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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 13:34

AMUSETTES CHANTONNÉES

 

1.

« I was her love she was my queen

And now a thousand years between »

(Led Zeppelin, « Tangerine »)

 

Qu'dans la vie qu'on en a qu'une des fois qu'ça colle roule entre nous pis + tard c'est genre qu'il y a la la des siècles entre nos pommes.

 

2.

« The dark Lord rides in force tonight

And time will tell us all. »

(Led Zeppelin, « The Battle Of Evermore »)

 

J'crois pas qu'c'est le Seigneur des Ténèbres ou koikesse cornu qui fait que le temps nous dit bien des choses qu'c'est dans la citrouille.

 

3.

« I open once and you call me Devil's gateway »

(P.J. Harvey, « Easy »)

 

Parfois plutôt que d'l'ouvrir et d's'faire appeler porte à diable on ferait mieux de la fermer et de garder son bon dieu de sous la langue.

 

4.

« Here I go and I don't know why

I spin so ceaselessly »

(Patti Smith, « Dancing Barefoot »)

 

A tourner sans cesse comme ça faut gaffer à pas s'dervicher l'tourneur ou finir étoile qui s'décolle dans un décor de théâtre vide.

 

5.

« You hear the thunder of stampeding rhinos

Elephants and tacky tigers »

(Sparks, « This Town Ain't Big Enough For Both Of Us »)

 

Des fois qu'on s'balade qu'on entend au loin tonner l'rhinocéros et qu'il y a comme des tigres collants dans l'air.

 

6.

« I don't even know what I don't even know »

(Sparks, « Those Mysteries »)

 

Ah ça quand on n'sait même pas ce qu'on n'sait même pas on n'est pas sorti d'l'auberge où on n'en sait pas plus.

 

7.

« Answer so no one knows

What you just said

But when you're all alone

You and your head »

(Sparks, « Angst In My Pants »)

 

Des fois on doit s'répondre qu'on s'est pas compris soi et sa tête que tous deux on est tout seul.

 

8.

« Now the fifth daughter on the twelfth night

Told the first father that things weren't right »

(Bob Dylan, « Highway 61 Revisited »)

 

Sûr qu'il vaut mieux numéroter tout ça qu'on raconte qu'on finirait par s'paumer les personnages dans les nœuds d'l'intrigue.

 

9.

« I'm never where I want to be

And liberty she pirouette »

(Peter Gabriel, « Solsburry Hill »)

 

N'est que c'qu'on est et on a du mal des fois à vivre avec qu'ça pirouette que le réel fait ce qu'il veut ousqu'on sait plus où s'mettre.

 

10.

« jiving with that cosmik debris? »

(Frank Zappa, « Cosmik Debris »)

 

Pourquoi pas que j'swinguerais avec les « Cosmic Debris » et leur blues psychédélique ou les « Striders Etranges » c't'un groupe rimbaldien.

 

Patrice Houzeau

Hondeghem, le 6 octobre 2016.

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 22:07

EN LISANT DES TEXTES D'ALAIN SOUCHON

 

« Abderhamane, Martin, David

Et si le ciel était vide »

(Alain Souchon, « Et si en plus y'a personne »)

 

1.

Parfois, dans ma chambre près d'la mer, j'rêve un baiser sur la plage, ça fait toujours plaisir, salé sablé marin, marrant, poil aux dents.

 

2.

Puisque tout n'est que fumée, autant l'fumer, ce calumet de la paix.

 

3.

Et puis dans une autre vie, tomber par terre, cause une fille, l'alcool, un coup de poker, un coup de revolver, un saxophone, Charlie Parker.

 

4.

J'aime bien l'expression « ultramoderne solitude », titre d'une chanson d'Alain Souchon, a nous remet les yeux dans la face des grands alignements aux vitres verticales.

 

5.

Des fois, ça m'pique dans mon œil, c'est Zut, encore Zut qui joue avec ses épingles, ses poupées.

 

6.

L'allitération « b » dans « Bébé boit d'la la bière en boîte » (vers d'Alain Souchon) tandis que bourré, pépé punk pisse sur une pierre tombale (ah le !)

 

7.

J'aime bien aussi les amoureuses blondes, brunes, rousses, qui arpentent le monde et nos songes sur leurs jambes longues comme des mensonges.

 

8.

Dans une chanson de Souchon, « des grandes filles bleu marine », mais sans leurs tatouages, espère !

 

9.

De Souchon j'aime bien l'expression « sans opinion chanteur » cause j'préfère ça aux outrecuidances des asseneurs de pensées précuites.

 

10.

De Souchon aussi, cette croix du « Dites Go à Santiago / A Santiago je go » - pas moi en tout cas, bande de veaux.

 

11.

De Souchon ce vers :

« Je regarde ses jambes avec mes yeux »

Bah ! Du moment qu'il ne la touche pas avec ses mains, ses doigts et, comkidil'autre la « tribu entière de ses aïeux ».

 

12.

Dans un vers de Souchon, crieries, cracheries, couineries, gueuleries quand même qu'on s'ennuie.

 

13.

De 1933, « Moi… je m'ennuie », très belle mélancolie à trompette grinçante interprétée par la si belle Marlene Dietrich.

 

14.

Dans une chanson de Souchon, ce « Docteur des songes » : cézigue, du moment que vous avez une porte, il vous trouvera bien une clé.

 

15.

De Souchon, ce vers aux « p'tits revolvers en dentelle » pour demoiselles en mousseline de jadis avec de longues mains qui sortent de l'ombre.

 

16.

J'ai d'la sympathie pour les « regretteurs d'hier » de Souchon, ceux qui, pleins de souvenirs, hantent les théâtres vides.

 

17.

Un soir, faut bien dire adieu au jazz et à la nuit, et laisser leur trompette aux morts et la nuit aux amants.

 

18.

Dans les chansons d'Alain Souchon, je ne trouve pas ma paresse, et pas de quoi « faire rire la mère de Jim Morrison ».

 

19.

Des fois, du vin blanc, pour mon cœur tout rouge, qui court dans la rue grise.

 

20.

Une chanson de Souchon, et puis le temps qui passe, une « ficelle se casse », du temps à nouer, dénouer, renouer.

 

21.

Vivre, de nos pantins renouer les ficelles qui s'cassent tout l'temps, éviter qu'elles se défilent, nos ombres.

 

22.

D'Alain Souchon ce joli vers : « L'infirmière est un ange et ses yeux sont verts » : c'est-y pas que des fois les anges travailleraient chez nous autres.

 

Patrice Houzeau

Hondeghem, le 19 octobre 2015.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 00:07

PLAYLIST DU 28 AOÛT 2015 AVEC OU SANS ACCENT LE TELEPHONE ?

 

1.

« Planet Claire » des B52's, en voilà une à m'faire rappeler les Comics bariolés d'nos enfances, ô Titans, ô choc des mondes, ô Diane cosmique.

 

2.

P.I.L, « This Is Not A Love Song » ou comment la musique de danse joua les agressives, les j'le répète puisque je l'ose This Is Not A love Song

 

3.

The Residents, « Constantinople » ô la ville hantée de gros yeux en smoking.

 

4.

J'aime bien The Residents, ils ont l'air de jouer sur des jouets féroces, avec des voix d'outre-aigre.

 

5.

Maxime Le Forestier, « Grand Match de Blues à Minneville », tellement fort punchie qu'j'ai longtemps cru qu'c'était une chanson sur la boxe.

 

6.

Les Blaireaux, « Lena la Berlinoise », dirait qu'ça va s'décomposer, s'déchanter dans l'oreille, filer d'la clé, puis elle retombe sur ses longues jambes de grande Marlene, de longue Léna, la belle chanson d'amour obsédant.

 

7.

Les Blaireaux, « Lena la Berlinoise », chanson onirico-réaliste, avec sax, froufrous, p'tits rires fantômes, et fignolée d'la dissonance.

 

8.

Charlebois, « Wasichu », une des plus impressionnantes chansons du grand Québécois, un coup au cœur.

 

9.

Charlebois, « Wasichu », dont je ne me lasse pas pour la beauté de l'orchestration et son beau solo électrique épique.

 

10.

Téléphone, « Le Chat », pour la souplesse d'la basse, et la voix d'la chanteuse qui attend son chat pis bien ! i repart, le matou...

 

11.

Téléphone, « Le Chat », j'aime bien « pas de petit passage / pour cet enfant passage » et ce qui miaule voire gronde, c'est-y un trombone ?

 

12.

Celentano, « Svalutation », chanson pas contente, mais oh combien entraînante, wap-do-wap, et toujours ces filles des chœurs, les craquantes.

 

13.

« quando pensi a te

pensa... anche un pò per me. »
(Celentano, « Svalutation »)

« quand tu penses à toi
pense aussi… un peu pour moi. »

14.
Brel, « La Ville S'endormait » l'orchestre s'avance, magistral, majestueux, ponctué de percussions à mystères et sur ce mystère, le poète enchante drôlement.

15.
Brel, « La Ville S'endormait », tissu, l'orchestre, d'autres temps, et le détachement des syllabes claires et graves, souples et fortes.

16.
« Et je fais celui-là qui est son souverain »
(Brel, « La Ville S'endormait »)

C'est là l'ordinaire comédie des humains.

17.
Mystérieuse rythmique dans l'lancinant « Dazed And Confused » de Led Zeppelin, comme traversant la brume jacte la guitare et frappe la foudre.

18.
« Lots of people talk and few of them know » entend-on dans "Dazed And Confused", du Led Zep, après bah c'est juste une histoire de sentiments.

19.
Assez curieux, la virtuosité déployée dans ce morceau légendaire qu'est « Dazed And Confused » et la trivialité du texte. Troublant.

20.
Peut-être que le texte n'est-il parfois là que pour mettre en valeur le chant et la virtuosité des musiciens  So What  It's only rock n'roll

21.
Puis y a la voix d'la fille au long
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah
du « Planet Claire » des B52's
même que :
« 
She drove a Plymouth Satellite
Faster than the speed of light »

ce qui est rigolant.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 28 août 2015.

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