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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 14:32

COPENHAGUE 2009

Je me réjouis de l’échec de la conférence dite de Copenhague qui coûte des sous et qui – c’était couru d’avance – ne sert à rien sur le réchauffement climatique. Je suis assez content de voir que les puissances émergentes comme la Chine et l’Inde ne semblent pas décidées à tomber dans le piège grossier que, depuis quelques temps, leur tend l’occident : faire croire à ces futurs décideurs du monde que leur développement risque de mettre en péril la planète toute entière, quelle blague ! Il faut vraiment s’appeler Sarkozy pour y croire, à ce genre d’âneries.
Amusant donc cet empressement fanatique, quasi religieux, de certains écolos à soutenir l’occident des multinationales dans sa campagne pour la nouvelle bulle spéculative écolo qui, évidemment, comme la grenouille de la fable, ne manquera pas, une fois qu’on se sera rendu compte que tout ce ramdam catastrophiste, c’est que du flan, - de nous péter à la gueule, évidemment.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 20 décembre 2009

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 14:02

CARNAVAL

A Dunkerque, l’air est si pollué que régulièrement, outre les morts subites et l’alcoolisme, chaque année, les indigènes deviennent fous et organisent une série de manifestations grotesques et très gerbantes qu’ils appellent « carnaval de Dunkerque ». C’est très vulgaire et de plus en plus ambigu quant au contenu de certaines "chansons". Certains fonctionnaires, qui ne savent pas se tenir, y participent, à ces réjouissantes (c'est qu'ils quand même payés avec nos impôts, les gueux) ; déguisés en blondasse, qu'ils sont, les assermentés, accoutrés en pirate ou en n’importe quoi de ridicule.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 20 décembre 2009

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 10:15

IGNORER QUE L’ON EXISTE

« Ignorer que l’on existe » : C’est sans doute le propre des vivants de se divertir au point d’ignorer qu’ils existent en tant qu’être de raison. Les fantômes, au contraire de nous autres amusettes tragiques, ne peuvent plus être sans ignorer qu’ils existent encore. C’est là leur drame. Cf Cioran, Temps et anémie in Les Syllogismes de l’amertume : « … à mon niveau habituel, j’ignore que j’existe. »
Je tronque la citation afin de vous pousser, ô lecteur, ô vous sans qui il ne pourrait être rien qui fût écrit, à vous en procurer, du Cioran, disponible en Folio essais, et, à mon sens, bien plus essentiel que le dernier n’importe quoi présenté comme un chef d’œuvre par des critiques payés pour.
Une remarque encore : le lien établi par Cioran entre temps et anémie me semble intéressant. Je cite cela encore de ce maître du bref : « La pâleur nous montre jusqu’où le corps peur comprendre l’âme. » On pense aux héroïnes de Tchékhov, aux filles tragiques de Racine avec leurs noms en « i » : Iphigénie, Bérénice, Athalie, à Ophélie aussi. Le temps, anémie chronique, vampire qui nous suce l’âme jusqu’à l’os.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 16 décembre 2009

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 08:30

TIRER SUR LES OS

"tirer sur les os" : expression intéressante en ce sens qu'elle souligne que l'on abat jamais que des squelettes qui marchent. L'incipit de la traduction française par Michel Le Houbie, sous le titre La plume empoisonnée, du roman d'Agatha Christie The Moving Finger (traduction parue au Club des Masques) est, à cet égard, assez significative ; je cite, deux points ouvrez les esgourdes :
"Mon plâtre enlevé, après que les médecins m'eurent tiré sur les os autant que le coeur leur disait, après que les infirmières, me parlant comme à un"... là je suspends la citation, histoire d'être pas accusé de longueur inopportune autant que plagiaire, et j'adapte : me parlant comme à un reniflard en bas âge, les fées carabines, après qu'elles m'eurent incité à n'user de mes guibolles qu'avec la prudence bien connue du potage au moment où l'on y ajoute des croûtons, Marcus Kent (en français, Marc Île-de-France) proclama alors que, désormais, je me devais de me mettre au vert, auprès des pommiers fleuris et du ciel aux p'tits oiseaux.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 15 décembre 2009

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 23:53

ARAIGNEE DU SOIR

Araignée du soir, est-ce poire ?
Est énigme posée de nuit
Quand l’œil confond avec la poire
Chue l’animal couleur de nuit
Qui a huit pattes et qui tisse
Des toiles à chaque plafond
De la maison où je tapisse
Le papier de mes mirlitons.
Araignée du matin, chat grain
Est, par contre, ce que je ne
M’explique pas ; entre le grain
Et le matou, il n’est nul nœud
Qui se puisse ; ma langue au chat
Je donne donc, et quant au grain,

Je le garde pour moi, voilà.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 14 décembre 2009

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 23:50

PAS D’OMBRE

Ce vers de  Stéphane Mallarmé tiré de Toast funèbre :
« Le splendide génie éternel n’a pas d’ombre »
me fait penser que Dieu est un être sans ombre ; ou alors, c’est que l’ombre de Dieu, c’est peut-être bien nous autres, trognes grimaçantes, grotesques et cocasses, incurables bricoleurs des nous-mêmes infernaux.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 14 décembre 2009

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 14:50

FACILE CERTES MAIS TELLEMENT MARRANT

C’est qu’il l’a facile, la métaphore, le San-Antonio, l’éternel, du moins tant qu’on le lira, qu’on en aura envie, de ce genre de notes sur le vif, je cite : « Mon jeune ami ! Comme jadis, en classe. J’en eus un grand coup de tristesse douceâtre dans le violon. » (San Antonio / Frédéric Dard, Le coup du père françois, Fleuve noir, p.14).
C’est beau quand même, dis, ce genre d’aperçu, même si comme ça qu’on dit que c’était un vilain pas beau de simili, un bidouilleur d’argot pas vrai, un authentique en toc, le Dard… Possible, et alors ? Moi, savez, j’en ai le coquillard tamponné d’une patte de crocodile qu’a dans les dents des dépouilles plus ou moins reconnaissables qu’il soye en toc, l’auteur de tant de burlesques récits vu que ce qui m’épate, c’est l’exploit sportif, le big band à syllabes, tout ce jazz de la phrase qu’il a joué sur son piano à copies, le Frédéric Dard… Des années de bons et loyaux services à pondre des romans tirés par les cheveux du diable, composés dans l’inimitable style du n’importe quoi qui remue la glande à rigolade. Populiste, San-Antonio avec sa façon de réduire tout le monde à des fonctions essentiellement grotesques, macho aussi, sans doute, et puis Queneau l’avait déjà dit ça, que la littérature en style simili-racaille virait à l’aigre souvent, à la droite virus, au grand n’importe quoi des idées qu’il en est tombé dedans la fange, le Louis-Ferdinand Céline, et quand même reste le style, l’épatance, le mirifique, le hors-sens, l’outre-sens, l’hyperbole parodique, la trouvaille, je cite encore :
-          « C’est pour toi, Antoine : M. Bérurier.
-          Dis-lui qu’il aille se faire peindre en vert ! riposté-je. »
(Le coup du père françois, p.98)
Moi, que voulez-vous, ça m’enchante, ça me réjouit la vie, ça me change de l’obligation d’avoir à discuter avec mes contemporains, ça me rappelle que la plupart des romans qui s’publient sont écrits par des paillassons, des carriéristes, des candidats, des anémiés, des pisse-froid, des comptables refoulés, des schtroumpfs à lunettes dont aucune des phrases aseptisées ou sentencieuses comme les opinions d’un écologiste de base ne peut rivaliser avec ça :
« Pour l’instant, la nouvelle [bonne des voisins] secoue un tapis simili persan, entièrement tissé machine par des retraités du gaz. » (Le coup du père françois, p.98).
Ou ça encore du même chef d’œuvre et qui nous rappelle que la mort, ce n’est qu’un « n’est plus que », une réduction de tout à cadavre :
« Le tueur vient de quitter son poste de guet pour se terrer chez un locataire qu’il vient d’effacer. Je me hasarde. En effet, le palier n’est plus occupé que par un cadavre de vieux monsieur. » (Le coup du père françois, p.129).
Eh oui, je sais, c’est que de l’effet, de la poudre à mirettes, mais j’aime ça comme on aime le rock n’ roll, les films de Jerry Lewis, les dialogues d’Audiard, la blanquette de veau, les chansons de Marcel Amont, les gaufres hollandaises (les rectangulaires qu’on mange en les tartinant de beurre ou de confiture), les moules-frites, la bière, les olives, le coq au vin, la tarte au riz, le couscous, les aventures d’Adèle Blanc-Sec, Tintin et Milou, Astérix et Lucky Luke, les ficelles picardes, le boudin blanc, la compote de pommes avec le boudin noir, les chips, le coca-cola, les jolies filles de la téloche, les grandes bringues longilignes avec plus de bouche que de hanche, quelques pages de Nietzsche ou de Schopenhauer, la cigarette d’après le boulot, le ciel bleu, la tête du chien, la face perpétuellement mécontente du chat, Gaston Lagaffe et qu’alors, quand on allume la boîte à n’importe quoi du moment que ça se vend et qu’on voit la bobine du premier ministre de l’Identité Nationale qui passe et qui l’ouvre sa grande bouche, on se dit : c’est drôle, mais ce gars là, je le sens pas.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 14 décembre 2009

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 11:12

HENRI GOUGAUD DANS DEMONS ET MERVEILLES

Henri Gougaud dans Démons et Merveilles
de la Science Fiction emploie une jolie
Formule pour parler d’un oiseau qui est
Là à portée de main posé sur un caillou
Il parle d'un « coin de ciel tombé » Et
Bien sûr nous carcasses si gigantesques
Nous approchons lourds bruyants et donc
Le fascinant volatile c'est sûr qu'il
« s’effraie, se froisse et s’évapore
  dans l’inaccessible » C’est ainsi que
Se fonde la merveille se tisse l’étoffe
Des rêves et que les fantasmes prennent
Corps des femmes radicales qu’on trouve
Dans les aventures de Barbarella ou les
Bandes dessinées de Paul Gillon dédales
Dépliés que dans le dédale des jadis je
Lisais dans le temps me perdant fasciné
Par l’horreur de la nuit des encres par
Cette suite vertigineuse de cases où le
Cosmos était peuplé de monstres savants
De stellaires aventuriers de frimousses
Mignonnes sur des corps dénudés plus ou
Moins c’est que la fiction est à portée
De main toujours l’album est là et tous
Ces romans que nous avons acquis depuis
Tant d’années ces labyrinthes fermés où
Nous n’avons pas tant le temps que ça y
Plonger s’y perdre comme un voyageur se
Perd dans l’espace infini des fictions.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 14 décembre 2009

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 09:48

L’ŒIL CE TROU VIF

L’œil ce trou vif qui appelle le vertige
Comme cet œil mort dans Psychose cet œil
Dans lequel se reflète un réel qui n’est
Plus perceptible par la morte et qui est
Désormais vertige incompréhensible monde
Absurde aux yeux du spectateur saisi par
La fascination et un vague écoeurement à
La vue de cette mort qu’il ne désirait à
La vue du sacrifice narratif de celle là
Dont il espérait qu’elle fût aussi cette
Héroïne qu’un homme (James Stewart Grant
Cary) eût comprise et sauvée malgré elle 
D’où en écho ce dessin précis en gris et
Noir page 169 de Démons et Merveilles de
la Science-Fiction de Henri Gougaud dans
Le centre de l’œil ce cercle noir ce que
L’on voit alors c’est une tête de mort à
Penser donc que l’œil ce trou vif est là
Pour témoigner de la mort pour témoigner
Que la mort est à la fois le passé et le
Présent et l’avenir de tout être vivant.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 14 décembre 2009

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 10:55

COMME SI LA NUIT NE LEUR SUFFISAIT PLUS

Et dans la pluie qui ne cesse pas c’est
Qu’il y a les fantômes qu’ça en devient
Ennuyeux tous ces fantômes en promenade
En plein jour à faire du lèche-vitrines
Avec dans des sourires sans dents leurs
Langues gonflées vraiment gênant toutes
Ces manifestations de l’outre-tombe que
En plus il pleut qu’ça ne cesse plus et
L’on ne sait pas pourquoi en plus c’est
Comme si la nuit ne leur suffisait plus
Comme s’ils étaient les passagers de la
Pluie il y a celui qui n’a plus de tête
Et qu’une voix toujours appelle et donc
Il va partout où sa voix le mène il y a
La pâle qui cherche son fiancé les yeux
Perdus dans on n’sait quoi pas d’ici il
Y a le chevalier qui braille que revenu
De guerre qu’il est avec ses tripes qui
Débordent de ses mains et dans la pluie
Qui ne cesse pas il y a du sang sur les
Murs qui trace des lettres que la pluie
Tandis que défilent les fantômes efface

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 13 décembre 2009

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