, Le Prince)

11.
Les « Princes en paroles voilées » : Scève, Rimbaud, Char – qui nous dépouillent le réel, le retournent comme peau de lapin.

12.
Dieu ne se contente pas de ne pas exister ; il est aussi.

13.
Le Diable en peau d'homme sur la route : ne le tuez pas, il vous tuerait, mais il vous tuera si vous ne le tuez pas.

14.
La différence entre Cabu et ses assassins ?
- La singularité du talent.

15.
Cela fait au moins vingt ans que je dis que cette crise économique amènera les gens à se tuer en pleine rue. Longtemps on a souri. On ne sourit plus.

16.
L'Homme n'a pas plus de raison que s'il n'avait ni queue ni tête.

17.
Les pédagogistes qui prétendent nous fourguer de la citoyenneté et je ne sais quel vivre ensemble en lieu et place de formations réellement qualifiantes se font, en toute bonne foi et fort humainement, les complices des assassins à venir.

18.
« qui n'est science de rien d'autre que de ce beau surnaturel tout seul »
(Platon, Le Banquet, trad. L. Robin)

19.
« travailler sur la lune des fractures sociales » : ai-je bien entendu ceci dans la bouche de Frédéric Mitterrand sur France Culture ? Joli !

20.
« La conscience n'est rien en dehors des sentiments cruels qui la manifestent. »
(Vladimir Jankélévitch, La Mauvaise Conscience)

21.
C'est-à-dire que nous sommes si humainement armés, si sophistiqués dans l'art de phagocyter notre prochain, que nous voilà, pour le moins, docteurs en humanisme.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 21 janvier 2015.

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