Lundi 17 octobre 2011
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NOTES A LA TRES AMOUREUSE
Première soirée (Rimbaud) : La feuillée des arbres à travers les vitres mate la « fort déshabillée ». Des yeux dans les feuilles. Les « grands arbres »
sont comme de grands garçons découvrant la nudité de la fille à sa toilette. Les feuilles s’agitent sans doute un peu. Fasciné, leur regard se fixe aussi sur tel ou tel détail du corps : la
finesse des chevilles, la « mouche au rosier » du téton.
Rêvé pour l’hiver (Rimbaud) : La nuit populace. Pleine de dents, mâchoires à hargne, claquant dans le vent, démons noirs et loups noirs.
Chiens féroces et chats féroces. La scène est dans un wagon, « un petit wagon rose / Avec des coussins bleus ». La vitesse fait tohu-bohu, charivari des « monstruosités
hargneuses » que l’on imagine dans les « ombres des soirs ». Pluriel du sombre.
Stupeur et tremblements (Amélie Nothomb) : De la beauté des êtres quand ils sont non seulement beaux mais aussi hautains et méprisants. Mademoiselle Mori, cette fascinante -
on finit par se dire que l’étrange narratrice en est amoureuse - perd de sa superbe quand elle tente de se montrer aimable avec un célibataire envisageable. « … tu seras donc méprisante,
hautaine, tu lui diras qu’il est un malade mental, un bon à rien – tu verras, il ne restera pas indifférent. » rêve de lui dire Amélie-san. Mais il est difficile de se montrer hautain et
méprisant avec des personnes que l’on aimerait fourrer dans son lit. Il y faut faire montre d’une force propre à éloigner les faibles et les médiocres, lesquels sont parfois si
attractifs.
Lettre d’amour (Sylvia Plath traduit par Valérie Rouzeau) : Les relations affectives semble changer les êtres. Elles les détruisent ou les renforcent. C’est toujours une mise
à l’épreuve. En ce sens, Aragon a raison et « il n’y a pas d’amour heureux ». Sinon, c’est autre chose, l’habitude de vivre avec quelqu’un, faire des enfants, acheter une maison, avoir
des amis, des relations, des connaissances, faire carrière. C’est noble, un peu vulgaire aussi, c’est la norme en tout cas. Cela ne m’intéresse pas plus que ça. Je préfère ce bel aveu de la
magnifique Sylvia (vous permettez que je vous appelle Sylvia ?) : « Pas facile de formuler ce que tu as changé pour moi. / Si je suis en vie maintenant, j’étais morte alors »
(Not easy to state the change you made / If I’m alive now, then I was dead). Reprendre vie au souffle de l’autre. C’est inespéré, un poil miraculeux.
Desolation row (Bob Dylan traduit par Louit et Permele) : Avoir peur pour quelqu’un, est-ce possible ? Les parents ont peur pour leurs enfants,
cela peut se concevoir. Je me demande si j’ai déjà eu peur pour quelqu’un. Je crois que non. J’ai déjà eu peur de me retrouver seul, ça oui. D’ailleurs, ça m’est arrivé. Mais avoir peur pour
quelqu’un. Franchement, je crois pas. J’ai déjà assez affaire à avoir peur pour ma propre carcasse, qu’avoir peur pour quelqu’un est un luxe que je ne puis me permettre. Ceci dit, la fiction
propose des peurs par procuration, ainsi le narrateur de Desolation row devant l’Ophélie de sa chanson : « Ophélie, elle, est sous la fenêtre / Pour elle j’ai si peur / Le jour
de ses vingt-deux ans / Elle est déjà une vieille fille. » Une vieille fille de vingt-deux ans, elle doit être très laide, ou très sotte, ou très inhibée, ou très méchante, ou très malade,
ou très seule. Le regard perdu dans la fenêtre, à contempler la pluie peut-être, ou son amant en bas dans la rue qui retourne à son autre vie. Elle doit être très amoureuse.
Patrice Houzeau
Hondeghem, 15 octobre 2011
Lundi 10 octobre 2011
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NOTES AUX DENTS IRREGULIERES
Femme de gardien de zoo (Sylvia Plath) : Je pense aux dents irrégulières. Elle sourit : je perçois l’irrégularité de ses quenottes. Petites les dents d’ailleurs, dans cette
bouche vouée comme toute bouche aux « vieilles plaintes s’entrechoquant, et tant de dents branlantes » (Old grievances jostling each other, so many loose teeth). C’est une femme.
Son sourire, c’est autant le sourire de celle qui travaille chaque jour afin de persister que celui de l’ex-préadolescente à appareil dentaire, que plus loin, celui de la petite fille, bouche
ronde devant les merveilles et les horreurs du monde. A la nourriture fut cette bouche, comme à la chair vive. Série : nourriture, lèvres, terre. L’univers divisible en une infinité d’yeux,
de bouches, de mains.
Barbare (Rimbaud) : Le poème se clôt sur Le pavillon trois points de suspension comme s’il s’agissait d’un refrain. Gothique alors la chanson barbare qui ne grince que pour
vous fasciner. Ritournelle de métal comme pour évoquer « le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques… ». Blancheur, chair, chemise de soie, viande
saignante. Morbide tableau.
Prendre des notes : Je me dis que c’est là l’essentiel. Le dégoût de la littérature, cette chose morte qui n’est même pas un fantôme, même pas une ombre, juste de la matière organisée par
l’industrie, du néant qui prétend parler de l’être (alors que l’on ne peut parler de l’être ; on ne peut que laisser dire l’être en nous), est compensé par le bref, l’éclat, l’épars, le
sabre.
La Cueillette des mûres (Sylvia Plath traduit par Valérie Rouzeau) : D’une activité anecdotique faire ontologie. C’est que l’être est partout. Ce que Victor Hugo appelait Dieu, ou
âme, montre partout sa face inquiète d’énigme. Ainsi les mûres de Sylvia Plath envahissent le paysage jusqu’à souligner l’absence : « Personne sur le chemin, et rien, rien sinon des
mûres » (Nobody in the lane, and nothing, nothing but blackberries), jusqu’à révéler l’autre être, celui qui peuple les syllabes d’une inquiétante et familière étrangeté :
« Je n’avais pas demandé de telles sœurs de sang ; elles doivent m’aimer. » (I had not asked for such a blood sisterhood ; they must love me).
La Cueillette des mûres (Sylvia Plath traduit par Valérie Rouzeau) : C’est affaire de vivant que d’être sensible au vent soudain qui s’abat sur moi et me gifle le visage de
son linge fantôme. D’où, pour celui que le passé aime à fréquenter - la pluie fréquente bien les paysages, d’où les nostalgies du vent, de la pluie qui traverse les rues, du soleil sans
mouvement, de la neige qui allonge les perspectives, du temps marquant le temps. « Anne, par jeu, me jeta de la neige » : ce beau vers de Clément Marot en est d’hier comme
d’aujourd’hui, essentiel et moderne comme le sourire d’une jolie fille.
Le courage de se taire (Sylvia Plath traduit par Françoise Morvan ) : Fascination de la fixation. Forcément, ces « disques du cerveau » qui « tournent toujours » (So
the disks of the brain revolve) me retiennent. Ces derniers temps, empêché de travailler efficacement par quelque illusion me flottant dans la tête, me jouant toujours le même disque,
la même vieille chanson nostalgique, - « Autant de gueules de canons » ajoute Sylvia Plath - une fichue bataille que le cerveau mène contre soi, l’appelant ailleurs, dans ce qui
n’existe pas, ce qui n’existe plus, ce qui ne devrait pas être. C’est pourtant cette épreuve qui permet, une fois surmontée, de se sentir plus fort, cependant que l’illusion de l’être ailleurs
s’en va faire tourner ses disques dans d’autres cerveaux.
Le courage de se taire (Sylvia Plath traduit par Françoise Morvan) : Les miroirs, les yeux y sont fantômes. Avant ces surfaces lisses, les visages se déformaient, se médusaient. La
reine de Jérusalem du film de Ridley Scott, au miroir son visage devient celui de son frère lépreux. « Le visage exilé dans ce miroir est celui d’un mort » écrit Sylvia Plath
(The face that lived in this mirror is the face of a dead man). Les miroirs sont sans mémoire. C’est fort heureux. Plus d’une fille en serait gênée.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 9 octobre 2011
Lundi 3 octobre 2011
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NOTES (2 octobre 2011)
1.
La petite fille noyée dans le puits (Garcia Lorca traduit par André Belamich) : la répétition tous les trois vers de la formule « l’eau qui ne se déverse » verse sa magie
rythmique. Dans le rythme, la magie fait résonner la peau d’une beauté essentielle. Magie du corps arrivant, souple, imperceptiblement sautillant dans la pièce. On pourra me reprocher d’évoquer
la souplesse du corps à propos d’un poème dont le titre est « la petite fille noyée dans le puits ». On y verra du cynisme. C’est que la danse de l’être est d’autant plus vive que la
mort est violemment imprévisible.
2.
Femme de gardien de zoo (Sylvia Plath traduit par Valérie Rouzeau) : Je viens de remarquer dans ce poème fréquenté depuis des années que la suite des premiers mots des quatre premiers
vers donnait ceci : I cold like blueback. Etre froid bleu-noir, « like a dead lake » (« comme un lac éteint ») : dans cette zone entre le sommeil et l’éveil,
entre songe et conscience du réel, il y a ce poids parfois de la ténèbre qui vous tient par le cou, comme si elle voulait vous empêcher de revenir. Je ne veux pas mourir. Je veux revoir encore.
3.
Mémoire (Rimbaud) : L’un des plus énigmatiques et l’un des plus beaux. J’ai lu quelque part que ce poème était peut-être une description des tableaux d’une exposition. Après tout, peu
importe, la musique y passe le sens (comme dans les chansons de Bob Dylan, de Léonard Cohen, de Bashung) : « … l’ombrelle / aux doigts ; foulant l’ombelle ;
trop fière pour elle ». L’ombelle, c’est de la fleur, de la sphère aussi, mais ce qui importe, c’est cet écho « elle » qui tombe précipitant chaque groupe rythmique.
4.
Enfant (Sylvia Plath traduit par Françoise Morvan) : Je pense à la mère se penchant sur l’enfant, à ce qu’elle peut lui dire « des coqs, des couleurs, toute une jonglerie
clinquante ». La mère, l’enfant : deux rondeurs se répondant. Ce beau vers aussi dans sa traduction : « Ton œil clair seul est d’absolue beauté ». Trouver l’absolu dans
la beauté de ce que l’on aime. L’humain ainsi donne un sens à son passage. Tant qu’il ne l’a pas trouvé, cet absolu, ce « one absolutely beautiful thing », il reste malheureux, douteux,
en deçà, sans vérité.
5.
Barbare (Rimbaud) : L’accumulation des génériques, des séries, évoque la diachronie des fictions, la mise en espace, l’opéra - « formes, sueurs, chevelures, yeux, larmes blanches,
bouillante, et la voix féminine… » ; cette généricité évoque aussi la diachronie des fictions où éperdument qu’on cavale. Le réel lui aussi est plein de formes, sueurs, chevelures etc…
jusqu’à la voix féminine, unique, omniprésente, après laquelle nous cavalons, maladroits et pompeux comme des chevaliers de carton pâte.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 2 octobre 2011
Par PATRICE HOUZEAU
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Publié dans : NOTES ET COMMENTAIRES
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Lundi 26 septembre 2011
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JOURNAL
Nous sommes le dimanche 7 août 2011
Une agence de notation a ôté un A à
La note américaine coup de tonnerre
Ça ce triple A dégradé j’entends la
Radio Richard Millet raconte que le
Rock la musique la plus stupide que
C’est le rock même que Millet y dit
Que les concerts rock ressemblent à
Ces manifestations que voir qu’on a
Pu au XXème siècle à Nuremberg tous
Ces rassemblements rituels funestes
Des nazis récupération des symboles
Au profit des valeurs de mort je me
Demande s’il exagère pas un peu bon
Moi Richard Millet je sais même pas
Qui c’est apparemment c’est un type
Qui écrit j’ai pas lu d’ailleurs je
M’en tamponne le coquillard avec le
Bottleneck d’un bluesman fantôme il
Peut dire ce qu’il veut je sais que
L’on peut aimer Ravel et les Stones
Quant à la fameuse transcendance de
La musique savante ça me fait assez
Rigoler comme si la musique n’était
Pas autre chose qu’un jeu savant un
Pur jeu de l’esprit ceci dit pas de
Ça qu’il cause pourtant il a dit de
Toute musique qu’elle était tournée
Vers Dieu même les plus profanes en
Voilà une de sottise ou alors c’est
Que Dieu est un parfait synonyme de
La perfection alors oui toute œuvre
D’art est tournée vers Dieu en cela
Que toute œuvre d’art tend à l’être
Beau à une espèce de perfection Bon
Je viens de donner à manger à Maxou
Doucine Maquis Mordicus ce sont mes
Quatre chats et le chien Melchior a
Aussi eu sa gamelle de pâtes viande
En boîte et quelques lambeaux de la
Peau de deux cuisses de poulet nous
Les avons dévorées hier midi les os
De poulet je les ai pas donnés très
Dangereux dit-on les os de poulet i
Se cassent et blessent le chien qui
Peut en mourir on dit des lames ils
Sont cuits c’est peut-être encore +
Dangereux ces os durcis par le fait
D’avoir été cuits mais ça en fait à
Vrai dire j’en sais rien les os qui
Se cassent sous les crocs du toutou
Ça fait comme des arêtes du coupant
Ça fait comme des tranchants il y a
Quelqu’un qui lit de la belle prose
De Cyrano de Bergerac le vrai C’est
Sur France Musique lit une page des
Etats et Empires de la Lune pour ce
Faire il emploie l’accent des lunes
D’antan avec consonnes terminales &
Tous ces sons étranges qu’au Québec
On en entend encore des comme ça il
Paraît Benjamin Lazar c’est son nom
A ce lecteur intéressant à qui l’on
Doit aussi un Bourgeois Gentilhomme
Epatant à la bougie et la musique à
Lully après sur les ondes de France
Musique brève féerie d’un chœur qui
Chante le beau A Day In The Life un
Régal pour les arrangeurs ces jolis
Morceaux de la légende pop Les Cris
De Paris c’est leur nom à ce groupe
Vocal très excellent qui a fait une
Si épatante reprise des Beatles moi
Ça me plaît plus que Wagner coup de
Canon ce genre de légèretés tout ce
Boucan que ça fait Wagner que ça en
Finit pas ça me fait penser à Woody
Allen - il y a bien deux l à Allen?
« A chaque fois que j’entends du Wagner
J’ai envie d’envahir la Pologne » qu’il
Aurait dit Woody Allen C’est marrant ça
(A suivre...)
Patrice Houzeau
Hondeghem, septembre 2011
Par PATRICE HOUZEAU
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Publié dans : VERS JUSTIFIES
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Mardi 20 septembre 2011
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RABELAIS : GARGANTUA (Le Livre de Poche, Bibliothèque Classique n° 701).
Monter des chevaux desultoyres - Etre tondu à la Césarine - Avoir l’âme en la cuisine - Être pauvre diable à aucun saint – Emburelucocquer.
Monter des chevaux desultoyres (Gargantua, XXI, « Singulièrement était appris à sauter hâtivement d’un cheval sus l’autre sans prendre terre, et nommait-on ces chevaux
desultoyres, & de chacun côté la lance on poing monter sans étrivières, et sans bride guider le cheval à son plaisir. ») : 1) Monter des chevaux destinés à la voltige. 2)
Improviser.
J’aime écrire au fil de l’humeur, faire sonner ma trompe d’encre, cavaler dans ma page, monter des chevaux desultoyres sans le souci de conter, ce qui par trop m’ennuierait car je me distrais à
mon bon plaisir de faire fantaisie de ce que je lis.
Etre tondu à la Césarine (Gargantua, XVII, « Maistre Janotus, tondu à la Césarine, vêtu de son lyripipion théologal… ») : Être chauve, comme l’était Jules César.
Comme il était tondu à la Césarine, on le surnomma vite César. Son prénom était Jules. Le blaze impérial romain l’affubla donc.
Avoir l’âme en la cuisine (Gargantua, XX, « Puis étudiait quelque méchante demie heure, les yeux assis dessus son livre, mais (comme dit le Comique) son âme était en la
cuisine. ») : Avoir grand plaisir à manger.
Fort heureusement, il avait l’âme en la cuisine. Confitures et terrines, gratins et fritures le consolaient des pénibilités éducatives, des outrecuidances administratives, des grands
vanitaelogiens, mataeologiens, égalitariens, merrieuens scribens, loquens eloquens, et toutes sortes de gens qui croyaient fort que, la nature ayant horreur du vide, les amphithéâtres, quitte à
gonfler les notes comme autant de ballons que l’on gonfle afin qu’ils s’élèvent dans l’air et se perdent on ne sait où, devaient être approvisionnés, chaque année, en cervelles fraîches et assez
molles pour être remplies d’inutilités culturelles fort propres à assurer le renouvellement et l’accroissement des hordes professorales, enseignantes, et hautement citoyennes.
Être pauvre diable à aucun saint (Gargantua, XXV, « Les pauvres diables de moines ne savaient auquel de leurs saints se vouer. ») : Rester sans secours, dans
l’impossibilité de pouvoir demander de l’aide.
Que Bacchus me patafiole / me voilà sans un / Sou pour me payer une fiole / Que Saint Nicot me passe à tabac / Me voilà sans un / kopek pour me payer une blague / A tabac et que Saint Pétrin / Me
roule dans sa farine / Me voilà sans blé / Ni pain ni bibine ni nicotine non plus de caféïne / Ah quel pauvre diable mes amis quel pauvre diable à aucun saint / A aucun saindoux pour faire mes
tartines / Aujourd’hui j’en aurai pas et demain c’est pas sûr.
Emburelucocquer (Gargantua, V, « Hâ, pour grâce, ne emburelucocquez jamais vos esprits de ces vaines pensées. ») : Emberlificoter.
Emburelucocqués les couillus, avec les filles emberlificotées des bras, des jambes et tout le monde strié de poils, zébré d’ombres, perlant de sueur : de toute évidence, le dessin
représentait une partouze.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 12 septembre 2011
Par PATRICE HOUZEAU
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Publié dans : NOTES POUR UN LEXIQUE CRITIQUE
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