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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 12:04

DU MONSIEUR 

   
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Les foulées, naturellement toujours d’une fraîcheur exquise et si claires que tout le monde les voit, ne dénotent aucune inquiétude. Elles sont franches et sans retour. Peut-être que le Monsieur joue au plus fin ? Tout le monde y joue : Dieu lui-même. Mais le Monsieur y joue avec un sacré estomac. (…) Est-ce que nous ne serions pas les dindons de la farce, nous autres, dans cette histoire, avec nos cors et nos fanfreluches ?" (Jean Giono, Un roi sans divertissement, folio, p.141-142)

« Elles sont franches et sans retour » : Qui ne dissimule pas son passage ne pourrait revenir sans risquer de disparaître. C’est en cela que nous sommes « sans retour ».

« Peut-être que le Monsieur joue au plus fin ? Tout le monde y joue : Dieu lui-même. Mais le Monsieur y joue avec un sacré estomac. » : « le Monsieur », le titre souligne son indétermination, à ce diable rôdeur, à cet effaceur de vivants, à ce « joueur au plus fin » qui semble tout voir, comme « Dieu lui-même », cette surprise de l’événement extraordinaire dans la vie de vivants ordinaires. Ici, le Monsieur est un loup ; ailleurs, dans le roman, il est question d’un tueur en série.

« Est-ce que nous ne serions pas les dindons de la farce, nous autres, dans cette histoire, avec nos cors et nos fanfreluches ? » : La truculence de la langue indique la farce, en effet. C’est parce que la langue utilise le registre de la moquerie que l’histoire devient un objet de moquerie. Les humains souffrent. L’un des plus sûrs moyens de prendre de la distance avec cette souffrance, c’est justement de la considérer avec humour. Ainsi, on peut l’objectiver et la combattre. C’est peut-être parce qu’il manque d’humour que Langlois finit par se suicider : « Et il y eut, au fond du jardin, l’énorme éclaboussure d’or qui éclaira la nuit pendant une seconde. C’était la tête de Langlois qui prenait, enfin, les dimensions de l’univers. » (Un roi sans divertissement, p.244)
-
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 5 novembre 2008

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:59

GRIS NOIR BLEU

Les tons froids se portent bien dans les romans où il est question de sang versé, et même de divertissement sacrificiel, et la phrase prend ce pouvoir d'évoquer en une poignée de signes l'extrait d'un nuancier imaginaire :

"C'était une femme d'un certain âge, entièrement grise, sauf ses vêtements qui étaient noirs et ses yeux qui étaient du bleu le plus bleu !" (Jean Giono, Un roi sans divertissement, folio, p.169)

L'exclamation exprime cette naïveté du narrateur qui vient de faire un effet. C'est que dans ce roman formidable, le narrateur souvent se montre sous le jour naïf des images d'autrefois, en-deçà de l'énigme, et cependant témoin privilégié, comme le lecteur de nouvelles rares.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 14 septembre 2008

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:54

MAINTENANCE DU MYSTIQUE

Comme quoi aussi, le sacré, ça demande de l'entretien, de la maintenance du mystique ; c'est que ça ne tient pas tout seul en l'air, ces oiseaux-là :

"Le samedi, Martoune passe un chiffon humide sur la Sainte Vierge et un chiffon sec sur le Christ qui est en plâtre et dont le sang tient à peine : à chaque instant, il faut que M. le Curé refasse les gouttes avec un pinceau." (Jean Giono, Un roi sans divertissement, folio, p.97)

On peut s'imaginer que, de l'autre côté, les zébrés des cryptes, les fieffés fous du fouet malin, aussi qu'ils le bichonnent, leur belzebuth en papier mâché, qu'ils l'astiquent, le font reluire, l'entretiennent dans des dispositions horrifiques, leur satan en plastoc fluorescent.
Ou alors, ce sont les masques magiques de l'Afrique qui ne servent que le temps de la cérémonie et que l'on abandonne après aux enfants.
Dans les Flandres, la sorcière, la maligne, est brûlée tandis que le géant bénéfique retourne siéger au coeur de la ville.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 14 septembre 2008

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:46

«PORTANT CHACUN UN CIERGE » 

 
« Langlois et M. le curé, portant chacun un cierge, se trouvaient à ce moment-là tous les deux seuls au seuil du presbytère ; c’est-à-dire à l’orée du village ; et, à cent mètres au-delà d’un petit pré, on voyait dans la nuit très noire la muraille très noire de la forêt. » (Jean Giono, Un roi sans divertissement, folio, p.57)

Les deux hommes portent « chacun un cierge », - une lumière donc, une lueur confrontée à la « nuit très noire », à la « muraille très noire de la forêt ».
Dialoguant ainsi dans cette zone qui est à la fois profane (« l’orée du village ») et religieuse (le « seuil du presbytère »),  ils semblent presque suivre un rituel.
D’ailleurs, le « soldat » Langlois est félicité par M. le curé pour sa « connaissance exacte des puissances de la messe ». Le voilà donc reconnu comme étant, en quelque sorte, initié.
Et cette « connaissance des puissances », cette prescience de l’ombre est si aigue que Langlois va jusqu’à effrayer l’homme de Dieu :

-
         
« (…) Avouez que le monstre ne peut pas approcher du sacrifice divin. » affirme l’ecclésiastique.

Mais Langlois n’en est pas si sûr :

-
         
« En vérité, dit Langlois, je ne voudrais pas vous troubler, monsieur le curé, mais je crois qu’il s’en approche fort bien et je crois, au contraire, que c’est parce qu’il s’en est approché que nous n’avons rien risqué. »

C’est que le diable aussi aime les divertissements. Et si ce diable n’est pas de nature métaphysique mais de pure humanité, il ne peut être que fasciné par les « puissances de la messe », par l’apparaître et la magnificence du rite. Fasciné, diverti, ravi, il en oublie le mystère de ses propres rites.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 12 septembre 2007

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:41

DU HETRE DE L’INCIPIT

Notes sur Un roi sans divertissement de Jean Giono (édition de poche folio)
p.9.

Le roman commence par l’exaltation d’une beauté singulière, exceptionnelle : celle d’un hêtre auquel sont attribuées des vertus humaines : « Il n’est pas possible qu’il y ait, dans un autre hêtre, où qu’il soit, une peau plus lisse, de couleur plus belle, une carrure plus exacte, des proportions plus justes, plus de noblesse, de grâce et d’éternelle jeunesse ».
L’expression « dans un autre hêtre » suggère, par l’homophonie du nom de l’arbre et du nom de l’être, qu’il ne s’agit pas ici seulement d’esthétique, mais d’ontologie.
Aussi cet arbre est-il plus qu’humain, de nature divine : « C’est l’Apollon-citharède des hêtres » ; « Apollon exactement, c’est ce qu’on se dit dès qu’on le voit ».
Aussi cet arbre est-il doté par le narrateur d’une conscience réflexive : « Il est hors de doute qu’il se connaît et qu’il se juge. Comment tant de justice pourrait-elle être inconsciente ? »
L’emploi du mot « justice » peut sembler étonnant puisque le texte insiste avant tout sur la beauté de l’arbre. Cette description du « hêtre » constitue l’incipit du roman. Cette première occurrence de la thématique de la justice est peut-être un indice puisque Un roi sans divertissement est un roman que l’on pourrait qualifier de roman policier (il y a des enlèvements, des crimes, un enquêteur et un coupable) et dont l’un des thèmes majeurs est celui de la fascination pour la beauté dans ce qu’elle a de plus exceptionnelle, sinon de plus sacré, puisque « il suffit d’un frisson de bise, d’une mauvaise utilisation de la lumière du soir, d’un porte-à-faux dans l’inclinaison des feuilles pour que la beauté, renversée, ne soit plus du tout étonnante. »
« une mauvaise utilisation de la lumière du soir » : le narrateur semble faire l’aveu de sa subjectivité la plus complète, l’arbre n’est beau que sous une lumière particulière, sinon il n’est jamais qu’un porte-à-faux. D’ailleurs, ce hêtre est comparé à Apollon-citharède, c’est-à-dire à Apollon à la cithare et il se pourrait donc que le dieu joue faux.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 19 juin 2007

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:36

EXPEDITIF

Tout tissés des histoires que nous sommes, bricoles, trucs et machins, coups tordus du destin qui arrivent aux vivants, - jusqu'à ce qu'ils soyent tout dispersés sous les pissenlits - ; par exemple, la trucidation d'autrui par arme à feu - pan ! pan ! t'es mort ! - après ce qu'il appelle, le narrateur, "un petit conciliabule muet", - ô oxymore ! -, un échange de regards peut-être, un jugement tacite, une justice implicite dont la morale serait : Assassin, je te rends service, je te tue, je te libère du souci d'être vivant. Les voilà à âmes égales, l'enquêteur et le tueur en série. L'un vivant, c'est-à-dire en attente, l'autre mort, jugé coupable, définitivement. Entre ces deux-là, une frontière si vite passée, celle de la "mort subite" :

"Ainsi donc, tout ça, pour en arriver encore une fois à ces deux coups de pistolet tirés à la diable, après un petit conciliabule muet entre l'expéditeur et l'encaisseur de mort subite !" (Jean Giono, Un roi sans divertissement, folio, p.144).

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 16 juin 2007

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:27

L'HÊTRE SINGULIER

"Il crépitait comme un brasier ; il dansait comme seuls savent danser les êtres surnaturels, en multipliant son corps autour de son immobilité ;..."
    (Jean Giono, Un roi sans divertissement, Folio, p.39)

Il s'agit du "hêtre de la scierie" ; le voilà décrit comme un être bien singulier, animé d'une vie flamboyante : "il n'était vraiment pas un arbre" dit le texte. D'ailleurs, cet arbre est en représentation, il danse, et "les forêts, assises sur les gradins des montagnes, finissaient par le regarder en silence."
"Il dansait", et comment donc faire danser un arbre ?
"comme seuls savent danser" : il est peut-être des danses uniques, des danses inédites, invisibles, sauf pour leur inventeur, le scribe, le dramaturge, le chorégraphe.
"les êtres surnaturels" : du coup, nous ne sommes plus dans le spectacle de la contemplation plus ou moins béate de la nature mais devant une création. Et c'est bien le privilège des êtres humains, - et leur seule force, puisque nous savons depuis Pascal que "l'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature ; mais c'est un roseau pensant" - que d'inventer la nature de la même manière que l'humanité s'invente elle-même, en dépit des lois dites naturelles et en échappant sans cesse à l'illusion du droit naturel.
"en multipliant son corps autour de son immobilité": ici, le paradoxe est magnifique qui souligne que l'être est à la fois statique et, cependant, sans cesse en mouvement.
Il semble ainsi démultiplié par l'analyse qu'aurait pu en faire un peintre cubiste, ou objet d'effets spéciaux dans un film, danseur dont chaque mouvement se superpose au précédent.
(Il est, dit-on, une étrange maladie de la mémoire qui fait que le patient superpose les impressions visuelles, les images que son oeil retient, et souffre alors du mélange qui s'opère dans son esprit entre toutes ces images mentales accumulées.)
D'ailleurs, cette mouvante immobilité n'est pas sans danger pour l'observateur :
"Cette virtuosité de beauté hypnotisait comme l'oeil des serpents ou le sang des oies sauvages sur la neige. Et, tout le long des routes qui montaient ou descendaient vers elle, s'alignait la procession des érables ensanglantés comme des bouchers." (Un roi sans divertissement, Folio, p.39).
Cela me rappelle ce film, Le Roi danse, de Gérard Corbiau, consacré à l'importance du spectacle, et plus particulièrement de la danse, dans la façon dont Louis XIV entendait gouverner, sinon incarner, l'Etat. Il s'agissait de fasciner, d'hypnotiser, de faire plier les hommes par une sorte de "virtuosité de beauté" en effet.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 3 janvier 2007

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:19

RITUEL

A propos de Un roi sans divertissement de Jean Giono (édition de poche folio)

    M. le curé avait préparé une chaise pour Langlois, au premier rang, mais le capitaine resta près de la porte. (p.56)

C'est la messe de minuit : une célébration.
Le capitaine Langlois attend que l'assassin se manifeste. Il semble pressentir un lien entre l'apparat chargé des symboles de la liturgie et le criminel en série qui sévit dans la région :

    - Tous ces blasons, dit-il... (Nous comprenions tous une partie du mystère, dit-il, mais personne ne le comprenait en entier.) (p.54)

    - Ma place est là, monsieur le curé, nous sommes de service tous les deux ce soir, dit-il.
    - Vous ne croyez cependant pas que le monstre... dit le curé.
    - Ce n'est peut-être pas un monstre, dit Langlois. (p.56)

Qu'il est simple, ce verbe "dire", répété après chaque réplique, comme on le fait lorsque l'on raconte une histoire à quelqu'un, pour bien s'y retrouver dans les personnages et dans ce que chacun dit.
Des gens ont disparu de ce village, ont été enlevés : il y a donc un criminel en série à l'oeuvre, un "monstre", c'est ce que chacun pense... sauf Langlois qui a cette énigmatique réflexion :
"Ce n'est peut-être pas un monstre".

En tout cas, "la messe se passa sans incidents." Et même, "elle fut magnifique", cette cérémonie, ce rituel. Rituel : c'est sans doute le mot qui peut servir de lien entre la messe et le crime en série ; non pas que l'office religieux ait, en lui-même, quelque chose à voir avec le meurtre, mais c'est qu'il est possible que certains serial killers confèrent à leur modus operandi une charge symbolique aussi puissante pour eux que peut l'être une cérémonie pour n'importe quel être humain :

    Langlois avoua plus tard avoir été fortement impressionné par les candélabres dorés, les cierges entourés de papier d'étain et les belles chasubles exposées dans la sacristie. (p.54)

Ainsi, alors même que la messe n'est pas terminée, le narrateur nous précise que "Langlois (qui pensait à toutes les églises du canton) eut la certitude que la nuit se passerait sans rapt."
Au curé qui se réjouit que "tout le monde soit rentré sans encombre",

    - Il ne pouvait rien se passer ce soir, dit Langlois. (p.57)

Ce qui est assez remarquable, c'est qu'en enquêteur pragmatique, Langlois ne préjuge pas des intentions et des pensées de l'assassin :

"Je comprends tout, se dit-il, et je ne peux rien expliquer. Je suis comme un chien qui flaire un gigot dans un placard". (p.56)

    - Je ne sais pas encore très bien ce que je veux dire, dit Langlois ; peut-être ne le saurai-je jamais, mais je voudrais bien le savoir." (p.57-58).

En tout cas, une chose pour lui semble claire :

"Ce n'est pas un monstre. C'est un homme comme les autres." (p.58)

C'est ce que, une fois la messe dite et avant d'aller se coucher, il dit à Saucisse.  `

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 10 décembre 2006

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 15:26

"DIMANCHE INSOLITE"

Un détail suffit à nous intéresser à une phrase, à nous arrêter l'oeil un bref instant. Ainsi, ici qui commence par la coordination "car", ce "dimanche insolite" qui sonne sa petite originalité, sa surconnotation du Jour du Seigneur différent soudain des autres :

"Car, ce qui arriva pendant que nous, les quatre-vingt-trois d'ici piétinions à sept heures du matin dans un dimanche insolite, ce fut le fameux procureur royal." (Jean Giono, Un roi sans divertissement, folio, p.124)

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 14 septembre 2008

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 08:50

A HAUTEUR D'HOMME 

A propos de Un roi sans divertissement de Jean Giono (édition de poche folio)
 

 

    -Taisez-vous donc, cria Saucisse (je dis qu'elle cria parce qu'elle avait une voix éraillée qui détonnait dans l'aigu quand elle la forçait), c'était un homme comme les autres ! (p.152)

 

Il arrive alors que le mythe de l'homme providentiel soit trop bavard et que l'on rappelle que, providentiel ou pas, celui qui fut, fut d'abord un homme.
Qu'est-ce que le Commandeur ? Une statue. En tant qu'homme, on ne sait rien de lui, sinon qu'il fut tué par Dom Juan.
Ce que tente d'éviter Saucisse, c'est que Langlois soit statufié, transformé en légende qui justifierait le mystère de sa mort, - puisque c'est une légende, il aurait donc eu une mort légendaire - ; ce qu'elle cherche à faire, Saucisse à la voix "éraillée" (et donc si humainement imparfaite), c'est empêcher que Langlois soit dissocié des vivants et des morts ordinaires afin que, sans doute, on puisse l'aimer à hauteur d'homme.
C'est d'ailleurs ce que comprend le narrateur qui, dans la même page, en réponse au cri de Saucisse, précise :

 

Si on était là à la faire parler, c'est bien qu'on avait toujours appétit à cet homme ; et qu'on ne le tenait quitte de rien, même pas de la mort, à cause de cette connaissance des choses qu'il avait paru avoir. (p.152)

 

Patrice Houzeau

Hondeghem, le 10 décembre2006 

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