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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 10:24

DES FOIS QU'AVEC TOUS CES DES FOIS QUE

 

1.

« Il s'arrêta ému, puis reprit :

- La disparition. Supprimez-la, il ne reste rien. »

(Agatha Christie, « L'Auberge du fou aux clochettes » [Mr Satterthwaite])

 

Un jour, une nuit, i passe l'aut' Mandrake, et d'un coup d'shazam il nous emporte tous nos secrets qu'on reste planté là, la tête vide.

 

2.

Dans Agatha Christie, la revoyant des lustres plus tard, un gus « se ranima les cendres de la jalousie au fond de son cœur. »

 

Le temps du cœur saute aisément les années. Soudain quelqu'un revient et vous voilà la citrouille ranimée de l'esprit d'un autre temps.

 

Les romans, des fois, des Arsène Lupin à percer le temps, à en faire revenir du passé, des secrets enfouis et des parfums de Dame en Noir.

 

Les romans, des fois, i vous jettent une ombre qu'après vous vous sentez plus tout à fait pareil sous l'soleil et dans l'temps qui passe.

 

Des fois, le temps, il est comme rattrapé, tout pris d'tentacules, comme impuissant d'en sortir d'la boîte qu'en finit plus d'vous r'tenir.

 

3.

« Comme il posait le tout sur la table, un éclair illumina la pièce et un coup de tonnerre lui succéda. »

(Agatha Christie, « L'Auberge du fou aux clochettes »)

 

J'aime bien les histoires où tout soudain un éclair illumine la pièce et qu'après un grand crac retentit au loin.

 

« Comme il posait le tout sur la table, dans l'histoire d'Agatha Christie, c'est « du pain et une motte de beurre », mais ici, imaginons.

 

Comme il la posait sur la table, un éclair illumina la pièce et la main de feu s'empara de la précieuse clé (et la chambre close le resta).

 

Comme il posait le petit coffre sur la table, un éclair illumina la pièce révélant la présence d'une ombre à jambe de bois et perroquet.

 

Comme il posait la tête de veau sur la table, « Ciel ! Mon mari ! » s'écria sa maîtresse.

 

4.

Cette nuit du 9 au 10 juillet 2016, de nouveau le violon revenant d'août 1983, celui du « Mystère de la Chambre jaune » oh mes étés.

 

5.

« Puisqu'en imagination nous dominons le temps, tournons la question dans l'autre sens » dit-il dans une nouvelle d'Agatha Christie.

 

En l'occurrence, « L'auberge du fou aux clochettes » in « Le Mystérieux Mr Quinn », premier volume, Club des Masques n°138, p.91.

 

6.

Dans « L'Auberge du fou aux clochettes », d'Agatha Christie, il est question de 1924 et de « l'affaire du Chat cambrioleur », qui me fait penser à « La Main au collet » d'Alfred Hitchcock, qui me fait penser à « Vertigo » et aux mystères du temps, de la mort et du désir.

 

A quoi servent les fictions, sinon à nous rappeler que le langage tisse en nous cet être de désir et de mort que nous croyons comprendre.

 

7.

Des fois qu'les rêves seraient une autre vie dans l'parallèle dont ne nous resteraient que des bribes sans lien logique apparent.

 

Des fois qu'les romans nous raconteraient d'aut' histoires que celles que nous croyons qu'ils, et qu'on s'en fiche car on les comprend pas.

 

8.

Si les fantômes étaient des prisonniers d'une phrase, prisonniers du Le Presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat.

 

Cf bien sûr le très grand « Mystère de la chambre jaune » de Gaston Leroux.

 

Dans les romans de Gaston Leroux, des fois, y a des fantômes qui passent, même qu'ils sont en italiques.

 

9.

Le mystère est plein d'passé oublié ; le mystère, c'est une généalogie ignorée.

 

Le mystère, des fois, avec tout son passé et ses toiles d'araignées, un piège à rebours, le mystère, un piège tendu dans l'horloge.

 

10.

Des fois qu'le présent i f'rait comme un verglas que dessous on verrait circuler en poissons mystérieux les ombres du passé.

 

11.

Des fois qu'on est genre dans les romans en proie à des sentiments hostiles plein d'boules noires hérissées grognonnes.

 

12.

Des fois qu'avec tous ces des fois que – Et bien quoi ? - Que j'jetterais des ombres dans la bibliothèque fit-il en ricanant bleu fantôme.

 

Patrice Houzeau

Hondeghem, le 10 juillet 2016.

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 03:14

LES DEGRÉS VERS LES OMBRES

1.
L'Histoire
a parfois été le fait de grotesques, de brutaux, de nains que nous appelons « grands hommes », par ironie sans doute.

2.
« 
se livrant, inconsciemment, à la mimique d'un poisson rouge dans un bocal »
(Agatha Christie
traduit par Louis Postif, « Un cadavre dans la bibliothèque », Le Club des Masques n°38, p.77)

Que des fois, on en laisse, des bestiaux, nous remonter l'inconscient, et puis du très profond d'nos vies antérieures. Qu'est-ce qu'on se ressemble alors !

3.
« 
D'après lui, les gens les plus invraisemblables écrivaient des romans policiers. »
(Agatha Christie, op.cit. p.101)

Qu'on s'imagine - berlue ! - que les œuvres étranges, les œuvres à énigmes demandent des auteurs excentriques, exotiques, voire ésotériques.

4.
« - Vous pensez donc…
- Je ne sais pas au juste ce que je pense, fit Harper, embarrassé. »
(Agatha Christie, op.cit. p.133)

Que des fois, on sait pas exactement ce que l'on pense, que ça s'compose pis s'décompose tout ça les idées, le monde, la caboche.

5.
« - Ma foi, je ne regarde jamais l'heure ; en tout cas, il n'était pas très tard. »

(Agatha Christie, op.cit. p.61 [Bartlett])

Si ça se trouve, quand on ne la reluque pas sa toquante, les aiguilles, elles n'en font qu'à leur tête.

6.
Me demande si je pourrai regarder ma dernière heure en face, celle qui viendra en dodelinant d'sa grosse tête d'horloge bouffeuse d'âmes.

7.
Ou alors dans mon lit, face à la fenêtre, de la paix des champs viendra le bong
uebong d'une cloche, j'croirai.

8.
« 
Veuillez me répéter exactement ce qui s'est passé. »
(Agatha Christie, op.cit. p.61 [Melchett])

Quoi qu'on fait ? - On répète…
Quoi qu'on répète ? - Le passé, et pas exactement; on appelle ça l'avenir.

9.
Écrire une phrase me prend parfois tant de temps... comment qu'ils font, pour en écrire des tas et des tas, qu'ils appellent ça roman ?

10.
« Au réveil, les rêves se confondent souvent avec la réalité. »

(Agatha Christie, op.cit. p.9 [Bantry])

Au réveil, les mascarades de dessous les paupières, elles se diffusent dans le réel, s'y flanquent, s'y fondent… à peine qu'on les reconnaît.

11.
« - Oui. Nous y sommes descendues.
- Qui, nous ? »

(Agatha Christie, op.cit. p.92)

Qu'on descend, comme ça, les degrés, vers les ombres… et pis qu'on finit par se demander qui on est.

12.
« Tout d'même, se dit Zut en contemplant le monde, de si petits hommes, et de si grandes
ombres. »

13.
« 
Il lui prit les mains et les serra chaleureusement. »
(Agatha Christie, op.cit. p.100)

Il lui prit les mains et les mit dans sa poche. Ça peut toujours servir dit-il en prenant congé.

14.
Zut aussi a cette manie, les mains qu'elle prend, de les serrer chaleureusement dans s
on sac à mains. C'est bien dans sa manière !

15.
J'entends des voix à la radio. Je vais mourir aussi.

16.
« Les deux jeunes gens se lancèrent des regards fulgurants. »
(Agatha Christie, op.cit. p.28)

Plein d'yeux jetés… fulgures de l’œil… éclairs et froncements… regards lointains… complices clignements… le chat, il s'en fiche.

17.
Prédestination… prédestination…
préméditation, oui !

18.
« -
Elle vous a amenée ici pour que vous lui fassiez sortir les lapins du chapeau. »
(Agatha Christie, op.cit. p.93 [Sir Henry])

Elle aime les mirabelles elle
Vous avait promis une tarte aux mirabelles
A préparé une tarte aux mirabelles vous a
Amenée ici pour que goûtiez sa tarte aux mirabelles
Pour que vous vous régaliez de sa tarte aux mirabelles
Que vous en gardiez un excellent souvenir
Vous n'en mangerez pas souvent d'aussi bonnes vous
Lui en serez certainement reconnaissante il y a là un
Fassiez fâcheux j'sais pas quoi en faire je peux pas le
Sortir sinon la phrase elle bancale
Les phrases faut qu'ça aille droit aux
Lapins ceux qu'on fait aux pruneaux
Du coup ça me revient sous le
Chapeau c'était pas d'la tarte aux mirabelles, ah non.

19.
« Dans les romans, les cadavres se trouvent d'habitude dans les bibliothèques. »
(Agatha Christie, op.cit. p.9 [le colonel Bantry])

Dans cette phrase qui affirme que dans
Les romans – et surtout les
Romans policiers, ceux avec des détectives excentriques -
Les cellules grises à fines moustaches les perspicaces dépressifs
Cadavres et voilà qu'les morts envahissent Ça
Se propage partout ça les morts Les morts ils se
Trouvent soudain sur le chemin dans le journal partout
D'habitude on les traverse sans même les saluer
Dans la vie faut savoir faire la différence
Les morts c'est bon pour les
Bibliothèques et les vivants qui les accompagnent Ceci dit, dans cette phrase vous avez un exemple de ce que l'on appelle en français un présent de vérité générale (on dit aussi « présent de vérité absolue » ; il y en a qui exagèrent toujours...)


20.
« Madame ! Madame ! Il y a un cadavre dans la bibliothèque ! »
(Agatha Christie, op.cit. p.5 [Mary])

Madame ! (C'est qui qui appelle?)
Madame ! (
Quelle est cette voix qui sort de sa phrase?)
Il y a il y a il
Y a ah mais voilà qu
'ça perroquette il y
A il y a il y a il y a
Un cadavre dans...
Cadavre ? Vous avez dit cadavre comme c'est morbide
(Dans les romans, dites, tout d'même, on lit d'ces choses !)
La bibliothèque je dis ça et je hausse les épaules la
Bibliothèque est pleine de cadavres ce n'est pas nouveau.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 31 janvier 2016.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 14:16

HARLEY QUINNERIES EN ECOUTANT DES CHANSONS

 

« - Mr Harley Quinn ? Que c'est extraordinaire !... »

(Agatha Christie, « L'ombre sur la vitre »)

 

1.

« - La vie est passée près de moi sans me voir »

(Agatha Christie, « L'auberge du fou aux clochettes » [Mr Satterthwaite])

 

2.

Enrhubé… qu'on en a des piafs plein l'pif, pis qui sifflent et bronchent comme pégase enchaîné.

 

3.

« Mr Satterthwaite était content que la jeunesse soit allée se coucher. »

(Agatha Christie, « L'arrivée de Mr Quinn »)

 

4.

Sans doute préférait-il rester seul, vieux, pis dans son roman, « content que la jeunesse soit allée se coucher ».

 

5.

On peut tomber littéralement du ciel, ou de la lune, ou de la dernière pluie pis à pic des fois qu'on coule dans le réel.

 

6.

Des fois, dans le jazz, les saxophones, ils veloutent pas du tout, ils gémissent et hululent comme des hiboux fiévreux.

 

7.

Je me demande si ça s'rait pas Charlie Parker, pour des lunes et des lunes encore, qui leur aurait flanqué c'te fièvre-là.

 

8.

« Une belle fille grande et brune, mais son expression était triste et lasse. »

(Agatha Christie, « L'auberge du fou aux clochettes »)

 

C'te phrase juste parce que j'aime bien les grandes brunes.

 

9.

Des fois qu'on a des discussions orageuses, des éclairs plein la cafetière, gorge qui gronde et gonfle et jaillissements de vipères.

 

10.

« La solution du mystère ne se trouve certainement pas là » se dit-il en contemplant le brave politique s'agitant dans la lucarne à sottises.

 

11.

« Il avait vu trop de choses s'écrouler et disparaître sous le poids de l'argent pour penser que même un Cavalier fantôme puisse sortir victorieux du combat. »

(Agatha Christie, « L'ombre sur la vitre »)

 

12.

Sans vous, ma jolie fantasque, aurais-je enfin compris ? C'est que vous la vous hantez, ma mémoire, aussi sûrement que fantôme en manoir.

 

13.

« - Une de ces personnes qui résolvent les énigmes sans doute ? ironisa l'inspecteur. »

(Agatha Christie, « L'ombre sur la vitre »)

 

14.

J'aime bien ces romans à détectives qui résolvent des énigmes. C'est ironique quand je pense au pouvoir quasi surnaturel que j'ai de presque rien piger à ce qui m'entoure.

 

15.

Il avait l'air ailleurs des gens dont on se demande avec quel personnage de roman ils la poursuivent leur conversation secrète.

 

16.

« The sun comes up

I think about you

The coffee cup

I think about you

I want you so

It's like I'm losing my mind »

(Stephen Sondheim,« Losing My Mind »)

 

17.

La littérature est sans doute le meilleur stratagème que les anciens dieux ont trouvé pour nous hanter.

 

18.

Ce mystérieux événement l'intrigua : que faisait cette tête de bouc dans cette soupe sans eau ni cornes ni rien d'autre qu'un sourire ?

 

19.

« une créature désespérée, livrée à une lutte ardente et secrète. Il voyait battre fiévreusement la veine de sa tempe. »

(Agatha Christie, « Un soir à Monte-Carlo »)

 

20.

Dans sa tête de batteur s'agitait sans doute quelque créature désespérée, livrée à une lutte ardente et secrète et battant fiévreusement la campagne sur son tambour.

 

Patrice Houzeau

Hondeghem, le 3 janvier 2016.

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 11:10

POUR MIEUX NOYER LE POISSON

AMUSETTES AUTOUR DE LA FETE DU POTIRON
(cf Agatha Christie traduit par Claire Durivaux, "La fête du potiron", Club des Masques n°174)

1
D'la mort à n'en rien dire... que du permis d'inhumer... A respiré pénible... A monté l'escalier s'exténuant... A s'était couchée... A passé dans s'définition.

2.
Envolée... Vloho !... un soir... évanouie disparue fondue dans l'ailleurs... comme si la lune l'avait gobée.

3.
Il pensa à c'te murderance perhaps à laquelle elle aurait assisté la gamine. A filer du secret, des années de secret dans la bouche.

4.
Là-dedans... du jardin porte-poisse... et tous ces "potirons jaunes"... pour quelle soupe à la grimace ? pour quelle macabre face fendue ?

5.
De façon soudaine souvent que ça meurt dans les romans policiers... "Un corps mort dans le décor"... au loin une musique.

6.
"Un corps mort dans le décor" je tire ça de la chanson de Charlebois "Deux Femmes En Or", un bijou d'chanson.

7.
La petite musique "saccadé panique" aurait dit Céline... la petite musique des morts qu'on entend dans le bruissement des syllabes.

8.
..."son petit carnet", son "méthodiquement", "le cours de ses pensées", "une sorte de mouvement inconscient"... L'inconscient du détective, c'est le meurtre; il faut bien qu'il court après, qu'il l'élucide, qu'il l'exorcise.

9.
Les réflexions, on s'plonge dedans... le "cours de ses pensées"... Se baigne-t-on deux fois dans le même fleuve spéculatif ?

10.
Au fond, on s'en fout qu'on se baigne pas deux fois dans le même fleuve, pourvu qu'on en ressorte idem, indemne, pas noyé.

11.
..."le cours de ses pensées", ou l'art de se donner une leçon à soi-même.

12.
Comme Hastings était plongé dans ses réflexions, Poirot l'observa avec une attention accrue, comme s'il pensait que le Capitaine eût pu se noyer.

13.
"L'Année du crime" : L'Almanach Vert-Mort ?

14.
"La maison est très grande"... du coup "les preuves ne sont pas faciles à trouver"... "C'est d'ailleurs là une constatation intéressante". Vu que, sinon, y aurait pas de roman policier à énigmes pour gens qui rêvent de grandes maisons et de distingués détectives spéculatifs.

15.
Pris dans "La Fête du potiron" : "Anne est dans sa chambre en train d'étudier et Léopold est au jardin où il construit un avion miniature."
Qu'ils disent !...

16.
..."cette horrible aventure"... "Je n'ai vu âme qui vive"... Peut-être âme qui erre ?... Quelle horrible aventure !

17.
..."devait écouter aux portes"... devait tellement écouter aux portes qu'elle changeait souvent d'oreilles...

18.
"Au cours d'une soirée on lui a maintenu
La tête dans un seau rempli d'eau et de pommes."

Ces deux alexandrins sont tirés d'une traduction par Claire Durivaux d'un roman d'Agatha Christie parue sous le titre "La Fête du potiron" dans la collection Club des Masques.

19.
"Les vieux péchés projettent de grandes ombres".

Proverbe énoncé par Hercule Poirot à la page 79 du roman dont j'vous cause en rêvant.

20.
Cette histoire de petite jeune fille assassinée noyée "la tête dans un seau rempli d'eau et de pommes" et ce truc du vieux péché qui agite sa grande ombre, c'est-y pas un piège à loup psychanalytique, par hasard ?

21.
Mais non ! Le vieux péché qui projette sa grande ombre, c'est Fantômas, voyons ! Fantômas déguisé en Fête du potiron... pour mieux noyer le poisson...

22.
... pour mieux noyer le poisson... ça devient christique... Zut alors ! m'fis-je en me mettant du Gentle Giant dans les esgourdes et me préparant des oeufs sur le plat.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 6 juillet 2014.

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