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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 23:00

COMPARAISON, MÉTAPHORE, MÉTONYMIE (Définitions + Exercices)

1) LA COMPARAISON
Figure de style qui consiste à rapprocher deux mots grâce à un mot comparatif (un mot-outil de comparaison : comme, tel, pareil à, semblable à).
Exemple : Elle est belle comme un soleil.

2) LA MÉTAPHORE
La signification d'un mot est connotée par association d'idées.
Exemple : Elle rayonne de beauté. (La forme "rayonne" renvoie aux "rayons" du soleil).
La langue est pleine de ces métaphores auxquelles nous ne prêtons plus attention : "les bras d'un fauteuil, les dents d'une scie, le dos d'un livre, tuer le temps...")

3) LA MÉTONYMIE
Figure de style qui consiste à désigner un objet ou un être par un nom qui lui est lié de manière logique ou habituelle.
Exemple: Il a récité tout le livre puis il nous a raconté tout le film.
Là encore, la langue utilise bon nombre de métonymies : "boire un verre, une voile à l'horizon, une fine lame..."

EXERCICES

I) Classez ces expressions en trois catégories, selon qu'il s'agit d'une comparaison, d'une métaphore ou d'une métonymie :
1) Jean-Pierre est bête comme ses pieds. 2) C'est une table à six pieds.  3) Cinq personnes vivent sous son toit. 4) Balayez les moutons sous le lit. 5) Les flammes bondirent puis dévorèrent quelques arbustes. 6) Ils eurent peur devant la ceinture noire. 7) Dans cette affaire, qui tire les ficelles ? 8) Ce Jean, quelle mauvaise langue alors ! 9) Il s'escrimait à composer des vers ennuyeux comme la pluie. 10) Cet homme est un nez !

II) Complétez chaque expression par le nom d'un oiseau :
a) Manger très peu, comme un...
b) Bavard comme une...
c) Bête comme une...
d) Tout répéter comme un...

Remarque
: Je dois la plupart des phrases de ces deux exercices à je ne sais plus quel manuel. Je demande pardon à leurs auteurs de leur avoir piqué ces quelques mots, oh et puis zut ! c'est pas du Victor Hugo non plus !

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 6 mars 2006


Commentaire
:

Attention cependant à un petit problème sur l'idée de trope: il faut qu'il y ait "transport" pour une métaphore, c'est à dire que la métaphore remplace quelque chose d'existant. Quand on dit une "feuille de papier" on est bien embêté, parce qu'il n'y a pas d'autre mot, il n'y a ni transport ni remplacement comme dans "les bras" d'un fauteuil.
Métaphore existe encore en grec moderne. Il désigne les petites camionnettes genre Honda, "pick up" dont l'utilité est de transporter (phorein) au loin (meta)... Là bas une banque est un trapèze. On peut donc dire "je suis allé au trapèze dans ma métaphore", ce qui est un bon résumé de l'activité poétique et qui métaphorise que la poésie ne nourrit pas son homme et que l'on finit par se casser la gueule sans filet comme un trapéziste que son banquier à jeté au loin, après l'avoir mis à bout de nerfs (banquier? On devrait dire "eurologue")

Posté par orlando de rudde, 06 mars 2006 à 10:35
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 22:55

LES TRENTE GLORIEUSES

On appelle Trente Glorieuses les trente années de prospérité économique qui ont succédé à la seconde guerre mondiale. Nous devons cette expression désormais célèbre à l'économiste Jean Fourastié (1907-1990, auteur de : Les Trente Glorieuses ou la Révolution invisible, 1979).

Cette période commence donc dans l'après-guerre, concerne toute l'économie mondiale et se termine dans les années 70 avec les chocs pétroliers de 1973 et de 1979.
Si cette période fut favorable à l'ensemble des économies, elle fut initiée (commencée) par les pays industrialisés et libéraux (=non communistes) et profita surtout à :
    - l'Europe de l'Ouest
    - l'Amérique du Nord
    - l'Asie du Sud-Est.

Il est à remarquer que l'ensemble de ces pays forme ce que l'on appelle actuellement "la Triade", c'est-à-dire l'ensemble des trois plus puissantes zones économiques organisatrices du commerce mondial.

Les Trente Glorieuses furent marquées par "le plein emploi" (peu de chômage), une augmentation générale du niveau de vie (des salaires en constante augmentation), une croissance continue (augmentation constante et soutenue de la production).

Cette période est remarquable par la concrétisation d'un type de société qui s'est imposé comme étant actuellement le modèle dominant : la société de consommation.

La société de consommation
:
Le principe est simple. Pour continuer à produire et donc à capitaliser de l'argent (à s'enrichir), il faut soutenir la consommation des ménages. Tout est donc fait pour favoriser cette consommation :
          - développement de la publicité : il s'agit de pousser les clients à consommer toujours plus en leur proposant de nouveaux produits dans des gammes de plus en plus larges. Dans cette perspective, l'innovation est donc un facteur important et la publicité ne peut réellement s'appuyer que sur la qualité des innovations proposées.
          - développement du crédit à la consommation : la mise en place de la "carte bleue" permet aux consommateurs de dépenser plus facilement. Pour cela, des "autorisations de découvert" sont généralisées dans l'ensemble des banques privées.
          - de plus, les commerçants mettent à la disposition des clients des "offres de crédit" qui permettent d'étaler le paiement des achats.

L'augmentation de la consommation entraîne une augmentation de la production.

L'augmentation de la production entraîne l'augmentation du nombre d'heures supplémentaires d'où des salaires qui furent en nette augmentation, en particulier dans les années 70.
Bien entendu, en période de hausse de la consommation, les prix des produits augmentent car ils sont très demandés : c'est ce que l'on appelle l'inflation.

inflation
= hausse générale des prix.

Pour pallier (= limiter) les effets de l'inflation, les salaires des Trente Glorieuses étaient indexés sur l'augmentation du prix des produits. En clair, plus l'inflation était élevée, plus les salaires augmentaient.
Cette indexation s'est montrée efficace jusque dans les années 70 où elle fut arrêtée suite aux débuts de la crise économique.

Cette augmentation continue des salaires entraîne à son tour une augmentation de la production, et ainsi de suite...

C'est ce que l'on appelle le "cercle vertueux de la croissance."

Cette période est surtout marquée par le faible coût de la matière première moteur de la croissance économique : le pétrole.

Que reste-t-il des Trente Glorieuses ?

- D'abord, des profits colossaux qui ont enrichi le monde comme jamais il ne l'avait été auparavant.
- Des avancées technologiques considérables.
Le but du libéralisme économique étant la création de richesses, il est clair que ce libéralisme tant décrié a été le moteur de l'innovation qui nous permet, nous les héritiers, de publier via internet des textes au moment même de leur conception et ainsi d'assurer la libre circulation des idées à peu près partout dans le monde. Dans tous les secteurs de la vie des hommes, les investissements en argent, en temps et en matière grise furent tels que nous bénéficions aujourd'hui d'équipements qui nous permettent de mieux nous soigner, mieux apprendre, se former, s'informer, mieux travailler, mieux nous protéger. L'espérance de vie des pays industrialisés ne cesse d'augmenter prouvant ainsi le bien-fondé de ces investissements.
- Un état d'esprit. La société de consommation et l'innovation constante ont fait de nous des clients exigeants. La nécessité d'être mobile, disponible et entreprenant, puisque Les Trente Glorieuses ont appris à nos parents à aller chercher mieux ailleurs s'il le fallait, ont fait de nous des individualistes et le fait de gagner de l'argent est actuellement considéré comme une valeur en soi. La démocratisation des institutions, la libre circulation des idées ainsi que la multiplication des supports de l'information ont fait de nous des points de vue critiques et il n'est guère actuellement d'institution qui échappe aux attaques de tout type, qu'elles soient liées à l'exercice de la démocratie par le droit d'expression ou qu'elles procèdent de la remise en cause radicale, informelle et parfois violente.
- Une amertume. Nés "trop tard", pourrait-on penser, dans un monde où le travail se raréfie et où il semble que la Vieille Europe doive bientôt céder sa place de leader à l'ensemble des pays asiatiques (60% de la population mondiale !), il nous apparaît de plus en plus clairement que ce que nos parents ont pris pour un mode de vie pérenne, une mondialisation de "l'american way of life" avec ses variantes locales ne fut en fait qu'une période exceptionnelle dans l'histoire des hommes. Le conflit actuel entre une partie du monde musulman et nos démocraties occidentales est sans doute un effet certain de cette frustration devant ce que l'on peut appeler un échec : les Trente Glorieuses si brillantes et innovantes n'ont pas réussi à faire en sorte que la création continue des richesses profite à tous.
C'est à cet échec que nous devons certainement bon nombre de nos déboires actuels, à commencer par cette crise pétrolière qui n'en finit plus de menacer l'équilibre de nos économies.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 6 mars 2006

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 22:42

                MA BOHEME

                  (Fantaisie)

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

Arthur Rimbaud

notes :
idéal
: le paletot du narrateur est si usé qu'il n'en reste plus que "l'idée", le fantôme d'un manteau.
féal : celui qui est fidèle à la foi jurée, le chevalier fidèle à son souverain par exemple, ou le chevalier servant d'une dame.

Questions sur Ma bohème de Rimbaud

1) Quel est le type de vers employé dans ce poème ?
2) Quel en est le schéma des rimes ?

3) Cette poésie est composée de deux quatrains et de deux tercets. Comment appelle-t-on ce type de texte ?
4) Relevez six mots à la rime où l'on retrouve le même son vocalique (les mêmes voyelles).
5) Comment, dans un texte, appelle-t-on la répétition volontaire d'un même son vocalique ?

Réponses :
1) Les vers employés dans ce poème sont des alexandrins (vers de douze syllabes).
2) Le schéma des rimes de ce poème est, pour les deux quatrains, le modèle ABBA (rimes embrassées) puis, deux rimes suivies pour le premier tercet et enfin les quatre dernières rimes du texte sont embrassées.
3) Une poésie composée de deux quatrains et de deux tercets s'appelle un sonnet. Un sonnet comporte donc 14 vers.
4) Nous pouvons relever à la rime les six mots suivants : "trou", "course", "Grande-Ourse", "frou-frou", "routes", "gouttes". Ces six mots comportent le son "ou" [u].
5) La répétition volontaire, à des fins expressives d'un son vocalique s'appelle une assonance.


Ceci fait évidemment en guise d'exercice très simple pour les classes de Lycée d'Enseignement Professionnel , et franchement, c'est pas la peine de leur infliger de la poésie à haute dose, ils ont autre chose à apprendre !
Par contre, je me souviens d'avoir fait passer, dans le cadre d'un "bac blanc", - un exercice de préparation à l'épreuve si vous voulez -, des oraux de l'épreuve de français et d'avoir été effaré de voir que certains élèves de première dite générale étaient incapables de repérer une allitération dans un texte. Que chacun apprenne ce qu'il doit apprendre pour exercer son métier et les veaux seront mieux gardés.


Patrice Houzeau
Hondeghem contre l'A24
le 10 février 2006

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 22:27

HISTOIRE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

LES PRINCIPES DE LA BLITZKRIEG

Source : HISTOIRE GEOGRAPHIE Seconde et Terminale BEP Nathan Technique (avril 2002, p.12-13).

« Seule la mobilité amène la victoire n’a-t-on pas dit… Toute la question consiste donc à entrer en mouvement plus vite que jadis et à rester ensuite en mouvement malgré le feu adverse afin que le défenseur ait peine à édifier un nouveau front et que le choc offensif soit porté dans la profondeur de son système défensif… Les chars nous permettront d’entrer plus vite en mouvement que jusqu’ici et –chose plus importante – de rester en mouvement une fois la percée réalisée…
A aucun prix, nous n’admettrons de perdre notre temps à de longs préparatifs et de laisser mettre en péril le principe de la surprise… » 

                
        Général allemand Guderian, Achtung, Panzer, 1937.

Il s’agit d’un texte rédigé par un général allemand qui fut le principal artisan d’une stratégie basée sur l’utilisation offensive des blindés, le général Heinz Guderian (1888-1953) qui définit ici ce que doit être une offensive dans le cadre d’une guerre de mouvement.

Quels doivent être, selon Guderian, les principes de base de la stratégie offensive ?

Le premier principe est celui de la « mobilité » : une offensive victorieuse est une offensive rapide ; c’est l’un des principes de ce que furent les campagnes militaires de  Napoléon Bonaparte et un thème classique en polémologie (science de la guerre).
Guderian affine ce principe de « mobilité » et affirme que le mouvement doit être assez rapide et la puissance de feu assez grande pour surprendre l’ennemi, « percer » ses lignes et entrer « dans la profondeur de son système défensif », c’est-à-dire au cœur même de la défense ennemie de manière à la désorganiser.
Le second principe est donc celui de la « surprise » : mobilité et effet de surprise permettent ainsi d’effectuer des offensives rapides et brutales qui ne laissent que peu de possibilités à l’ennemi de réagir.

Mobilité et effet de surprise permettent donc de mener une guerre-éclair (Blitzkrieg, mot allemand composé de Blitz « éclair » et de Krieg « guerre ») basée sur le couple aviation-divisions blindées. C’est en menant ce types d’offensives que la Wehrmacht (armée allemande) a, dans la première partie de la Seconde Guerre Mondiale (jusqu’à la défaite de Stalingrad) remporté toute une série de victoires qui ont permis à l’Allemagne nazie d’occuper très rapidement la majeure partie de l’Europe.

Patrice Houzeau
Grande-Synthe, le 31 janvier 2006

Commentaires
JE ne sais pas quel opposant à Churchill a dit, en gros: "Winston Churchill a rédigé deux gros volumes à propos de lui-même. Et ils les a appelés 'Histoire de la seconde guerre mondiale'".. J'aime assez cet humour...
Posté par orlando de rudde, 01 février 2006 à 09:27  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 17:50

QUELQUES CHIFFRES SUR LES CRIMES DES NAZIS

Source : BEP Histoire Géographie, Nathan Technique, (Dieudonné, Fugler,...), avril 2002, p.22 pour le "bilan des crimes nazis", p. 25 pour la photographie.

2_ww_bilan_des_crimes_nazis2
A la lecture de ces chiffres, il me revient en mémoire que le chef de l'actuelle extrême-droite française, Jean-Marie Le Pen, a déclaré un jour que les camps de concentration étaient un "détail" de la Seconde Guerre Mondiale.

Un "détail"... Ah oui ? Vraiment ?

Pas d'autre commentaire sinon cette photographie dont la légende est "en avril 1945, la découverte des fosses communes fut un choc terrible pour les troupes alliées" (cf manuel source p.25)  :

2_ww_fosse_commune

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 30 janvier 2006

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 17:46

LA CARTE DES CAMPS

2_ww_cartes_des_camps

Source
: BEP Histoire Géographie, Nathan Technique, (Dieudonné, Fugler,...), avril 2002, p.20.

Le manuel d'Histoire précise que cette carte "montre les principaux camps ; en réalité, plus d'un millier de sites constituent l'univers concentrationnaire".

L'univers concentrationnaire de cette carte des camps en 1942 définit le Grand Reich comme un vaste territoire englobant l'Allemagne, la Pologne, la Bohême-Moravie, l'Autriche et l'Est de la France.
Les camps de concentration se situent essentiellement en Allemagne et c'est en Pologne que se situent les camps d'extermination. L'univers concentrationnaire obéit à une gestion très stricte dont témoigne cette répartition géographique.
La date de 1942 est intéressante puisque c'est justement en 1942 que va se mettre en place la politique de la "Solution Finale" c'est-à-dire "l'organisation industrielle de la mise à mort des Juifs et des Tziganes d'Europe dans les camps de la mort". (cf manuel source p.23).
La Deuxième Guerre Mondiale est à ce titre le premier conflit de l'époque moderne où un Etat met en pratique une politique planifiée de génocide. Tout se passe comme si au lieu de produire industriellement (objectif que se sont donné les états modernes), il fallait utiliser les méthodes et les moyens de l'industrie pour anéantir.

Vocabulaire
:
Génocide : extermination totale et méthodique d'un peuple, le but étant d'empêcher toute possibilité de renouvellement des générations.

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 30 janvier 2006

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 17:42

L'ALLEMAGNE NAZIE ET LE RACISME

Source : Annales Brevet 2002, Vuibert. p.33.

Document 1 : L'état nazi selon Hitler

"L'état devra faire de la race le centre de la vie de la communauté. Il devra prendre soin que seul l'individu sain procrée des enfants [...].
Tout le système d'éducation et de culture doit viser à donner aux enfants de notre peuple la conviction qu'ils sont absolument supérieurs aux autres peuples. [...]"
A. Hitler, Mein Kampf traduction par Gaudefroy Demonbynes et A. Calmette, Nouvelles éditions latines, 1934.

Ce qui est intéressant dans ce document, c'est la date de sa publication en français : 1934. Ce qui signifie que, dès l'arrivée d'Hitler au pouvoir, l'opinion publique française "sait" de quelle nature est l'idéologie nationale-socialiste. A partir de cette publication en français, il n'y aurait dû plus avoir aucun doute sur les intentions expansionnistes de cette nouvelle Allemagne : quand toute une nation se persuade qu'elle est, par nature, supérieure à toutes les autres, elle finit toujours par vouloir mettre en esclavage toutes ces autres nations, si inférieures.

2_ww_nuit_de_cristal
De fait, si certains considéraient que les écrits d'Adolf Hitler étaient avant tout des outils politiques, ils purent se rendre compte en 1938, lors de la nuit dite "Nuit de cristal", que le régime hitlérien appliquait un programme exposé dans Mein Kampf : la transformation de l'Allemagne en machine de guerre pan-germaniste et antisémite (cf doc 2).
De plus, pour s'assurer de "la pureté de la race supérieure", la machine nazie va mettre en place les conditions d'élimination de tous ceux qui, à ses yeux, pourraient "souiller" cette pureté. Le document 3 nous rappelle qu'à côté des juifs, il  y eut dans les camps de concentration des Tziganes et des homosexuels.

Remarque
: En bonne logique, je ne devrais pas avoir à rappeler tout cela, mais dans le cadre des mes cours d'histoire en Lycée Professionnel, il n'est pas si rare que certains élèves, - y compris en Bac Professionnel -, me demandent si réellement il y a eu des camps de concentration et d'extermination et comment je puis en être sûr et si tout ça n'était pas une invention des Américains, j'en passe et des plus écoeurantes...

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 30 janvier 2006

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 17:38

EXTRAIT D'UN DISCOURS DE HITLER SUR L'ENCADREMENT DE LA JEUNESSE (1938)

discours_d_hitler_sur_le_jeunesse

Source
: annales brevet 2002 vuibert p.30, sujet histoire Antilles-Guyane, série technologique, septembre 2000.

Remarque
: il est regrettable que ce discours porte la mention "d'après A. HITLER". Cela pourrait donner à penser aux révisionnistes que le texte a été tronqué de manière à lui donner un sens non conforme à la version originale.

Le discours date de 1938 donc avant le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale. Il a été prononcé dans la région des Sudètes (région montagneuse de ce qui était alors la Tchécoslovaquie) dont l'opinion publique est acquise aux idées pan-germanistes de Hitler.

La première phrase de cet extrait donne une tonalité nationaliste au contenu : "Cette jeunesse n'apprend rien d'autre qu'à penser allemand, qu'à agir allemand".
Que les habitants d'une nation pensent et agissent en fonction des structures de leur langue nationale n'est pas étonnant mais c'est dans le "rien d'autre" que se tient le danger : il ne s'agissait pas seulement de "penser et d'agir allemand", il s'agissait aussi de refuser les influences extérieures : c'est là le premier pas vers la xénophobie.

La dernière phrase de cet extrait est particuliérement éclairante : "Et ils ne seront plus jamais libres tout au long de leur vie".
Autrement dit, le très populaire chancelier d'un Reich qui n'avait alors que 5 ans d'existence (Hitler gagne les élections en 1933) annonce à une partie de sa population qu'il faut, par un encadrement de type militaire, garantir l'absence de liberté de la jeunesse allemande, qu'il faut aliéner la jeunesse allemande à une nation qui s'est donnée pour but d'annihiler toute "conscience de classe" et ainsi tout sentiment de ses intérêts personnels.

Remarque
: On a souvent reproché à Nietzsche d'avoir préfiguré le nazisme ; il me semble ici que cet "embrigadement de la jeunesse" illustre assez la définition nietzschéenne de "monstre froid" s'appliquant à l'intervention de l'Etat en matière de morale et d'éducation (je n'ai pas dit "instruction").

Patrice Houzeau
Hondeghem contre l'A24
le 30 janvier 2006

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 17:33

PNB ET DM DURANT LA 2WW

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Source : Histoire Géographie Seconde et Terminale BEP Natahan Technique (Dieudonné, Fugler,...) avril 2002, p.12.

La première remarque concerne les Etats-Unis. On peut remarquer que le montant des DM (Dépenses Militaires) des USA passe de 1,88% d'un PNB (Produit National Brut) de 106 millions de dollars en 1940 à un taux de 42,7% d'un PNB de 152 millions de dollars en 1944.
Après l'attaque japonaise de la base américaine de Pearl Harbor (7 décembre 1941), les USA dont l'opinion publique est traditionnellement non-interventionniste, isolationniste en matière militaire, rentrent en guerre aux côtés de la Grande-Bretagne contre les forces de l'Axe (Allemagne, Italie, Japon). De ce fait les DM augmentent (1941 : 11,5% c'est-à-dire qu'avant même l'attaque japonaise, les USA avaient décidé d'intensifier la production d'armement ; 1942 : 24 %). La préparation du débarquement du 6 juin 1944 et de la campagne européenne font monter les DM à des taux très élevés cependant que l'économie américaine réalise des bénéfices (cf la hausse des PNB). Autrement dit, ce document indique que, dès avant la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les USA réalisent leur vocation de leader de l'économie mondiale et de première puissance militaire.
Mais les taux les plus élevés furent les taux allemands : 65,5 %  dans la dernière année du conflit. Ceci correspond à la volonté de "guerre totale" affichée par Hitler : engager dans la guerre l'ensemble des potentialités économiques de l'Allemagne.
Ces taux extravagants laissent à penser que l'Allemagne s'était alors lancée dans une "fuite en avant" dont la population civile ne pouvait qu'être la victime.

Remarque
: En ce qui concerne le conflit actuel entre les USA et les réseaux terroristes islamistes, il est possible, mais pas certain, que ces réseaux se soient eux aussi lancés dans ce type de "fuite en avant", dépensant beaucoup d'argent sans doute pour maintenir les troupes américaines et l'administration Bush en état de tension et d'alerte maximums.
Si c'est le cas, la victoire américaine est donc assurée mais nous avons tout à craindre d'une éventuelle attaque suicide ou "solution suicidaire" d'un ou de plusieurs groupes terroristes (puisque ces réseaux n'ont plus rien à perdre).
Il est possible aussi, mais pas plus certain, que la guerrilla irakienne n'ait d'autre but que de gagner du temps pour des motifs sans doute variables (manque de cohésion, de politique ou de stratégie unitaire, guerre des chefs, conflits internes, pluralité des influences extérieures, ...).

Patrice Houzeau
Hondeghem contre l'A24
le 30 janvier 2006.

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 17:27

SUR UNE PHOTOGRAPHIE REPRESENTANT WINSTON CHURCHILL

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Source
: Histoire-Géographie, Seconde et Terminale BEP, Nathan Technique (Dieudonné, Fugler,...) avril 2002, p.13.

J'adore cette photo : le Premier Ministre de l'Angleterre en guerre contre l'Allemagne nazie, Winston Churchill, éternel cigare vissé au bec, éternelle canne, éternel chapeau, éternel noeud papillon, éternel mode de vie,  massif, décidé à en découdre comme semble l'indiquer son regard attentif à toute chose, les bras légérement écartés du corps. Churchill semble incarner la volonté des Anglais de résister aux nazis. Il pose pour la postérité. Cette photo n'est pas datée mais elle correspond à l'actualité de l'Angleterre durant la Seconde Guerre Mondiale : Churchill est en compagnie du général polonais Sikorski (cf Source, p.13) qui semble bien plus détendu, presque amusé semble-t-il et qui représente les forces en exil de ceux qui ont décidé de résister aux armées du Reich. Les deux hommes posent devant un char d'assaut, un tank : le signal est évident, No surrender, pas de reddition et puisqu'un tank est fait pour avancer, sans doute au bout du chemin la reconquête et la victoire.

Patrice Houzeau
Hondeghem contre l'A24
le 29 janvier 2006

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