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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 08:26

LANGUE DES LIGNES

 

1.
"Quand de tous ses yeux
le bois surveillait
l'obscur observait"
(Arlette Chaumorcel, Noir et Blanc sur le Village, Editions de l'Epinette, 2012, p.54)

 

Quand vous passez par les là-bas
De soleil coupé d'ombre,
Tous les invisibles, presque tous, se taisent ;
Ses créatures, il les tient, le là-bas... Ses
Yeux, cette longue traîne de regards, guettent
Le promeneur - c'est que le
Bois aime la discrétion. Souvenez-vous comme il
Surveillait vos faits et gestes,
L'obscur, comme il vous
Observait, l'obscur, comme il s'obstinait.

 

2.
"la petite rue berçait des soleils"
(Arlette Chaumorcel, op. cit. p.34)

 

La cité est ancienne et
Petite la pleine d'ombres
Rue que vous montiez et qui
Berçait sous la trempe des nuages
Des drôles d'oeufs électriques, des
Soleils qui ne brûlent que la nuit.

 

3.
"lances acérées
les herbes parlaient"
(Arlette Chaumorcel, op. cit. p.18)

 

Lances des batailles secrètes
Acérées obstinées cassandres
Les dressées sur des faces cachées
Herbes d'un campement lointain qui
Parlaient la langue que l'on ne traduit pas.

 

4.
"je passerai là
disait la lumière"
(Arlette Chaumorcel, op. cit. p.6)

 

Je veux m'amuser disait-elle Je
Passerai vive dans toutes ces ombres
Là entre bête qui glisse et gueule de roc qu'elle
Disait la folle du jour, je veux la raser
La barbe des pierres, qu'elle disait la
Lumière avec son air de coupe-chou.

 

5.
"Une sirène abandonnait le sort de ses écailles
au théâtre des saules"
(Arlette Chaumorcel, op. cit. p.20)

 

Une mauvaise fille des eaux, une
Sirène, ravissante ravisseuse dit la légende,
Abandonnait - était-elle blessée ?
Le regard d'un homme lui avait-il lancé un
Sort, un de ces sorts dont on ne sort pas
De sitôt, un sort d'amour des romans anciens ? -
Ses charmes et ses chants, et ses
Ecailles laissées dépouille
Au ténébreux
Théâtre des racines, celles qui plongent
Des rois et des
Saules dans la gorge des eaux.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 26 mai 2013

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 05:46

DE « L’ANGLE SANS LUMIERE »

Cette année (2008), entre mille activités, Arlette Chaumorcel publie aux éditions de l’Epinette En lisière d’ombre, un recueil dont la profondeur et l’intelligence sont patentes dès les premières pages.

Couverture_de_EN_LISIERE_D_OMBRE_d_Arlette_Chaumorcel__Editions_de_l_Epinette__Merville__2008__photographie_de_Francis_Chaumorcel

J’en prends pour exemple le vers 2 du texte :

« en langue d’éphémère » : C’est le prodige familier de la poésie que quelques syllabes suffisent à suggérer l’étoffe du monde. La pensée à son plus haut point peut seule rivaliser avec ces notes sur l’invisible se manifestant dans le réel à la manière de ces êtres glissant leurs ombres dans nos mémoires.
La « langue d’éphémère », c’est peut-être bien cette langue qui nous parcourt le temps de notre lucidité, fût-elle au cœur du songe, et que, pour ma part, une fois dépouillé, une fois spectral rendu, je regretterai.

Arlette Chaumorcel pratique l’art du bref, art périlleux, le bref ne supportant pas le moindre mot de travers. Mais la surprise du vers vif le légitime. Ainsi :

« l’enfant jeta le ciel aux oubliettes. »

L’être vif, « l’enfant », d’un jet, relie ce qui est en haut et ce qui est en bas, ce qui est mémorable et ce que l’on occulte. Le passé simple « jeta » surprend ; c’est qu’il résume en un geste la soudaineté de l’événement dans la durée étale du ciel et des enfers. Que ce soit un enfant qui réalise cet acte, qui froisse le ciel à en faire boule de papier pour la poubelle, distille de ce merveilleux des avenirs auquel, malgré les bombes et les chairs brûlées, nous voulons croire.

La poésie, quand elle se fait descriptive, n’est jamais aussi grande que dans l’intensité du bref :

« les vieux lierres ont des doigts
   que l’ombre déracine »

Voici qui est puissant comme le trait d’un Maître. Ce n’est pas là la tentative de transcription d’une image mentale, mais la création de cette image. Une langue parfaitement maîtrisée permet ce va-et-vient entre l’apparition de « doigts » dans « les vieux lierres » et leur découpe par les lignes de partage des ombres, par cette « lisière d’ombre » qui donne son titre au recueil.
Poésie de la vive vision, de l’aperçu, de l’instantané donc, à mesure de l’œil ouvert :

« Je mesure frère
   Je mesure 
   l’ombre sous la pluie
   l’angle sans lumière »

Que ceux qui exercent leur pensée à l’escrime des signes retiennent cette périphrase : « l’angle sans lumière », qui me semble une originale définition de l’apparaître de l’être mort dans le réel des vivants. Ce n’est pas l’autre côté, qui n’existe que parce qu’on nous le dit, ce n’est pas l’éternel retour probable et incertain, nécessaire et hasardeux, mais cette part de l’ombre en lisière du vif, qui fait angle dans la photographie (laquelle photographie, grâce à Francis Chaumorcel, ponctue, quasi abstraite, le recueil), qui figure au tableau, qui fait image, qui tisse sa géométrie ontologique, cette part de l’ombre qui ne renvoie à aucune présence, être dont l’ombre n’a pas d’objet.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 14 octobre 2008

Commentaires
Arlette Chaumorcel doit être encore un enfant...
enfant qui jette son dernier dessin, sûr qu'il est d'en faire d'autres mille fois plus beaux, fort qu'il est de savoir qu'il n'a pas besoin de traces de lui-même pour inventer d'autres imaginaires, d'autres lieux, d'autres rêves, d'autres angles sans lumières...
tout en découvertes et explorations, délires merveilleux
Posté par bleu, 14 octobre 2008 à 19:44

je partage tout à fait l'analyse faite
Posté par valdys2, 25 octobre 2008 à 19:01

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 05:38

"Des anges fous"

               Des anges fous ruissellent
               laissant de pierre en pierre
               le chemin de leurs ailes
               dans un bruit de rivière
                                                          (Arlette Chaumorcel, Feux d'eau in Terres et Dérives, éditions de l'Epinette, 1994)

Voici que l'eau coule dans l'éclat de ses feux et qu'apparaissent des "anges fous".
Pur mouvement que ce "chemin de leurs ailes" blanches, ruisselantes, écumantes "de pierre en pierre" et "dans un bruit de rivière".
Les anges sont donc "fous" car ruisselants, éclat et bruit de la rivière qui roule de pierre en pierre.
Les anges sont donc "fous" car énergie pure, sans d'autre raison que l'éclat de l'eau au soleil, sans d'autre message que le bruit de la rivière.
Ce qui est folie n'est pas l'objet mais la vision.
La vision des anges dans la vivacité de la rivière est, bien entendu, folie douce, pure fantaisie.
Quant à nous, qui ne sommes pas des anges,
nous faisons nos chemins comme le feu ses étincelles.
(René Char, Eloge d'une Soupçonnée précédé d'autres poèmes, Poésie/Gallimard, p.130).

                      Patrice Houzeau
                      Hondeghem, le 7 août 2005

Commentaires

Autour d'un poète

Bonjour,
Je découvre les anges fous et Arlette Chaumorcel.Même si nous ne sommes pas des anges, nous sommes tous un peu fous,chacun à sa manière.
Qui est ce poète "nouveau" qui,comme le beaujolais du même nom,parfume la fraîcheur poétique et nous réjouit le coeur?.
J'ai découvert ,il y a quelques années, une Arlette Chaumorcel, candidate au concours de poésie de Doué -La - Fontaine qui a obtenu, successivement la Rose d'Or de la poésie et la Rose d'Or de la chanson avant d'être sollicitée pour faire partie du jury...
S'agit-il de la même artiste ? (Son mari était photographe d'art)
Avec mes plus cordiales salutations
Posté par Irayjo, 15 août 2005 à 14:16

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 05:25

"Des blasons de la brume"

Parler d'un poète vivant n'est jamais aisé.
On s'expose alors à la critique, au soupçon, à l'étonnement du poète lui-même.
J'évoque ici la figure d'une de nos meilleures plumes. Fondatrice et animatrice essentielle de la Maison de la Poésie Nord/Pas-de-Calais, Arlette Chaumorcel est l'auteur d'une oeuvre poétique de qualité dont l'importance, à mon sens, ne laissera pas d'être reconnue et diffusée dans les prochaines années.
Les extraits que je commente ici sont tirés de Terres et Dérives publié en 1994 aux Editions de l'Epinette et figurent en bleu sur cette page.

Importance de la féminité dans le travail d'Arlette Chaumorcel :

Fille des lunes dites
Fille des lunes tues
femme à tous vents
battue
          (Fille des lunes dites)

Brume claire de l'énigme apparente du dit et du non-dit. L'autre, cet être étrange auquel sans cesse je me familiarise, je m'apparente, est une somme de dits et de non-dits, d'aveux et de secrets, "de lunes dites, de lunes tues".
Plus loin dans le poème :

déesse d'entre dieux
qu'éclabousse
au bleu
sabbat
des voiles
le ciel en sa maison

Si les hommes se croient des dieux, et la pulsion virile tend effectivement à cette prétention, la femme est donc une "déesse d'entre dieux".
Le rythme binaire des syllabes ainsi que l'allitération évoquent les touches bleues du pinceau.
L'effet est visuel et l'image qui, à travers les brumes de la rêverie, apparaît alors pourrait être celle d'une femme que la lumière de la peinture "éclabousse" de notes bleues semées des arabesques, "des voiles du ciel en sa maison".
Icône. Vierge dénoncée par le sabbat. Bleu de la Vierge Marie des images médiévales et "voiles" païens de l'amour sorcier.
Arlette Chaumorcel travaille la métaphore à la façon d'une amoureuse des images. Le recueil Terres et Dérives est ainsi "accompagné" de photographies que l'on doit à Francis Chaumorcel.
La typographie elle aussi en témoigne :

Retombées
                    d'ombres
                                     en
                                          flammes
                                               (Coeur d'ocre)

Image vive. Feux de la nuit. Geste du peintre, rythme du calligraphe.
Arlette Chaumorcel transfigure.
Les notations visuelles semblent révéler des paysages imaginaires que l'oeil recrèe à partir du réel, son champ de vision devenant ainsi champ des possibles :

Neige océane
verte
au creux
            vague
                       des sables
pétrie
à fleur d'écume
dans le sel bleu des brumes
               (Barrière d'algue solaire)

La mer est neige verte et la brume semée de sel bleu. La plage est vague qui se superpose à la fleur d'écume.
Ailleurs dans le recueil, de nouveau l'écume, la brume, le bleu, dans une évocation des Monts de Flandres :

monts merveilles
et marées
arrachées à l'écume
des blasons de la brume
monts bleus du possessif
sur l'écheveau de l'if
                   (Monts à dire)

Par la couleur, la transfiguration, le paysage est approprié; les "monts bleus du possessif" entrent dans l'ordre "des blasons de la brume", dans l'ordre poétique des brumes claires de l'énigme, dans l'ordre de la composition du poème.
Mais aussitôt cette noblesse faite, le paysage se défait et, dans le même mouvement, se recompose, à l'image de "l'écheveau de l'if", de la "mer toujours recommencée" (Paul Valéry), du poème sans cesse repris, comme un souffle.

Si vous désirez vous renseigner sur l'oeuvre d'Arlette Chaumorcel ainsi que sur bien d'autres poètes de talent, je vous conseille de prendre contact avec La Maison de la Poésie Nord/Pas-de-Calais, Domaine de Bellenville, 37 rue François Galvaire 62660 BEUVRY (France).

                                    
Patrice Houzeau
                                    Hondeghem, le 11 juillet 2005

Commentaires

oh marie si tu savais

petit commentaire concernant le bleu des images médiévales de la vierge marie : il me semble que le bleu était une couleur bannie au moyen âge et s'apparentait plutôt au maléfique? la vierge marie n'était alors pas représentée vêtue de bleu mais d'une autre couleur vive (jaune ou peut-être rouge)
Posté par liz, 11 juillet 2005 à 16:48

chapeau arlette

felicitations pour ton analyse du poème d'arlette, je n'ai pas tout suivi mais ça donne envie d'en savoir plus sur mme chaumorcel.
Posté par lyz, 11 juillet 2005 à 17:06

Félicitations pour vos articles! Arlette Chaumorcel est sans aucun doute possible l'un de nos plus grands poètes contemporains. Son écriture est limpide, sa poésie se lit, se chante et se savoure.

Posté par thefoxlady, 18 novembre 2005 à 17:00

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 05:26

EN ATTENDANT LA TERRE EST ROUGE
Notes sur Chant de la terre rouge d'Arlette Chaumorcel

La terre est sanglante. Théâtre des histoires humaines, elle est théâtre des cruautés pour un invisible (1) qui, quoi qu'il en soit, à un point indéterminé de cette relativité que l'on appelle "temps", anéantira la matière.
Nous n'aurons même pas existé. Nous ne serons pas plus que l'hypothèse des univers parallèles : un néant que le langage remplit en le nommant.
Dieu n'est que par le Verbe. (2)
En attendant, la terre est rouge :

J'ai désanglé le sang
tout le sang de la terre
tout le sang dit mon père
et tout le sang vois-tu
tout le sang s'est perdu

a écrit Arlette Chaumorcel dans Chant de la terre rouge (3), poème dans lequel le jeu des syllabes et la précision de la métrique rappellent que la poésie est art incantatoire.

Ainsi, chanter le monde c'est être au réel d'une manière créatrice, poétique.
"Chant du monde" qui est aussi exercice de lucidité : nous retournons à la terre d'où nous venons. Chaque jour est une étape de ce chemin des ténèbres aux ténèbres :

Je te prendrai ma terre
ou bien tu me prendras
magma d'ombre et de boue
nid de pulvérulence
chemin d'ombre et de rats
reposoir de lumière
nous fêterons en nous
les noces du silence.
(3)

Il n'est pas que des ténèbres. L'abandon du corps que l'on appelle "mort" marque l'avénement du silence.
Il n'est pas que de mort. Le poème semble mimer un rite amoureux : les noces du silence ou l'union du corps et de la terre, l'adhésion d'une langue incantatoire à son objet : le monde des signes, le monde signifiant.
Ainsi, le chant, l'incantation, semble vouloir passer la mort pour célébrer le renouveau, la renaissance, un  matin de plus à tous les matins de ce monde :

Je te prendrai ma reine
en renouveau de robe
quand tiède en la clairière
naîtra la violette
(4)

Notes
: (1) On prête à Henri Rochefort la phrase suivante : "On est bien obligé de croire au doigt de Dieu quand on voit la façon dont il se l'est fichu dans l'oeil". D'où il découle que l'invisible, comme le dirait Monsieur l'Inspecteur d'Académie :"Eh bien, non seulement il est aveugle mais en plus il est borgne !".
(2) D'ailleurs, le Diable, -c'est bien connu-, n'est jamais qu'un beau parleur, un illusionniste du langage, un déclameur de formules magiques, un marchand, un politicien, un pédagogue. (2bis) (2ter)
(2bis) : Ouh là !
(2ter) : Par ailleurs, entendez-moi bien : Le Diable a toujours le Bon Dieu à la bouche.
(3) : Arlette Chaumorcel, Terres et Dérives, Edition de l'Epinette, 1994.
(4) : Arlette Chaumorcel, op. cité.

             Patrice Houzeau
             Hondeghem, le 30 août 2005

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 15:50

AU MOMENT D'ECRIRE

Notes sur Page blanche éprise d'Arlette Chaumorcel publié dans la revue Ecrit(s) du Nord n°9, p.19, livraison d'octobre 2003.

Au moment d'écrire, face à la page blanche, - car la feuille est déjà page alors -, il se peut que l'on pense à l'océan :

Page blanche éprise
du mot océan

et dans ce texte d'Arlette Chaumorcel, le mot océan s'inscrit alors sur la page blanche./

Au moment d'écrire, face à la page où l'on vient de tracer le mot océan, il se peut que la paronomase page/plage vous vienne à l'esprit. Dès lors, en séquences de cinq syllabes, on revendique l'assonance :

je prends à la plage
son L en passant

Au moment d'écrire, au moment de l'assonance, il se peut que vous vienne l'envie de creuser les sons, de creuser les lettres :

Lettre beau naufrage
où tremble et se brise
le vol innocent
d'un bouquet d'aigrettes

Du coup, la page n'est plus page blanche mais le lieu d'être des lettres où l'allitération (cf lettre, naufrage) souligne ce qui "tremble et se brise" : "le vol innocent", pour écrire le poème, de la lettre L au mot plage , qui est aussi "le vol innocent / d'un bouquet d'aigrettes".

Au moment d'écrire, face à la page prise, - car la page est prise de poème maintenant -, il se peut qu'ayant évoqué l'océan, la plage, le son L, il se peut que s'impose le ciel sous sa forme temporelle :

Le jour dégringole d'un arbre à deux têtes.

Au moment d'écrire, au moment où le poème achève sa course sur la page, il se peut que l'on n'ait guère envie d'expliquer cette variété des assonances féminines ( "éprise / prise", "plage / naufrage", "aigrette / têtes") face au seul son "an" ( "océan", "passant", "innocent").

De même, au moment de commenter ce texte d'Arlette Chaumorcel inscrit à la page 19 de la livraison d'octobre 2003 de la revue Ecrit(s) du Nord et qui figure ici en caractères gras, il se peut que le dernier vers :

Le jour dégringole d'un arbre à deux têtes

apparaisse soudain comme la figure énigmatique et familière d'un blason.

                                   Patrice Houzeau
                                   Hondeghem, le 10 juin 2005

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